Le pont transbordeur de Bordeaux est un projet de pont transbordeur de quatre cents mètres de long, destiné à franchir la Garonne. La construction de l'ouvrage, conçu par l'ingénieur Ferdinand Arnodin, a commencé le , mais n'a jamais été achevée..

Origine du projet La construction du pont transbordeur de Bordeaux, œuvre de l’ingénieur-constructeur Ferdinand Arnodin, est décidée en 1909. À cet effet, la Société anonyme du pont à transbordeur de BordeauxAlors que les dictionnaires préfèrent l'expression « pont transbordeur », le nom de la société comportait bien un « à » : . avait été fondée par Charles Cazalet dès 1893. En 1910, le ministère des Travaux Publics déclare d’utilité publique la construction d’un pont transbordeur au débouché du cours du Médoc.

Le , le président de la République Armand Fallières pose la première pierre. de cet édifice presque entièrement métallique.

thumb|center|upright=1.4|Carte d'invitation à la pose de la première pierre.

Le pont transbordeur devait être un ouvrage d'art reliant les deux rives de la Garonne sans gêner la navigation des navires qui se rendaient jusqu’au pont de pierre situé deux kilomètres et demi en amont. Il se situait au droit du cours du Médoc, dans le quartier des Chartrons, sur la rive gauche, et sur le quai de Queyries dans le quartier de la Bastide, sur la rive droite.

Caractéristiques techniques S'il avait été achevé, avec ses de long et son tablier de roulement situé à au-dessus des plus hautes marées, le pont transbordeur de Bordeaux aurait été, de loin, le plus long du monde.. Il devait permettre la traversée des piétons, voitures et wagons pour une charge maximum de , sur une plate-forme suspendue de de large et de long, se déplaçant au ras de l'eau. La traversée devait durer deux minutes, à la vitesse de , et permettre six voyages aller-retour à l'heureVoir le site : Les ponts sur la Garonne dans l'agglomération bordelaise..

thumb|upright=2.8|center|Plan du pont transbordeur de Bordeaux.

Abandon du projet Les travaux sont interrompus en 1914, du fait de la Première Guerre mondiale, alors que la construction des deux pylônes, d’une hauteur exceptionnelle de 95 mètres, est terminée.

Le , l’aviatrice Maryse Bastié, qui vient d’obtenir son brevet de pilote à Bordeaux, passe avec son avion sous les câbles du pont transbordeur..

La structure métallique, restée inachevée pendant l’entre-deux guerres faute de réunir les financements nécessaires, se dégrade et en 1938, le maire, Adrien Marquet, abandonne le principe du pont à transbordeur.

En mai et juin 1940, l’Allemagne a vaincu la France lors de la bataille de France et a occupé une partie de la France, notamment toutes les régions côtières.

Les pylônes sont détruits par l’autorité allemande le pour récupérer l’acier et éviter qu’ils ne servent de repère aux avions alliés pour bombarder la base sous-marine toute proche. Certains évoquent des représailles en réaction au fait qu’un drapeau français ait flotté sur un câble du pontVoir le site : Mes histoires de rando.. Le pylône de la rive gauche est dynamité le à 19h15Voir sur le site Bordeaux-Aquitaine 1940-1944 la mention du dynamitage des pylônes du pont transbordeur, le 18 août 1942 à 19h15.. Puis le pylône rive droite est découpé au chalumeauVoir le site: Histoire et tourisme, chroniques bordelaises..

Au début du , il ne subsiste que les fondations en pierre du pylône de la rive droite de la Garonne et les massifs d’ancrage correspondants.

L'un des massifs d'ancrage de l'ouvrage, quai des Queyries, sur la rive droite du fleuve, va devenir un site d'escalade..

Références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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Liens externes

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