Saint-Georges-de-Reintembault est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale ..
Géographie Communes limitrophes et situation thumb|left|Carte de la commune de Saint-Georges-de-Reintembault et des communes avoisinantes.
Saint-Georges-de-Reintembault est située dans l'angle nord-est de la Bretagne, aux confins de la Normandie ; la commune se trouve aussi dans l'angle nord-est du département d'Ille-et-Vilaine, à la limite du département de la Manche.
Villages, hameaux, écarts, lieux-dits (liste non exhaustive) Touches (les) Grande Connais (la) Hurlais (la) Villiers Cador Place de la Barrière. Relief et géologie Les points les plus élevés du finage communal se trouvent dans sa partie orientale aux environs du lieu-dit "Bel-Air", presque à la limite avec la commune de Mellé, aux environs de 180 mètres d'altitude ; une colline atteint aussi 171 mètres au nord du lieu-dit "Mont Davy", dans la partie nord-ouest du territoire communal. Le bourg est vers 136 mètres d'altitude.
Le point le plus bas (94 mètres d'altitude) est à la limite ouest de la commune dans la vallée du Beuvron, à l'endroit où ce cours d'eau quitte le territoire communal.
Des affleurements granitiques apparaissent par endroits, en particulier au sud-est et au nord-est de la commune.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Beuvron, le Lair, le ruisseau de la Ramee, le ruisseau de Livet, le ruisseau du Gue Husson, le cours d'eau 01 de la commune de Montjoie-Saint-Martin, le fossé 01 de Chapel Noire, le fossé 01 de la Cadorais, le fossé 01 de la Gilberdais, le fossé 01 de la Haute Couvrie, le fossé 01 de la Hurlais, le fossé 01 de Longuève, le fossé 01 du Bas Chalonge, le fossé 01 du Rocher Avrillon, le fossé 06 de l'Ermitage, le ruisseau de la Bellerie, le ruisseau de la Bruyere, le ruisseau de la Gresillere, le ruisseau de Longueve, le bras 01 de la Hurlais..
Le Beuvron, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Parigné et se jette dans la Sélune à Ducey-Les Chéris, après avoir traversé ..
Le Lair, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Louvigné-du-Désert et se jette dans la Sélune en limite de Saint-Hilaire-du-Harcouët et de Saint-Laurent-de-Terregatte, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Georges-de-ReintembaultLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Louvigné-du-Désert à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Paysages et habitat La commune présentait traditionnellement un paysage de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux (appelés localement "villages") et fermes isolées. L'aspect bocager de la commune a été relativement préservé, même si certains aménagements récents ont participé à la disparition des haies.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Georges-de-Reintembault est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,5 %), zones agricoles hétérogènes (30,3 %), terres arables (14,6 %), zones urbanisées (2,6 %), forêts (2,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Santé La Maison d'Accueil Spécialisée Gaifleury se situe dans la commune de Saint-Georges-de-Reintembault ; elle accueille des résidents polyhandicapés ou présentant des troubles du spectre autistique.. Cet établissement existait déjà en 1978 sous le titre "Institut médico-éducatif Gaifleury"..
La commune est toujours à la recherche d'un médecin généraliste, étant située dans une zone de faible démographie médicale. Elle dispose pour l'instant de la présence d'un cabinet médical, avec actuellement un médecin généraliste en activité et un chirurgien dentiste. À ses côtés, une pharmacie est présente et un cabinet infirmier.
Commerces Saint-Georges-de-Reintembault a comme commerces une boulangerie, une boucherie, un supermarché et une pharmacie.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Georgius de Restenbaut au , Saint-Georges-de-Restambault en 1476, Sanctus Georgius Reintembani en 1516, Saint-Georges-de-Reinthembault au . Il est nommé Restambaldus de Sancto Gorgio dans le cartulaire du Mont-Saint-Michel..
Est issu de Restembault, seigneur et fondateur de la paroisse Saint Georges.
Histoire Antiquité Un statère d'or à la tête laurée avec au revers un cheval androcéphale et au-dessus un hippocampe a été trouvé à Saint-Georges-de-Reintembault..
Moyen Âge Un seigneur nommé Restenbault serait le fondateur de la paroisse dans la première moitié du ; dans les chartes de l'abbaye de Savigny, la paroisse est nommée vers 1140 « parrochia Sancti Georgii de Restanbaut »..
Temps modernes En 1588 l'abbé de Rillé nomma un maître d'école à Saint-Georges ayant la qualité de « maître universel de tout le territoire de Fougères, La Bazouges et Antrain »..
Selon une note inscrite sur le registre paroissial du Ferré par son recteur une épidémie, sans doute de peste (?), provoqua entre septembre et à Saint-Georges-de-Reintembault, 260 à Montours, 220 au Ferré, 345 à Bazouges-la-Pérouse, 159 à Pleine-Fougères. .
Le célèbre prédicateur Julien Maunoir, né à Saint-Georges-de-Reintembault, prêcha trois missions dans sa paroisse natale en 1648, 1662 et 1681..
L'église paroissiale Saint-Georges, dédiée à saint Georges, de style roman, datait du ou du ; un collatéral fut rajouté à la nef au . Le marquis de Romilley en était considéré comme le seigneur fondateur et prééminencier (il y disposait d'une chapelle), même si le baron de Fougères en était le seigneur supérieur. En 1781 deux autres chapelles s'y trouvaient, dédiée à sainte Anne et saint Nicolas, ainsi que les trois confréries du Saint-Esprit, du Rosaire et du Saint-Sacrement. L'évêque de Rennes était le gros décimateur de la paroisse.
En l'avocat général de la Cour de justice de Rennes interdit « une espèce de procession scandaleuse à cheval » qui se tenait tous les ans le lundi de Pentecôte dans les paroisses de Mellé, Saint-Georges-de-Reintembault et Louvigné-du-Désert. L'un des acteurs faisait fonction de prêtre, et l'on chantait au pied des autels des trois paroisses. « Les paroissiens de Saint-Georges-de-Reintembault se soumirent, deux paroissiens de Mellé résistèrent seuls, mais ceux de Louvigné-du-Désert, en très grand nombre, se révoltèrent tout net » et organisèrent malgré tout leur cérémonie, avec la complicité du curé de la paroisse..
Le bailliage des Touches dépendait de l'abbaye Notre-Dame du TronchetDéclarations de 1685 & 1790..
La seigneurie d'Ardaine (ou Ardennes), sergenterie féodée, avait titre de châtellenie et appartenait à la famille du nom, avant de se fondre au début dans les Romilley de La Chesnelaye, qui la firent ériger en marquisat par lettres patentes de . Elle avait droit de haute, moyenne et basse justice, qui s'exerçait en la paroisse de Ferré.. Cette seigneurie avait absorbé avant 1660 les seigneuries des Basses-Moulines et du Plessix-aux-Bretons. La paroisse dépendait de deux juridictions seigneuriales principales, Ardaine et Poilley, même si quelques terres dépendaient d'autres juridictions..
Amédée Guillotin de Corson cite 5 chapelles à Saint-Georges-de-Reintembault : Ardennes (consacrée en 1609, construite dans le style Renaissance par Esther de la Marzelière, veuve de César de Romilley, seigneur de la Chesnelaye), la Ramée (dépendant de l'abbaye Saint-Pierre de Rillé, disparue dès le ), Plessix-aux-Bretons (dépendant du manoir du même nom) et signale l'existence probable d'une chapelle disparue près du manoir de la Chapelle, cité en 1513. La chapelle Notre-Dame, dans le bourg, a été construite après la Révolution française à côté de la maison natale du père prédicateur Julien Maunoir.
Au la culture du lin et du chanvre était importante dans la paroisse : fileuses, ourdisseuses, tisserands produisaient la "toile Saint-Georges". Elle est renommée pour sa qualité et est exportée vers l’Espagne et les colonies et est vendue dans les halles. L’arrivée du coton et de la mécanisation en provoque le déclin dans le courant du et fait totalement disparaitre cette activité au début des années 1900.. thumb|Carte de Cassini de la paroisse de Saint-Georges-de-Reintembault et de ses environs (1767). Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Georges-de-Reintembault en 1778 :
À la fin de l'Ancien Régime, Saint-Georges appartient à la sénéchaussée de RennesArmand Rébillon, « Cahier de doléances des habitants de la paroisse de Saint-Georges-de-Reintembault », consulté le 11 octobre 2010. La paroisse bénéficiait d'un marché hebdomadaire et de quatre foires annuellesArmand Rébillon, « Cahier de doléances des habitants de la paroisse de Saint-Georges-de-Reintembault », consulté le 11 octobre 2010.
Révolution française