Saint-Sulpice-la-Forêt est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, dans la région Bretagne peuplée de Population municipale , légale en .. Elle fait partie du canton de Liffré et de l'intercommunalité Rennes Métropole.

Géographie Situation centre|vignette|redresse=1.8|La carte de la commune.

Le bois du Fayel se trouve dans le sud du territoire de la commune tandis que la forêt de Rennes s'étend au sud et à l'est. Située à 15 km au nord-est de Rennes, entre l'A84 et l'ancienne route du mont Saint-Michel, la commune a une superficie de 672 ha, dont environ 74 ha urbanisés. Le bourg est à la fois situé à 6 km de Betton, de Liffré et de Saint-Aubin-d'Aubigné..

Transports

La commune est desservie par les bus du service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) via la (51 les vendredis et samedis soir).

Relief et hydrographie Les altitudes s'échelonnent entre 91 mètres et 45 mètres ; les points les plus hauts sont en limite sud et est de la commune, en lisière de la forêt de Rennes (91 mètres à la maison forestière du Carrefour de Saint-Denis) et le plus bas (45 mètres) à sa limite ouest, dans la vallée du Ruisseau du Fresnay, à l'endroit où ce modeste cours d'eau quitte le territoire communal. Le bourg est vers 60 mètres d'altitude.

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau de Fresnay et le ruisseau du Grand Bat., affluents de l'Illet, sous-affluents de l'Ille, et font donc partie du bassin hydrographique du fleuve côtier Vilaine.

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Le réseau hydrographique de Saint-Sulpice-la-ForêtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Feins à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Sulpice-la-Forêt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (30,8 %), zones agricoles hétérogènes (25,9 %), terres arables (19,8 %), forêts (16,6 %), zones urbanisées (6,8 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancto Sulpicio en 1046., ecclesia Sancti Sulpicii en 1200, paro chia Sancti Sulpitii de Abbatia en 1516. Jean-Baptiste Ogée la nomme "Saint-Sulpice-près-l'Abbaye" en 1778. L'origine est romane. Son nom vient de saint Sulpice, évêque de Bourges de 584 à 591, patron de son église paroissiale, et de sa situation en zone forestière. Sulpice est le nom d'une importante famille romaine. On l'interprète généralement comme un dérivé du latin vulpes, « renard », précédé du vieux préfixe indoeuropéen su-, « bon », « bien ». L'ancien nom est Saint-Sulpice des BoisBertrand Hardy de La Goupillière, Saint-Sulpice-la-Forêt et son abbaye, 137.. En gallo, langue traditionnelle des habitants de Saint-Sulpice-la-Forêt, la commune est appelée L'Abaï..

Histoire Antiquité La voie romaine allant de Condate Riedonum (Rennes) à Legedia (Avranches) et Cosedia (Coutances) suivait le tracé de l'actuelle D 97 depuis les Gayeulles (en Rennes) jusqu'au hameau du Tronchay, filant ensuite plein nord, passant notamment par un hameau au toponyme révélateur "Le Chemin Chaussé" ; son tracé coïncide avec la limite communale entre Saint-Sulpice-la-Forêt et Mouazé..

Moyen-Âge

Un premier monastère (un simple couvent ?) aurait été fondé vers 992, par Conan Ier de Bretagne, pour célébrer sa victoire sur les Angevins..

Selon Albert Le Grand une abbaye qui comprenait deux couvents (l'un d'hommes, l'autre de femmes, soumis tous les deux à la supérieure du couvent des femmes) fut fondée par Raoul de La Fustaye vers 1112 en forêt du Nid-de-Merle (nom que portait alors la forêt de Rennes) sur un terrain n'appartenant à aucune paroisse ; il la dédia en 1117 à saint Sulpice.

Selon une vieille légende, un pâtre aurait trouvé une petite statue de la Vierge dans un nid de merle, au milieu de la forêt, au bord d'un étang ; elle y brillait merveilleusement et elle y revint à plusieurs reprises quand on voulut la transporter ailleurs. Une chapelle, appelée dans un acte de 1146 « capella Sancte Marie que est super stagnum » fut alors construite à cet endroit. ; elle est désormais connue sous le nom de "chapelle Notre-Dame-sur-l'eau".

Au début du , Pierre de Dinan, évêque de Rennes, accorda aux moniales de Saint-Sulpice la création d'une paroisse, dotée d'un prieuré-cure, occupé d'abord par des frères Condonats de Saint-Sulpice, puis par des Bénédictins. L'église initiale semble dater du , donc serait antérieure à la création de la paroisse, construite probablement par l'abbesse pour les besoins spirituels de ses vassaux, un bourg monastique constitué pendant longtemps d'une rue unique (un village-rue, aussi village de défrichement) s'étant développé au voisinage de l'abbaye..

Un abbé de l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges, Philippe, envoya en 1240 des reliques de saint Sulpice â l'abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois et une partie de celles-ci fut rétrocédée à l'église paroissiale.

En 1432 le duc de Bretagne Jean V transfère au vendredi le droit de tenir foire et marché dans le bourg de Saint-Sulpice, droit accordé le dimanche par un de ses prédécesseursCartulaire de Saint-Sulpice, Bibliothèque de la ville de Rennes..

Temps modernes La paroisse de Saint-Sulpice était divisée en trois "traits" dénommés la Ville, la Corbière et la Rue. En 1630 une confrérie de la Nativité de Notre-Dame est érigée dans l'église paroissiale par le pape Urbain VII (une confrérie du Rosaire existait dans l'église abbatiale). Deux chapelles existaient : Notre-Dame-sur-l'Eau et Saint-Nicolas (toutes deux disparues, de même que l'église abbatiale). En 1714 l'abbesse de Saint-Sulpice-des-Bois payait au recteur-prieur une portion congrue de 300 livres. thumb|Carte de Cassini de Saint-Sulpice-des-Bis (Saint-Sulpice-la-Forêt) et de ses environs (1803). Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Sulpice-la-Forêt en 1778 :

Jean-Mathurin Le Beschu, pourvu de la cure en 1782, fut le dernier recteur de l'Ancien Régime, restant en place jusqu'au début de la Révolution française.

Révolution française

Le général de la paroisse de Saint-Sulpice-des-Bois se réunit le en vue de la préparation des États généraux sous la présidence de Fortunat-Toussaint Louvel, sénéchal de l'abbaye de Saint-Sulpice en présence de 21 paroissiens ; Jean Gehors et Jean Buffé furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée. Il n'y eut pas de cahier de doléances rédigé..

Les religieuses sont chassées de l'abbaye, devenue bien national, en 1792. Vendue, elle devient une carrière de pierres. Le moulin de l'abbaye, ancien moulin banal., est désaffecté et l'Étang Neuf est, quelques années plus tard, asséché..

Le thumb|Saint-Sulpice-la-Forêt ː plan cadastral de 1826 (tableau d'assemblage). Après le Concordat, Saint-Sulpice perd son statut de paroisse et son territoire est uni à celle de Chasné, avant qu'une ordonnance royale ne la restaure en 1820.

En 1827 la commune de Saint-Sulpice-des-Bois prend le nom de Saint-Sulpice-la-Forêt. En 1846 une maison est achetée dans le centre du bourg pour en faire une école au rez-de-chaussée et une mairie à l'étage (la mairie est transférée en 1865 dans une autre maison). Une nouvelle mairie-école est construite en 1885.

La commune compte seulement 389 habitants en 1846, dont 98 au bourg, répartis en 27 ménages. thumb|left|Dessin représentant les ruines de Saint-Sulpice-la-Forêt (Saint-Sulpice-des-Bois) en 1851. A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Sulpice-la-Forêt en 1853 :

En 1853, le jour de l'Ascension, le feu prit en forêt de Rennes dans le quartier dit de la Mine : « le tocsin a sonné dans les communes de Liffré, Betton, Saint-Sulpice et Thorigné. Les curés de ces communes sont accourus à la tête de leurs paroissiens, avec un zèle admirable ». Plus de 20 hectares ont été brûlés..

Le

La Belle Époque Une ligne des Tramways d'Ille-et-Vilaine, partant de Mi-Forêt (en Liffré), via Saint-Sulpice-la-Forêt, Chasné, Saint-Aubin-d'Aubigné et Andouillé-Neuville, rejoignant la ligne précédemment cité à Sautoger (au sud de Sens) ouvrit en 1905 et ferma en 1937 ; sa construction suscita quelques polémiques.. La gare de Saint-Sulpice-la-Forêt se trouvait entre le domaine de l’abbaye et le lieu-dit « La Loge »..

La Première Guerre mondiale Le monument aux morts de Saint-Sulpice-la-Forêt porte les noms de 18 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : tous sont morts sur le sol français, une incertitude existant toutefois pour 2 d'entre eux dont ni le lieu ni la date de décès ne sont indiqués..

L'Entre-deux-guerres