La course à la direction du Parti québécois de 2014-2015 a pour but d'élire le chef du Parti québécois à la suite de la démission de Pauline Marois.
Pauline Marois, élue chef en 2007, a démissionné le à la suite de la défaite du PQ lors de l'élection générale québécoise de 2014. Stéphane Bédard assure l'intérim jusqu'à l'élection d'un nouveau chef.
Le , Pierre Karl Péladeau est élu chef avec 57,6 % des voix.
Contexte Le candidat choisi sera le huitième chef du Parti québécois. Il ne s'agira toutefois que de la troisième élection à la direction du parti, faisant suite à celles de 1985 et de 2005. Pierre Marc Johnson et André Boisclair ont été respectivement élus lors de ces deux scrutins. La majorité des chefs précédents ont été élus sans opposition : René Lévesque en 1968, Jacques Parizeau en 1988, Lucien Bouchard en 1996, Bernard Landry en 2001 et Pauline Marois en 2007.
Lors de l'élection générale de 2014, le Parti québécois récolte 25,38% des suffrages, son pire résultat lors d'une élection générale depuis 1970. Le parti entame donc une restructuration idéologique et structurelle parallèlement à l'élection à la direction. Le directeur-général du parti, Sylvain Tanguay quitte ses fonctions le .. Alors que le PQ était lui-même au pouvoir, mais minoritaire, il a volontairement déclenché des élections alors qu'il était pressenti à devenir majoritaire, sondages à l'appui. Or, il n'est même pas parvenu à retrouver son gouvernement, qui lui est tombé des mains face au nouveau chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, qui a obtenu une majorité des sièges à l'Assemblée nationale. La plupart des analystes accuseront l'incohérence et l'instabilité du parti : entre sa représentation idéologique publique et les faits existait une marge grandissante. Personne ne savait plus, finalement, si le parti était souverainiste et social-démocrate, ou même s'il avait des politiques concordantes.
Modalités et calendrier
Les règles entourant l'élection du futur chef ont été proposées aux présidents d'association (CNPP) par l'exécutif du parti le à Sherbrooke. Ces règles ont ensuite été divulguées au grand public, soit le jour-même.. : Le vote se fera de façon traditionnelle, c'est-à-dire sans primaires ouvertes à tous les Québécois ou sympathisants: seuls les membres en règle pourront élire le chef ; Le vote se fera par téléphone et sur Internet ; seront nécessaires pour l'inscription d'un candidat à la course; supplémentaires seraient requis pour les candidats restants pour un éventuel second tour ; Les dépenses maximales s'établissent à pour chaque candidat ; Chaque candidat potentiel a du au pour récolter et présenter de 50 circonscriptions (sur 125) et 9 régions (sur 17) ; Le vote se tiendra du 13 au ; Un second tour se tiendrait, si nécessaire, du 20 au .
Candidats
Contexte et procédure d'officialisation La période de mise à candidature a débuté le . Pour être candidat officiel au premier tour, il faut détenir et de membres en règle du Parti québécois de 50 circonscriptions (sur 125) et 9 régions (sur 17). Aucune candidature ne sera officialisée avant le . Le directeur d'élection, Jacques Léonard, annoncera les candidats officiels le . En plus des signatures, un premier montant de devra être recueilli pour le ..
Candidatures officielles
Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean depuis 2007 et Ministre délégué aux affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste de 2012 à 2014 ; Pierre Karl Péladeau, député de Saint-Jérome depuis 2014.. , députée de Vachon depuis 2010 et Ministre des Ressources naturelles de 2012 à 2014 ;
Candidats ayant déposé leur candidature, mais qui déclarent forfait durant la course
Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, se retire de la course à la direction le , à la surprise générale. Il décide de se rallier à Pierre Karl Péladeau. ; Pierre Céré, seul candidat non-élu à l'Assemblée nationale, candidat dans Laurier-Dorion aux élections de 2014, porte-parole du Conseil National des Chômeurs et Chômeuses et coordonnateur du Comité Chômage de Montréal. Sa candidature est officialisée le mais il déclare forfait le , faute d'avoir pu réunir la deuxième tranche de financement nécessaire. Il appelle ses soutiens à voter pour Martine Ouellet ou Alexandre Cloutier. et votera à titre personnel pour Martine Ouellet« Céré se désiste et espère un deuxième tour », Le Devoir, 11 mai 2015..
Candidats pressentis puis écartés, et leur appui Cette liste est non exhaustive et regroupe tous les individus ayant démontré de l'intérêt pour le poste de direction ou dont le nom a circulé dans les médias. Gilles Duceppe, le . ; Réjean Hébert, le . ; Sylvain Gaudreault, le . ; Il appuie Bernard Drainville ; Véronique Hivon, le . Elle appuie Alexandre Cloutier. ; Pascal Bérubé, le . Il appuie Pierre Karl Péladeau ; Jean-Martin Aussant, le ; Nicolas Marceau, le . Il appuie Pierre Karl Péladeau Daniel Turp, le . Il appuie Pierre Karl Péladeau. Jean-François Lisée, le . Même s'il était un joueur majeur dans la course pré-officielle, il décide d'abandonner le tout. et reste par la suite neutre sur les candidats restants dans la course; Michel Brûlé, le . ; Pierre Curzi, le ; Pierre Duchesne, le . ; Marc Laviolette, le . ; Il appuie Bernard Drainville. Nic Payne (d'Option nationale), le .; il appuie Martine Ouellet
Appuis officiels d'actuels députés péquistes
Pierre Karl Péladeau Pascal Bérubé, successivement député de Matane puis de Matane-Matapédia depuis 2007, il a aussi été ministre délégué au Tourisme et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent de 2012 à 2014. Présentement, il est porte-parole de l'Opposition officielle en matière de Sécurité publique et vice-président de la Commission des transports et de l'environnement ; Nicole Léger a été député de Pointe-aux-Trembles de 1996 à 2006 puis l'est depuis 2008. Elle a successivement été, de 1998 à 2001, ministre déléguée à la Famille et l'enfance puis ministre de la Famille. De 2001 à 2003, elle est ensuite ministre à la Lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Elle retourne au titre de Ministre de la Famille de 2012 à 2014. Elle est présentement porte-parole de l'Opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire, et de persévérance scolaire, en plus d'être présidente de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles ; Harold Lebel est député de Rimouski depuis 2014. Il est présentement porte-parole de l'Opposition officielle en matière de Lutte à la pauvreté, de solidarité et d'économie sociale ainsi qu'en matière d'Aînés. Il est aussi membre du Bureau de l'Assemblée nationale ; Maka Kotto, député de Bourget depuis 2008. Il a été ministre de la Culture et des Communications du au , sous le gouvernement de Pauline Marois. Dave Turcotte, député de Saint-Jean depuis 2008. Il a été Whip adjoint du gouvernement du au , sous le gouvernement de Pauline Marois. Claude Cousineau, député de Bertrand depuis 1998. Il est le Porte-parole de l'opposition officielle en matière de tourisme. Nicolas Marceau, député de Rousseau depuis le et ancien ministre des Finances et de l'Économie de 2012 à 2014. Sylvain Rochon, député de Richelieu depuis les élections partielles québécoises de 2015. Diane Lamarre, députée de Taillon. Mathieu Traversy, député de Terrebonne. Bernard Drainville, député de Marie-Victorin. Sylvain Gaudreault, député de Jonquière. Alain Therrien, député de Sanguinet. Guy Leclair, député de Beauharnois. Sylvain Roy, député de Bonaventure.
Alexandre Cloutier Gaétan Lelièvre, député de Gaspé depuis 2012 et ministre délégué aux Régions et ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine de 2012 à 2014. Depuis 2014, il est porte-parole de l'Opposition officielle en matière d'Affaires municipales et de Développement des régions ; Véronique Hivon, députée de Joliette depuis 2008 et ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la Jeunesse, et ministre responsable de la région de Lanaudière de 2012 à 2014. Depuis 2014, elle est porte-parole de l'Opposition officielle en matière de Culture, de Communications, d'Enseignement supérieur et de Soins de fin vie.. François Gendron, député d'Abitibi-Ouest depuis 1976 et doyen de l'Assemblée nationale du Québec. Il a été à la tête de plusieurs ministères sous différents gouvernements, dont ministre de l'Éducation, ministre des Ressources naturelles, ministre de l'Agriculture et ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue. Il a également été vice-premier ministre de 2012 à 2014..
Martine Ouellet Elle-même députée, aucun autre élu du PQ ne s'est cependant rallié à elle.
Autres actuels députés péquistes n'ayant pas de parti pris officiel
À la suite du désistement de Bernard Drainville, qu'ils appuyaient, ils n'appuient pas d'autres candidats Carole Poirier André Villeneuve
Par choix: ils prennent officiellement aucune position Jean-François Lisée, député de Rosemont, à la suite de son désistement, le , de se présenter comme candidat à la chefferie.. Lorraine Richard est députée de Duplessis depuis 2003..
Par devoir de neutralité Stéphane Bédard est député de Chicoutimi depuis 1998 et a été ministre responsable de l'Administration gouvernementale, ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et Président du Conseil du Trésor de 2012 à 2014. Étant chef intérimaire du parti pendant la course, M. Bédard restera neutre. Cependant, il est à noter que son frère Éric Bédard appuie Pierre Karl Péladeau. Sylvain Pagé, député de Labelle et président du caucus Marjolain Dufour est député de René-Lévesque depuis 2003 et est whip du parti depuis 2012. Agnès Maltais, députée de Taschereau, leader parlementaire Stéphane Bergeron, député de Verchères, leader adjoint
Appuis d'anciens élus du Parti québécois Pierre Karl Péladeau Total partiel. : . Jacques Baril, ancien ministre des Transports ; Yves Beaumier, ancien ministre de la Famille ; Pierre Bélanger, ancien ministre de la Sécurité publique ; Manon Blanchet, ancienne ministre du Travail, à l'Emploi et à la Solidarité sociale ; Étienne-Alexis Boucher, ancien député de Johnson ;
André Boulerice, ancien ministre de l'Immigration ; Serge Cardin, ancien député péquiste et bloquiste de Sherbrooke ; Noëlla Champagne, ancienne députée de Champlain ; Solange Charest, ancienne députée de Rimouski. Guy Chevrette, ancien ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Services sociaux, du Développement des régions; des Affaires municipales, de la Réforme électorale, des Affaires autochtones, des Ressources naturelles, des Transports, de la Faune et des Parcs, etc. ; Jacques Côté, ancien député de Dubuc ; Yves Duhaime, ancien ministre du Tourisme et des Finances. Luc Ferland, ancien député d'Ungava ; Jean-Pierre Jolivet, ancien ministre de la Forêt et des Régions ; Guy Julien, ancien ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, de l'Industrie et au Commerce et du Revenu ; Bernard Landry, ancien chef du Parti québécois et ancien premier ministre québécois ; Scott McKay, ancien chef du Parti vert du Québec et ancien député péquiste de Repentigny ; Michel Morin, ancien député de Nicolet-Yamaska; Claude Pinard, ancien député de Saint-Maurice ; Matthias Rioux, ancien ministre du Travail et des Aînés ; Daniel Turp, ancien député de Mercier et professeur de droit à l'Université de Montréal ; Marcel Landry, ancien ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation ; Linda Goupil, ancienne ministre de la Justice et d'État à la Solidarité sociale, à la Famille et à l'Enfance ; Danielle Doyer, ancienne députée de Matapédia ; Léopold Marquis, ancien député de Matapédia ; Diane Barbeau, ancienne députée de Vanier ; René Blouin, ancien député de Rousseau ; Jacques Côté, ancien ministre délégué à l'Habitation ;