Aire-sur-l'Adour, est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine). Remontant à l’époque romaine, puis résidence royale du royaume wisigoth, Aire est aujourd'hui une commune d'environ dans une région rurale, entre Bordeaux et Pau. Elle est reliée à l'autoroute A65.

Géographie Localisation Nichée aux limites sud-est du département des Landes, l'agglomération d'Aire-sur-l'Adour est située à la jonction du Tursan, dont elle est la plus grande commune, du Bas-Armagnac et du Vic-Bilh, entre forêt, coteaux de Gascogne et plaines du bassin de l'Adour. Limitrophe du département du Gers, elle forme une agglomération unique avec Barcelonne-du-Gers.

Traversée par la route départementale 824 et l'autoroute A65, elle est située à au sud de Bordeaux, au nord de Pau et au sud-est de Mont-de-Marsan, à l'endroit où l'Adour entre dans le département des Landes. Elle fait partie de la région vinicole de l'AOC Tursan.

Communes limitrophes

Hameaux et lieux-dits Le cœur de la ville est situé de part et d'autre de l'Adour. La mairie, le centre commerçant et la cathédrale se trouvent sur la rive gauche. Les deux principaux lieudits à l'écart du centre-ville sont Subéhargues, sur la rive droite, et le quartier du Mas qui surplombe la rive gauche avec l'église Sainte-Quitterie. La principale commune limitrophe est Barcelonne-du-Gers, qui fait partie de la même agglomération.

Géologie et relief

Hydrographie L'Adour traverse la commune de part en part. Le ruisseau de Buros, affluent droit de l'Adour, arrose également ses terres.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Houga à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Aire-sur-l'Adour est catégorisée « bourg rural » par l'Insee dans la grille communale de densité 2022(), à sept niveaux, remplacée par la grille de densité 2025. Définir les mots est important. Selon l'Insee, d'un point de vue statistique où les communes sont réparties en sept catégories selon leur densité, .

D'un point de vue récent de géographe, . Deux sens courants coexistent : l'un à l'échelle communale, mais .

L'unité urbaineUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. d'Aire-sur-l'Adour, dont elle est la ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine d'Aire-sur-l'Adour, il y a une ville-centre et une commune de banlieue., comprend également la commune limitrophe Barcelonne-du-Gers, située dans le Gers en région Occitanie..

Petites Villes de demain est un programme initié par le gouvernement français au début des années 2020, avec l'objectif d'aider 1 600 villes françaises (de moins de ), dans le centre-ville et l'habitat. Les deux villes de l'unité urbaine, Aire-sur-l’Adour et Barcelonne-du-Gers, sont éligibles à ce programme mené aussi avec la Communauté de communes d'Aire-sur-l'Adour ; il est focalisé sur l'aménagement de zones situées dans leurs centres urbains. Après un diagnostic partagé avec les habitants, les objectifs définis et les propositions, les actions prévues ont été présentées en 2023.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aire-sur-l'Adour, qui comprend 23 communes et dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne...

vignette|redresse=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,1 %), forêts (21,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,2 %), zones urbanisées (7,3 %), prairies (6,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Voies de communication et transports Voies 189 odonymes recensés à Aire-sur-l'Adourau Allée Avenue Bld Chemin Cité Côte Impasse Place Promenade Quai Route Rue Square Autres Total 5 Dont Allée Albert Camus. 10 Dont Avenue du 4 septembre. 2 17 5 1

8

11 Dont Place Atura. 2 1

17 100 Dont Rue Gambetta et Rue Carnot.

0

10 Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc. 189 Notes « Nv »Sources : rue-ville.info & OpenStreetMap

Risques majeurs

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Adour, le Broussau, le ruisseau de l'Escourre et le Lourden. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2006, 2009, 2014 et 2020, chapitre Risque inondation..

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..

vignette|redresse=1.5|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Aire-sur-l'Adour. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 26 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 465 sont en aléa moyen ou fort, soit 18 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 2002 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie Attestée sous la forme civitate Vicojuli ou Vicus Julii en , composé latin de vicus « village » et du gentilice de .

Le nom complet de la commune est un toponyme pléonastique, c'est-à-dire qu'il assemble deux éléments désignant la même chose : le nom Aire (Atura) est dérivé du nom Adour, comme l'indique le nom des habitants (Aturins)..

Ce nom est en quelque sorte la francisation d'un toponyme basque latinisé. En effet, le nom originel Atura est la traduction latine de Aturri, nom basque de l'Adour. Ce nom a évolué de la sorte : Atura > Atra > Aira > Aire, il est en effet lié au peuple aquitain des Aturenses.

Son nom gascon s'écrit soit Aira selon la Norme classique de l'occitan (ou graphie alibertine), soit Ayre avec la graphie fébusienne (apparentée à la norme mistralienne).

Par décret du 3 avril 1962 portant changement de noms de communes, la commune d'« Aire » prend officiellement le nom d'« Aire-sur-l'Adour »Décret du 3 avril 1962 portant changement de noms de communes, publié au ..

Histoire Aire et Dax sont les seules villes landaises de l'époque préromaine.

Antiquité vignette|Le pont sur l'Adour. vignette|Le pont sur l'Adour vu de dessus. vignette|Le pont de l'autoroute A65. Avant l'époque romaine, un oppidum du nom de Atura existait sur le site d'Aire. De ce nom, emprunté au fleuve Adour, dérivent aussi bien le nom de la ville d'Aire que celui du Tursan (pagus aturensis). Il était occupé par le peuple aquitain des Tarusates (Proto-basques). Un nombre important de tumuli sera découvert en 1881 par le Dr Léo Testut au sud de la commune, au lieu-dit Nauthery. Leur fouille met à jour la présence de poteries, tessons, traces de foyers, cendres, ossements incinérés et plusieurs objets en bronze. Dans un tumulus sont mis au jour de gros blocs de pierre. Par la suite, d'autres tumuli sont repérés dans le même secteur.

Capitale des peuples soumis vers par Crassus, lieutenant de Jules César, le nom d'Aire, et notamment de son bourg, est romanisé en Vicus JuliiPanneau de présentation de l'église Saint-Quitterie d'Aire-sur-l'Adour.. Deux autels romains dont un dédié à Mars y sont découverts par Émile Taillebois en 1884..

Au Bas-Empire romain, elle est la cité des Aturenses, un des neuf peuples de la Novempopulanie. De cette époque subsiste, aux abords de la ville, le Castéra ou Camp de César, éperon barré par un retranchement. Au lieu-dit Tuco, le Camp de Pompée est une enceinte protohistorique de forme ovale. À proximité, vingt-neuf autels votifs, dont plusieurs dédiés au dieu Mars, sont mis au jour en 1884-1885 ainsi que divers vestiges : fragments de céramique, débris de tuiles, de briques, carreaux de pavage, etc. En plusieurs points de la ville, de diverses découvertes archéologiques sont réalisées à l'occasion de travaux : vestiges de substructions antiques, restes de fortifications, colonnes de marbre, mosaïques, amphores, tronçons d'armes, pièces de monnaies romaines, etc. Il n'existe pas de certitude sur l'existence d'une enceinte faisant de la cité une ville close mais divers indices permettent de le supposer.

Wisigoths