Pipriac est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.
Géographie Pipriac est situé en Bretagne dans le sud-ouest du département d'Ille-et-Vilaine.
Communes limitrophes
Géologie Dans un article de 1966 sur la base de l'étude du gisement du Bois Gory, près de Pipriac, estime, contrairement aux auteurs précédents, que les poudingues de Gourin ont une origine fluvio-glaciaire des Chronique de Bretagne et du Bas-Maine (1966), par André Meynier & Anne-Marie Goales, Ed Norois. Relief Le finage communal est vallonné : le point le plus haut (98 mètres) est en position relativement centrale au sein du territoire communal, un peu au nord-est du bourg, à proximité du carrefour entre la D 177 et la D 777, près du lieu-dit "Le Fouteau", mais plusieurs autres points dépassent ou atteignent 80 mètres d'altitude (89 mètres près de la Secouette, 85 mètres près de la Ville-aux-Jarnots, 84 mètres au nord-ouest de Lalleu, points situés dans le sud et le sud-est de la commune.
Les parties nord et ouest de la commune ont des altitudes plus basses, autour d'une quarantaine de mètres et moins dans les fonds de vallée : 29 mètres dans la pointe sud-ouest du territoire communal, à l'endroit où le Canut quitte la commune ; l'altitude s'abisee même sià une vingtaine de mètres dans les vallées du Ruisseau du Moulin Alain et du Ruisseau du Pont David aux endroits où ces cours d'eau quittent le territoire communal (limite sud-est de la commune).
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Canut, le Combs, la Beltière, le Moulin Alain, le Pont David, le ruisseau de la Chire, le ruisseau de la Gâtinelais, le ruisseau de launay et le ruisseau du Fougerayle ruisseau du Hil et un autre petit cours d'eau..
Le Canut, affluent de rive droite de la Vilaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Ganton et se jette dans la Vilaine à Avessac, après avoir traversé huit communes., dont Pipriac qu'il traverse approximativement en son milieu, coulant d'est en ouest, passant un peu au sud du bourg, avant d'obliquer vers le sud, servant alors de limite communale avec Bruc-sur-Aff.
Le Combs, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Val d'Anast et se jette dans l'Aff à Bruc-sur-Aff, après avoir traversé huit communes.. Il sert un temps de limite communale avec Carentoir. Son affluent la Beltière traverse pour partie le nord de la commune.
Le Ruisseau du Moulin Alain et le Ruisseau du Pont David sont deux petits affluents de la Vilaine qui ont leur source dans la commune et coulent d'ouest en est. vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PipriacLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Des plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Haut Bert, d'une superficie totale de ( sur la commune). ; l'étang des Quatre Vents, juste à l'est de la voie expresse, est un lieu de pêche accessible aussi à la détente et aux loisirs..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Transports Le bourg de Pipriac est traversé par la D 777 (ancienne route nationale 777) dont le tronçon allant de Vitré à Vannes fut pendant la seconde moitié du un "itinéraire bis" permettant d'éviter les embouteillages de Rennes les jours de fort trafic. Mais désormais l'axe routier le plus important est la D 177 (ancienne Route nationale 177 jusqu'en 1972), axe Rennes-Redon, de nos jours aménagé en voie expresse, qui traverse du nord au sud la partie centre-orientale de la commune.
Le bourg de Pipriac est aussi desservi par les D 59 (qui, côté sud-est vient de Beslé et vers le nord-ouest se dirige vers Saint-Séglin) et D 65 (qui côté sud vient de Saint-Just et se dirige côté nord vers Lieuron).
Paysages et habitat Le paysage agraire traditionnel est le bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux ("villages") et fermes isolées.. Ce paysage a été modifié par le remembrement effectué à partir de 1983, date de création de l'"Association foncière remembrement de Pipriac", laquelle a été dissoute en 1998.. Ce remembrement a eu certains effets négatifs que l'on cherche désormais à corriger ; par exemple des travaux de renaturation du cours du Ruisseau du Pélican (qui est à la limite des communes de Pipriac et de Saint-Just) ont été entrepris entre 2021 et 2024 par l'Établissement public territorial du bassin de la Vilaine afin de lui restituer son lit d'origine ; des poissons, anguilles ou truites, ont été sauvés et réimplantés dans le nouveau cours d’eau et ... La renaturation du Ruisseau du Fougeray a été entreprise à partir de 2023..
Éloignée des grands centres urbains, la commune a conservé son aspect rural, échappant à la rurbanisation, sauf aux alentours de son gros bourg qui a vu un habitat pavillonnaire et des lotissements se développer à ses alentours de puis les Trente Glorieuses.
Urbanisme Typologie Au , Pipriac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de PipriacUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,1 %), zones agricoles hétérogènes (20,7 %), prairies (15,5 %), zones urbanisées (3,8 %), forêts (1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Vicaria Prisperiaca dans la donation d'AnauuorethCartulaire de l'abbaye de Redon. Prispiriac en 834, Prisbiriac en 882, Prispriac en 1107, Pripriac en 1386, Piperiac en 1637, Piperiac en 1713.
Il s'agit sans doute d'un type toponymique gaulois, gallo-romain ou gallo-brittonique, peut-être *Prispiriacum, nom de domaine sans doute basé sur un anthroponyme qu'il est difficile d'identifier et suivi du suffixe -(I)ACU qui a régulièrement abouti à la terminaison -(i)ac dans la partie de la Bretagne où l'on a parlé breton, alors qu'à l'est de Rennes, il a abouti à la terminaison -é.
L'hypothèse d'une étymologie semblable à l'ancienne commune de Piré-sur-Seiche, c'est-à-dire liée à la culture du poirier (Piriacum en latin), ajouté à un préfixe issu de l'ancien français « pris » du latin « pretium » ayant comme signification « valeur », cette hypothèse donnerait au terme latin « Prispiriacum » une transcription proche de « le bon lieu planté de poiriers ». Le cartulaire de l'Abbaye de Redon mentionne en outre la culture de poiriers en vue d'une production locale de cidres à base de poires (poirés).
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, la prononciation de la localité a été restituée sous la forme Piperya par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954..
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Presperieg..
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,8 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, .
Histoire
Préhistoire et Protohistoire Un menhir aurait existé aux Emailleries, détruit vers 1860 par le service vicinal qui s'en servit comme carrière..
Durant l'époque gauloise, Pipriac était situé dans le territoire coriosolite. Un dépôt monétaire, dit "Trésor de Pipriac" (mais découvert en fait dans la commune de Guipry en 1908) y a été mis au jour.. Il comporte environ 600 monnaies attribuées aux Riedones, aux Vénètes ainsi que quelques monnaies pictonnes, et témoigne selon Louis Pape, à la suite de J.-B. Colbert de Beaulieu, du brassage des monnaies gauloises consécutif aux campagnes romaines de 57 et 56 avant J.-C.
Moyen-Âge Pipriac est, semble-t-il, une ancienne paroisse de l'Armorique primitive appartenant au doyenné de Lohéac. Pipriac est cité comme paroisse. Dans le cadre de l'organisation de l'évêché de Vannes vers 455, les paroisses proches du confluent de la Vilaine et de l'Oust sont soustraites aux Coriosolites pour être attribuées aux Vénètes, le territoire de Pipriac se trouve malgré lui désormais situé à la limite sud de l'évêché d'Aleth, devenu ensuite évêché de Saint-Malo.. La tradition locale prétend que la chapelle Saint-Amand fut à l'origine l'église de Pipriac..
Pipriac englobait autrefois sa trève Saint-Ganton et le territoire de Bruc-sur-Aff.
Vers la fin de ce , une contestation s'éleva entre les moines de Redon, possesseurs de la paroisse de Langon, et quelques habitants de Pipriac, au sujet des limites de ces deux paroisses. L'affaire fut portée devant Alain le Grand, comte de Vannes, dont l'autorité remplaçait alors celle des anciens machtierns. Ce prince vint lui-même sur les lieux, écouta les raisons données par Cadwobri, Breselvobri et Wetenic, représentant les intérêts des habitants de Pipriac, et termina le différendCartulaire de l'abbaye de Redon, Charte 38. À cette époque Pipriac était une très grande paroisse, puisque, outre le territoire actuel de Saint-Ganton, sa trève au Moyen-Âge, elle renfermait encore Teillac, village se trouvant aujourd'hui en Saint-Just.