Treffendel (prononciation : ) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.
Géographie Traditionnellement, la commune fait partie du Pays pourpre.
Communes limitrophes thumb|left|Carte de Treffendel et des communes avoisinantes
Treffendel est à l'ouest de Rennes et à l'est de la forêt de Paimpont.
Relief et hydrographie Le territoire communal forme pour l'essentiel un plateau légèrement incliné vers l'est, les altitudes les plus élevées se trouvant donc dans la partie occidentale de Treffendel (143 mètres à l'ouest de la Rue Gautier) et s'abaissant jusqu'à un peu plus d'une centaine de mètres dans la partie orientale de la commune (106 mètres par exemple au nord de la Chevallerais) ; le bourg est vers 122 mètres d'altitude. Les points les plus bas sont dans les deux vallées qui limitent la commune au nord et au sud (56 mètres dans celle du Serein à l'endroit où ce cours d'eau quitte le territoire communal)
thumb|left|Carte du réseau hydrographique de Treffendel. Le finage de Treffendel est limité au nord par le Serein, qui coule ouest-est, alimente les étangs du Gué Charet et de l'Etunel, et sépare la commune de celles de Saint-Péran et Monterfil, et au sud par le Ruisseau de la Chèze (Chaise), qui coule aussi ouest-est, alimente la retenue d'eau de Rennes IV, et sépare la commune de celles de Plélan-le-Grand et Maxent ; ces deux rivières sont des affluents de rive droite du Meu. Quelques petits affluents du Serein ont leur source à Treffendel et traversent la partie nord de la commune, notamment le Ruisseau des Vallées et le Ruisseau du Bignon, ce dernier servant un moment de limite administrative avec Monterfil.
Les deux retenues des barrages de la Chèze et du Canut (Rennes IV) ont été mises en service en 1976 pour contribuer à l'alimentation de Rennes en eau potable (l'eau est acheminée par une conduite souterraine jusqu'aux réservoirs de Villejean à Rennes) : elles s'étendent sur 225 hectares (dont 60 ha sur la commune de Treffendel) pour une contenance totale de de m³..
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Chèze, le Serein, le Rohuel, le ruisseau de David, le ruisseau des Couettes, le ruisseau des Vallées, le ruisseau du Bignon et le ruisseau du Presbytère..
La Chèze, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plélan-le-Grand et se jette dans le Meu au niveau du Verger, après avoir traversé ..
Le Serein, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Paimpont et se jette dans le Meu à Talensac, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de TreffendelLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau du le barrage de la Chèze, d'une superficie totale de ( sur la commune), l'étang de l'Etunel, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang du Gué Charet, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Rheu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports BreizhGo 1 Rennes - Paimpont.
Habitat et paysages La commune présentait traditionnellement un paysage agraire de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts. formés de hameaux ("villages"), les principaux étant la Chavallerais, Lénéheuc et la Mercerais, ainsi que des fermes isolées. Le bourg ne se composait que de quelques maisons éparses comme le montre le cadastre de 1823..
Urbanisme Typologie Au , Treffendel est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,1 %), zones agricoles hétérogènes (33,2 %), prairies (9,7 %), forêts (5,1 %), zones urbanisées (4,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes capella de Treffandel en 1574., Treff Andel.
L'origine bretonne est probable, mais seule sa première partie s'explique clairement : du celtique ancien trebo-, (« lieu habité ») qui a évolué en treb-, puis en treff-. Il s'agissait d'un hameau, puis d'une partie d'une paroisse (trève)..
Quant à la deuxième partie, deux hypothèses sont avancées : - soit du breton, -andon, « source », suivi d'un suffixe diminutif. - soit, en décomposant en tref-fandel, d'un nom de personne -fand ou -fant qui pourrait être un emprunt breton au latin fandus, « permis, autorisé et par extension », « un homme honnête ». Cette incertitude sur l'étymologie du nom du village est l'un des mystères de l'histoire de Treffendel..
Teurfandè en gallo.
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Trevendel.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 11,6 % des toponymes de la commune sont bretons.
Histoire
Moyen-Âge
Selon A. Marteville et P. Varin, qui s'appuient sur le Cartulaire de Redon, vers 960 un habitant de Plélan, nommé Ganocan, donna « à Saint-Sauveur de Redon et à Saint-Maxent une portion de terre sise dans le lieu dit Trev-Munbel (..) ; il y avait en ce lieu une petite chapelle que les moines réédifièrent et qui dépendait de Maxent. Trev-Munbel, et par adoucissement Trev-Undel, devint dans la suite trève de Maxent, avec vicairie perpétuelle, et fut érigée succursale à la fin du sous le nom de Trefundel »..
Ce n'est qu'au que Treffendel est qualifiée pour la première fois de trève (dépendant de l'évêché de Saint-Malo) dans un texte de l'époque, mais la première syllabe de son nom laisse supposer qu'elle en était une bien avant.
Temps modernes thumb|Carte de Cassini de la paroisse de Plélan et de sa trève de Treffendel (1785). Deux foires se tenaient au Breilhoussoux () : à la Saint-Georges le et à la Saint-Fiacre le .
Treffendel, trève de la paroisse de Plélan, est devenue paroisse indépendante seulement en 1803.
L'église tréviale, reconstruite en 1574, fut alors consacrée à saint Pierre ; une tour et une chapelle y furent ajoutées en 1658 ; elle avait pour saints patrons sainte Marie-Madeleine en 1727, et saint Malo au milieu du . Cette dernière dédicace, conservée jusqu'à aujourd'hui, pourrait être celle des origines, en accord avec la forme bretonne du nom du village..
Deux chapelles frairiennes existaient : celle de la Chevolerais (disparue) et celle du Coudray (elle subsiste à l'état de ruine). Le manoir du Breilhoussoux () possédait une chapelle privée (dédiée à saint Jean) et le droit de haute justice.
Révolution française
En 1790 Treffendel devient une commune indépendante, dépendant du canton de Plélan et du district de Montfort.
L'attaque en 1790 du château du Breil-Houssoux, alors en Plélan [de nos jours en Treffendel] est menée semble-t-il par Jean Bonjean, ancien domestique du seigneur ainsi que par Jean Merel, trésorier général de Treffendel..
Le La RN 24, alors route impériale, est construite sous le Premier Empire.
L'école des garçons, qui existait antérieurement, bénéficie d'importants travaux en 1847 (elle était située derrière la mairie, à l'emplacement de l'actuelle salle des fêtes ; elle ferma en 1920. L'école publique des filles ouvre après 1900 et devint mixte en 1920 (elle ferma en 1960). Une école privée de filles ouvrit en 1871 (elle ferma en 1959) et une école privée de garçons en 1910 (devenue école mixte en 1959).
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Treffendel en 1853 :
L'église paroissiale actuelle, construite à l'initiative de l'abbé Coignard (recteur entre 1862 et 1886) et grâce au travail et à la générosité des paroissiens, est mise en service en 1872.
Le
La Belle Époque
En 1900 le préfet d’Ille-et-Vilaine dut demander au Conseil général contraindre le conseil municipal de Treffendel qui refusait de voter sa quote-part pour la construction d'une école laïque de filles, mais le Conseil général refusa la demande du préfet car «des religieuses auxquelles les habitants sont très attachés dirigent un établissement ».. En 1909 l'école laïque des filles de Treffendel avait 5 élèves..
La ligne de tramway à voie métrique et voie unique de la Compagnie des tramways à vapeur d'Ille-et-Vilaine allant de Rennes à Plélan (inaugurée en 1898) et surnommée « le Tacot », est prolongée jusqu'à Guer via Paimpont-les-Forges et Beignon (mise en service le ). Une gare existait à Treffendel ; la ligne ferma le .
La Première Guerre mondiale