Marie Lambert (de son nom de naissance Marie-Yvonne Perrot), née le à Landerneau (Finistère) et morte le au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), est une femme politique française. Membre du Parti communiste français, elle est députée du Finistère de 1948 à 1951.
Biographie Jeunesse et résistance Issue d'une famille d'agriculteurs, Marie-Yvonne Perrot. est la fille d'Yves Perrot et de Marie Frigent.
Alors qu'elle est employée de la Poste, elle s'engage dans les Francs-tireurs et partisans et accède au grade de sous-lieutenant. Elle adhère au Parti communiste français (PCF) en 1943Yvonne Rainero, « Deux Finistériennes pionnières de l'égalité politique : Joséphine Pencalet et Marie Lambert », sur quimper.pcf.fr, 29 avril 2015..
Députée Après la Libération, Marie Lambert devient secrétaire fédérale du PCF pour le Finistère puis, au printemps 1945, elle est élue conseillère municipale de Landerneau, sa ville natale.
Elle se présente aux élections législatives de juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale constituante et figure en quatrième position sur la liste du PCF conduite dans le Finistère par le journaliste Pierre Hervé, mais la liste n'obtient que deux élus avec 27,8 % des voix .
Elle doit à la démission de Pierre Hervé, en désaccord avec la ligne politique du Parti, de faire son entrée au mois de juin 1948 à l'Assemblée nationale. Durant son mandat, elle siège dans plusieurs commissions : reconstruction et dommages de guerre ; agriculture.
En 1948 et au début 1949, elle occupe de manière transitoire la fonction de première secrétaire fédérale du FinistèreChristian Bougeard, « LAMBERT Marie-Yvonne [née PERROT, Marie, puis épouse GOSNAT] », sur maitron.fr., mais est écartée, tout comme 24 membres de la direction fédérale, lors de la conférence fédérale de présidée par Jeannette Vermeersch, et remplacée par Daniel Trellu alors qu'on lui reproche la trop grande importance accordée à la question de la laïcité sous l’impulsion de Pierre Hervé.
Le , elle participe à une manifestation des femmes de l’Union des femmes françaises contre la guerre d'Indochine, à la mairie de Brest.. Des heurts ont lieu avec la police, au cours desquels la députée est tabassée et arrêtée. L'autre député communiste du Finistère, Alain Signor, est aussi emprisonné pour avoir manifestéDanielle Tartakowsky, Les manifestations de rue en France, 1918-1968... Le , une manifestation de protestation de fut vivement réprimée provoquant la mort de l’ouvrier Édouard Mazé, frère du conseiller municipal PCF Pierre Mazé. Libérés, Marie Lambert et Alain Signor sont condamnés à cinq et à six mois de prison avec sursis.
Journalisme Marie Lambert se représente aux élections législatives du 17 juin 1951 et subit le recul de la liste communiste conduite par Alain Signor qui recueille sur exprimés, soit 20,9% contre 27,8 % en 1946.
Elle divorce la même année de l'officier d'infanterie dont elle était l'épouse et quitte la direction fédérale en pour se consacrer au journalisme, travaillant pour plusieurs journaux de la presse communiste française : successivement rédactrice au service de politique étrangère de L'Humanité puis au service politique de l'hebdomadaire France Nouvelle. Elle prend ensuite la direction du journal Femmes françaises.
Lorsqu'est déclenchée l’insurrection en Algérie, le , L’Humanité la dépêche sur place et c'est grâce à elle que le mot « guerre » est imprimé par ce journal dès le (modifié le 2 juin 2020).. Dans la foulée, lors d'une prise de parole le , pour célébrer l’anniversaire de la révolution d’Octobre, Jacques Duclos prononce le mot « indépendance ».
Le , L’Humanité publie sous le titre « Des tortures dignes de la Gestapo »., son reportage dans lequel elle relate : , scènes lui rappelant les tortures qu’avaient subies son premier mari en 1943. Elle participe en 1955 au premier voyage de journaliste à Hanoï.
Famille et vie privée Elle se marie en premières noces le avec Henri Lambert ; ils divorcent en .
En secondes noces, elle épouse, le à Ivry-sur-Seine, Georges Gosnat, député communiste.
thumb|285px|La tombe de Marie Lambert au cimetière nouveau d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Elle est inhumée au nouveau cimetière d'Ivry-sur-Seine dit cimetière Monmousseau.
Décoration
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Mandats Mandat parlementaire - : Députée du Finistère
Mandat local Conseillère municipale de Landerneau
Notes et références
Voir aussi Article connexe Liste des députés du Finistère
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