Piré-sur-Seiche est une ancienne commune française rurale, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Depuis le , elle fait partie du Pays de Châteaugiron CommunautéPage de présentation de la commune de Piré-sur-Seiche sur le site du Pays de Châteaugiron Communauté.

Le , elle forme avec Chancé la commune nouvelle de Piré-Chancé.

Géographie vignette|gauche|Carte de la commune dePiré-sur-Seiche. Piré-sur-Seiche est située au sud-est de Rennes et à de Janzé.

C'est une commune rurale traversée par la Seiche.

Communes limitrophes

Transports

La commune est desservie par le réseau de cars régional BreizhGo : Ligne 3a : Rennes - Châteaugiron - La Guerche-de-Bretagne Ligne 3b : Boistrudan - Rennes Ligne 19 : Bain - Janzé - Vitré

Description du bourg

Toponymie La localité est attestée sous les formes Piriacus en 1030., Plebe Pire en 1052, Piriacum dans la 2 moitié du , Pireium en 1150, eccl. de Pireio en 1197, Pire en 1629, en 1635 et en 1650.

La graphie actuelle accentuée Piré est attestée en 1513, en 1516, en 1760 et en 1771.

Piré devient Piré-sur-Seiche en 1920., du nom de la rivière La Seiche.

Le toponyme semble provenir de , formé avec le suffixe -acum, et désignerait un « lieu planté de poiriers ».

En breton, la forme actuelle est , selon les attestations régulières et majoritaires du nom dans la production écrite en cette langue ces dernières décennies, d'après la base toponymique KerOfis. La variante Perieg est mentionnée une fois en 1978. Pereg est attestée en 1995 avec le complément -ar-Sec'h..

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est également Pereg.

Les habitants sont appelés les Piréens et Piréennes en français. En breton, le gentilé est Peregiz au masculin (singulier : Peregad) et Peregadezed au féminin (singulier : Peregadez)..

En gallo, le nom est attesté sous la forme Pirae, suivant le système orthographique « ELG »..

Histoire

Moyen Âge

Propriété de Brient (ou Briant), fondateur de Châteaubriant au , ce dernier cède l'église Saint-Pierre de Piré et tous ses droits au prieuré de Saint-Sauveur de Béré et aux moines de Marmoutier. Conan II de Bretagne, duc de Bretagne approuva et d'autres propriétés furent transmises par la suite par Geoffroi de Châteaubriant, fils de Brient, puis par Gaultier de Méral et Herbert, évêque de Rennes en 1197. Le seigneur de Châteaubriant, Geoffroy III, confirma les mêmes religieux dans la possession de leurs terres en Piré en 1217, ce qui devint le prieuré de la Franceule. Les terres appartenant aux abbés de Marmoutier étaient très étendues et la paroisse de Piré très importante.

Époque moderne

Le fief de la famille de Rosnyvinen

Piré fut le fief des seigneurs de la famille de Rosnyvinen à partir du jusqu'à la Révolution française.

La devise des Rosnyvinen est : ("Il ne frappe que s’il est blessé"), adopté par la commune ainsi que leur cri : « Défends-toi ! »

Autres faits de l'époque moderne

En 1683, les Filles de la Charité s'installèrent à PiréJean-Martial Besse et Charles Beaunier, "Abbayes et prieurés de l'ancienne France", tome 8 "Province ecclésiastique de Tours", 1920, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5859266j/f216.image.r=Balaz%C3%A9?rk=1630909;2.

Révolution française

Pierre Bouthemy, chapelain de Fouesnel (en Louvigné-de-Bais), recteur de La Valette en 1783, de Piré en 1787, fut prêtre insermenté en 1791, incarcéré à la prison Saint-Melaine de Rennes en 1792, s'exila à Jersey, puis fut nommé en 1803 recteur de VergealRené Kerliver, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", ivre premier, Les Bretons, 6, 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816057v/f95.image.r=louvign%C3%A9-de-bais?rk=107296;4.

Pendant la Révolution française, la population de la commune était paraît-il, selon une publication parue dans une revue de 1905 (l'année de la promulgation de la Loi de séparation des Églises et de l'État), favorable aux changements apportés par la Révolution, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire était celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté, fêtée à partir de 1795Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, .

En , sur le territoire de la commune, se déroula la Bataille de Piré entre les chouans et les républicains.

Le

La production de "noyales" (toiles à voiles), concentrée dans une quarantaine de paroisses situées par la plupart au sud-ouest de Rennes, les principales étant Châteaugiron, Piré et Noyal (paroisse qui leur a donné leur nom), double, passant de à pièces, pendant la seconde moitié du "Histoire de la Bretagne et des pays celtiques", tome 3, "La Bretagne Province", Skol Vreiz, 1986.

Le , une tornade d'une extrême violence traversa notamment les communes de Piré-sur-Seiche et Domagné : elle « ravagea en quelques minutes une zone longue de et large de , dirigée du sud-ouest au nord-est. (...) Avec cela un roulement continu de tonnerre, mais sans coups violents. Dix hommes qui travaillaient dans un champ voisin ont vu aussi des éclairs rasant le sol et ont été violemment roulés à terre. (...) Sur tout le parcours de la tornade, une multitude d'arbres ont été brisés d'une manière qui ne peut être attribuée qu'à l'action du vent. »"Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 31 décembre 1890, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6437986s/f40.image.r=Domagn%C3%A9?rk=493564;4.

Le

La Belle Époque

Piré-sur-Seiche fut desservi, grâce à la station de Piré-Chaumeré, entre 1904 et 1947 par la ligne de tramways allant de Rennes à La Guerche"Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 3 mai 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6233979x/f4.image.r=Chaumer%C3%A9?rk=407727;2 et journal Ouest-Éclair du 16 juin 1904, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640371w/f3.image.r=Louvign%C3%A9-de-Bais?rk=4828350;0, qui empruntait le tracé de l'actuelle RD 463.

Le Journal officiel publie le un décret attribuant au bureau de bienfaisance de Piré les biens placés sous séquestre et ayant appartenu à la fabrique de l'église..

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Piré-sur-Seiche porte les noms de morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux René Guéin du Grandlaunay, né le à Andard (Maine-et-Loire), capitaine au régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Liévin, fut décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre et Jean-Marie Mellier, né le à Piré-sur-Seiche, sous-lieutenant au régiment d'infanterie, mort dans l'ambulance le à Pierry (Marne)., décoré de la Croix de guerre..

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Piré-sur-Seiche porte les noms de mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'après Seconde Guerre mondiale

Clément Dechepy, né le à Piré-sur-Seiche, marsouin au 23e régiment d'infanterie coloniale, est mort de ses blessures le à Haïphong (Tonkin) pendant la Guerre d'Indochine.

Le Le , la commune fusionne avec Chancé pour former la commune nouvelle de Piré-Chancé.

Culture locale et patrimoine Le château de Plessis-Guériff

Construit à l'emplacement d'un manoir qui datait de 1317, les Anglais le détruisent par le feu, chassant la famille Bonenfant. Ces derniers reprennent le château qui passe par alliance aux Rosnyvinen le . Le domaine comprend alors près de , moulins et manoirs. Le Nôtre crée le parc au . Vendu par la Révolution, il revient de nouveau à la famille en 1802, dévasté. Restauré par le général d'Empire Hippolyte-Marie-Guillaume de Rosnyvinen, comte de Piré, en 1818, il est finalement vendu par le dernier descendant en 1854 au vicomte de Nicolay. Il passe ensuite en 1866 à la famille Carron de la Carrière jusqu'en 1932 pour abriter la congrégation des Pères du Saint-Esprit puis est revendu en 2011 à Jean-Paul Legendre, dirigeant du groupe de BTP Legendre. Celui-ci a entrepris des travaux de rénovation et d'aménagement du château, dans l'optique d'y accueillir des séminaires, et des représentations.. Il invite aussi différents sculpteurs à exposer leurs œuvres dans le parc du château. On trouve dans le parc le cimetière des Pères du Saint-Esprit ayant vécu à Piré-sur-Seiche, dont la tombe de (1884-1936), vicaire apostolique de Brazzaville.

Autres lieux et monuments L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul dont il est fait mention dès le , est à l'emplacement d'une première église construite par au et reconstruite au . Un décor Renaissance orne le bas-côté nord, le bas-côté sud est ajouté au bâtiment vers 1603. Le retable lavallois du maître-autel en pierre et en marbre de Mayenne fut construit de 1632 à 1634 par l'architecte Pierre Corbineau et le sculpteur Pierre Biardeau. Le tableau central est surmonté d'une statue de saint Pierre, œuvre du sculpteur nantais Barré. Jean de Rosnyvinen fait reconstruire entre 1752 et 1775 le chœur frappé par la foudre en 1741. Agrandie dans la seconde moitié du , de 1871 à 1875, le recteur, l'abbé Moison ajouta un clocher de de haut, où furent accrochées quatre cloches. Le clocher s'effondra sur une quinzaine de mètres à la suite d'une tornade le et causa de gros dégâts à l'intérieur de l'église. La reconstruction nécessita deux années de travaux.. La chapelle de la Croix-Bouessée (1527-), dans le cimetière.. Le calvaire (1587) du cimetière. L’ancien presbytère (). Le château du Plessis-Guériff. Le château de la Beauvais (). Le château de l’Espinay ou Epinay () Le manoir de la Bréhonnière (). La maison (), située 22 rue d’Anjou. La ferme (), située au lieu-dit la Touche-Marzelle. Les moulins à eau de Neuf, de la Joncherays, de Connag, de Berrue, Champusel, d’Atillé, de Taillepied. Les moulins à vent des Grées, de Taillepied, du Clos-Corron. La butte et levée de terre du Bois de Lebeau. L'arasement partiel de la butte a permis la découverte d'objets métalliques (hache en forme de coin, fers à cheval, pointes de flèches, une balle de fronde en plomb) ainsi qu'une couche de charbons et de cendres, mélangés d'os de ruminants, de porcs, d'oiseaux, avec de nombreux tessons très grossiers, et un pot entier sans anse et couvercle. A été également mis au jour une sorte de conduit souterrain horizontal, long de , sans maçonnerie, de forme circulaire terminé brusquement de chaque côté, ne communiquant à rien, et d'un diamètre suffisant pour qu'un homme puisse s'y introduire..

Politique et administration

Liste des maires

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Liste des maires délégués

Démographie

Qualité des eaux Un point de suivi de la qualité des eaux du Quincampoix est présent sur la commune.

Personnalités liées à la commune Hippolyte Marie Guillaume de Rosnyvinen, général d'Empire y a habité (berceau de la Famille de Rosnyvinen). Alexandre-Élisabeth de Rosnyvinen,député du Corps législatif de 1856 à 1870. Paul Carron de La Carrière, maire et député Armand Coupel (1883-1966), évêque de Saint-Brieuc et Tréguier (1949-1961) Léon Letort (1889-1913) aviateur, né et inhumé dans la commune, au milieu d'une foule considérableErwan Le Gall, « Léon Letort : pionnier rennais de l’aviation », En Envor (consulté le 11 décembre 2013).. Philippe d'Aram, compositeur de musique de films et enseignant Janie et Armand Langlois ouvrent leur atelier, Le Musée Imaginaire, à Piré en 2015 Jérôme Banctel, cuisinier ayant reçu 3 étoiles au Guide Michelin est originaire de Piré-sur Seiche.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste des communes d'Ille-et-Vilaine la rivière de la commune: la Seiche, la Quincampoix

Liens externes

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