Plerguer est une commune française rurale située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Bretagne, comptant .

Géographie Localisation La route de Dol à Dinan traverse d'est en ouest la commune, tout comme une ligne de chemin de fer. Le territoire communal possède une ancienne gare et plusieurs maisons de garde-barrière.

Géologie et relief La partie sud du territoire est composée de bois et d'étangs et la partie nord de zones marécageuses. La nature du sous-sol est pour la plus grande partie granitique. À Saint-Pétreux par exemple, au sud-est de la commune, le granite est bleu.

Hydrographie Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Biez du Meleuc, le Biez Jean, le Meleuc et divers autres petits cours d'eau..

Le Biez Jean, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Lourmais et se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel en limite de Saint-Benoît-des-Ondes et de Hirel..

Le Meleuc, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Mesnil-Roc'h et se jette dans Le Biez du Meleuc à Saint-Guinoux, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlerguerLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Zones humides et plans d'eau Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le lac de Mireloup, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang de Beaufort, d'une superficie totale de ( sur la commune).. Ces deux étangs étaient reliés par une canalisation directe à l'usine de traitement de Beaufort et le sont maintenant séparément pour des raisons de sécurité. Du fait de la sécheresse de l'année 2011, au mois de novembre, les deux étangs ne représentaient qu'une réserve d'eau de à eux deuxOuest-France, éd. St-Malo, du lundi 28 novembre 2011. Les pêcheurs y trouvent anguilles, brochets, carpes, gardons, perches et sandres.

En 1420, le duc Jean , fait réaliser des travaux de canalisation des eaux des marais de la partie nord du territoire ; le canal principal porte son nom. La responsabilité de l'entretien des canaux incombe au seigneur de l'Aumône, qui est Pierre Franchet au . Ce marais de la Rosière était des terres communes que se disputèrent les cinq communes avoisinantes. Les terres furent déclarées appartenant à la commune de Plerguer par décision de justice. Elles furent louées pour faire paître du bétail et l'argent servit à réparer l'église et l'école. Des travaux furent réalisés en 1911-1912, divisant l'ensemble en parcelles, avec des petits fossés et canaux, dont les bords furent plantés de peupliers.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Milieux naturels et biodiversité Du point de vue de la richesse de la flore, Plerguer compte parmi les communes du département possédant dans leurs différents biotopes un nombre notable de taxons, soit 459 pour une moyenne communale de et un total départemental de (). Plus que ce nombre, il faut considérer à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; protégés et 22 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)Louis Diard, La Flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte ..

Urbanisme Typologie Au , Plerguer est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022Population municipale , légale en ... Elle appartient à l'unité urbaine de PlerguerUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Malo, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,9 %), prairies (23,6 %), zones agricoles hétérogènes (19,8 %), forêts (9,3 %), zones urbanisées (6,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,7 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits Liste non exhaustive :

l'Aumône la Barre Bas-Courtil Beaufort Bellêtre le Bignon le Boussou le Calvaire le Casseret le Cas Rouge la Chapelle le Champ Coupé le Chauchix le Chenot les Coignets la Croix du Frêne le Désert le Domaine l'Épine la Folettrie la Lande au Chat la Lande aux Guibets la Landelle Lantrichet Launette Lessard Loriette Loumas Lycastel la Gare le Grand-Clos Haut-Éclair Maison-Neuve Matagou le Mesnil des Aulnays Mezeray Mireloup la Moignerie la Motte Painfour le Pas Pecé la Planche le Perray le Pont Allain Rohéard la Prioté le Puits Saliou la Rosière Saint-Pétreuc Sevin la Soulière Sous la Haie la Touesse la Touche les Trois Cornières Tuly Vallet Vildé-Bidon la Ville Artay la Ville Boulay la Ville Buisson la Ville Jean la Ville Gorioux la Ville Hamerie la Ville Morin la Ville-Neuve

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebem Arcar au , Plebs Argar en IXe siècle, Ploargar vers 1160 et en 1181, Ploargat en 1314, Ploergat (?) en 1379, Plouarguer en 1383 et en 1385, Plerguer en 1513 et en 1516, Ploargar au XIVe siècle, Ploergar en 1405, Plergar en 1624, Plerguer en 1654 et en 1674, Plerguet en 1731, Plerguert en 1739 et Plerguet en 1779.

D'après ce relevé, la forme Plerguer apparaît au .

Le nom est composé du vieux breton ploe (d'un plus ancien ploiv, ploev, issu du latin plebs) et d'un nom de personne Arcar/Ergar, lui-même formé des mots, en vieux breton, aer « fort, vigoureux » et car « ami, parent ». Littéralement, le nom signifie « paroisse d'Arcar ».

Une prononciation du nom de la localité en gallo, langue d'oïl locale de tradition non écrite, a été rapportée sous la forme « Pléryé » en 1954 par Henri-François Buffet...

En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est ..

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 9,6 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 381..

Histoire La paroisse de Plerguer faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le patronage de Saint-Sauveur puis Saint-Augustin. Elle aurait existé déjà au : elle est mentionnée par l'évêque Bili dans un manuscrit de cette époque, consacré à la vie de saint Malo : . Au , la paroisse fait partie de l'archidiaconé de Dol.

Préhistoire Des pétroglyphes furent découverts par le R.P. Barbotin, à proximité du château de Beaufort à Saint-PétreuxM.P.R Giot, Bretagne et Pays de Loire, in Gallia préhistoire, 1969, vol. 12, n°12-2. p.439..

Antiquité Des gisements gallo-romains furent mis au jour en différents points du territoire : Bellêtre, au Désert, à Painfour, Vallet, la Chapelle, au Tuly, à Lessard et Mezeray. La voie romaine de Corseul à Avranches passait par la commune par les écarts de la Barre, la Chapelle, la Touche.

Du En 1181, l'enquête des droits temporels de l'archevêché de Dol, désigne la paroisse de Ploagar dans ses textes. Les trois cinquièmes des terres de cette paroisse relèvent du régaire, territoire temporel non enclavé de l'évêché de Dol. Le reste du territoire dépend des seigneuries de Combourg et de Châteauneuf.

Puis l'archevêque détachera de son régaire un territoire qu'il remettra à son frère Rivallon, avec mission de défendre l'archevêché de Dol, et la frontière nord-est de Bretagne. Territoire qui formera par la suite le comté de Combourg. Le fief de Beaufort est alors rattaché à ce comté.

En 1222, Jean, évêque de Dol, ratifie une donation faite à l'abbaye Notre-Dame du Tronchet des dîmes possédées à Plerguer par Guillaume Bienaimé, en route pour la PalestineMichel Pelé, Les établissements religieux dolois, les Bénédictins du Tronchet, Combourg, Rennes, 1975, 2005, 2009, p.5.. Alain de Beaufort fait en 1222, don des dîmes de Taden aux moines du prieuré Saint-Malo de Dinan, acte scellé de son sceau. Il reconnaît en 1226 et 1247, qu'il devait fournir pour l'armée de l'évêque de Dol, un chevalier pour sa terre de Beaufort. Puis le fief de Beaufort appartient à Briand de Châteaubriant (+ après 1301, il est le fils cadet de Geoffroy , baron de Châteaubriant). Il a épousé en 1251, Jeanne de Beaufort, seule et unique héritière du fief. Leur fils Guy de Châteaubriant-Beaufort sera conseiller du duc de Bretagne. Geoffroy de Châteaubriant est baron de Châteaubriant, mais aussi seigneur du Désert et autres lieuxGénéalogie de la Famille de Châteaubriant. En 1314, Guillaume de Joyeux, son épouse Stacie et leur fils Théobald, cèdent toutes les dîmes qu'ils possèdent dans la paroisse, à l'abbaye du TronchetMichel Pelé, Les établissements religieux dolois, les bénédictins du Tronchet, Combourg, Rennes, 1975-2009, p.8..