Barthélemy Guilhem, dit Tristan de Clermont-Lodève, connu en Italie sous le nom de « », né vers 1380, en Languedoc, et mort Il existe très peu de documents irréfutables qui concernent la vie des membres de la famille de Clermont-Lodève aux . La plupart des dates qui les concernent sont déduites de documents dont certains sont des copies tardives. La date du figure dans le journal de Luccio Cardami qui est un contemporain de Tristan de Clermont-Lodève et qui vivait en Pouilles à cette époque. Luccio Cardami note soigneusement les faits, même si la date qu'il donne est parfois celle à laquelle la nouvelle lui parvient. On peut tenir cette date comme fiable. Elle ne remet pas en cause d'autres considérations, notamment la date à laquelle Tristan de Clermont-Lodève cesse de s'occuper de ses seigneuries en Languedoc. Il les a probablement transmises à son gendre dès 1436, afin d'éviter des voyages longs et pénibles. ., est un comte de Copertino et un seigneur de Clermont-Lodève, et le père de la reine consort de Naples, Isabelle de Tarente.

Biographie thumb|left|Le château des Guilhem à Clermont-l'Hérault (autrefois Clermont-Lodève) thumb|La basilique royale et pontificale Santa Maria ad Nives à Copertino qui abrite le mausolée de Tristan de Clermont Barthélemy Guilhem, naît vers 1380 en Languedoc. Il est le second fils de et de son épouse Isabelle de Roquefeuil. Il appartient très jeune à l'entourage de , comte de la Marche et de Castres, avec lequel il combat à bataille de Nicopolis en 1396. Il l'accompagne probablement dans ses autres entreprise et fait partie des seigneurs français qui l'accompagnent lorsqu'il épouse, en 1415, la reine ..

Tristan de Clermont fait partie des seigneurs français sur lesquels Jacques de Bourbon choisit de s'appuyer pour conforter son pouvoir, que son épouse lui conteste au royaume de Naples. Le , il épouse , fille de Raymond des Ursins des Baux (en italien : ) et de Marie d'Enghien. Tristan descend . des seigneurs de Clermont-Lodève qui avaient contracté des mariages avec des membres de la Maison des Baux de la branche des princes d'Orange, son épouse ne peut pas être suspectée de contracter une mésalliance.

Marie d'Enghien a mis dans la corbeille de noces du couple le comté de Cupertino, en tant que dot de sa fille, qui comprend une partie des terres et des droits sur Ceglie Messapica, Copertino, Galatone, Ginosa, Laterza, Leverano, et Matera .Il faut être prudent en ce qui concerne la notion de fiefs : ils comprenaient des terres nobles et des droits que les seigneurs détenaient depuis longtemps ou qu'ils avaient acquis de tiers qui les possédaient, et pour lesquels ils devaient hommage au roi ou à un seigneur intermédiaire, et des biens et des droits de la couronne qui étaient concédés en tant que fief par le roi et qu'il pouvait reprendre quand bon lui semblait. Les turbulences de la politique du royaume de Naples engendraient, à cette époque, des politiques qui provoquaient une « re-féodalisation ». Enfin, il n'est pas rare que coexistent en un même lieu des fiefs anciens et des fiefs dont la création est récente.

En 1419, Tristan de Clermont reçoit en fief Veglie qu'il entreprend de fortifier ..

Vers 1423, il succède, à la tête de la seigneurie familiale, à son frère Arnaud de Clermont. Celle-ci comprend, outre Clermont-Lodève, la vicomté de Nébouzon, la baronnie de Brusque, la seigneurie de Saint-Gervais et des parts dans diverses co-seigneuries comme celle de Boussagues ..

Il passe notamment un accord, le qui permet à un certain Déodat Bruguières de faire paître son bétail sur le terroir de Clermont-Lodève moyennant une redevance de annuelle de deux setiers d'avoine. Le , il est témoin, au château de Roquecourbe, du contrat de mariage entre Bernard d'Armagnac, comte de Pardiac, vicomte de Carlat et de Murat et Éléonore de Bourbon, fille unique de Jacques de Bourbon et de sa première épouse Béatrice d'Évreux-NavarreCe mariage est célébré en 1429 seulement. Éléonore de Bourbon entretemps a hérité de son grand-père, le roi de Navarre , le Duché de Nemours.

Entre le et le , Tristan de Clermont est à Venise où il sollicite l'autorisation d’affréter une galère pour le conduire à Lecce ..

Le , au château de Copertino, Tristan de Clermont, qui prévoit probablement de se rendre en France, rédige un testament qui nous informe à propos de sa descendance. Ce voyage n'eut probablement lieu qu'après le décès de son épouse, le . Il envisage bientôt de se remarier, et entreprend le des négociations afin d'épouser Louise de la Tour d'Auvergne, fille de Bertrand de La Tour d'Auvergne.

Le , il assiste, en tant que témoin, au palais épiscopal de Béziers de l'hommage que rend Odet de Lomagne à pour la baronnie des Angles au comté de Bigorre ., et pour le château de Serignac. Jean de Foix exerçait alors, pour le compte de , la fonction de gouverneur du Languedoc. Cette cérémonie fut tenue dans le cadre d'une réunion des États de Languedoc ..

Entre 1431 et 1436, Tristan de Clermont-Lodève et son fils Raymond cèdent la seigneurie de Clermont-Lodève et leurs autres biens en France à leur fille et sœur Antoinette de Guilhem de Clermont-Lodève et à son époux Pons de Caylus, seigneur de Castelnau de Bretenoux ., à condition que Pons de Caylus relève le nom et les armoiries des Clermont-Lodève ..

Famille directe et descendance

Le testament que Tristan de Clermont-Lodève passe, le , devant le notaire Giovanni de Rotigio, et en présence de témoins dont certains sont français, avec le conseil d'un célèbre juriste, Francesco Ammirato, venu de Lecce, nous renseigne sur la composition de sa famille qui comprend six enfants : Raymond qui n'est pas encore majeur et qui est son légataire universel, Sancia qui est déjà mariée avec des Baux, duc d'Andria, Marguerite qui épousera plus tard Antonio Ventimiglia, marquis de Geraci Siculo, et grand amiral du royaume de Sicile, Isabelle, reine consort de Naples, femme du roi Ferdinand, avec une immense postérité.

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Noblesse du XVe siècle Catégorie:Naissance dans la province du Languedoc Catégorie:Chevalier médiéval français