Christine Arron, née le aux Abymes, Guadeloupe, est une athlète française spécialiste du 100 mètres, championne du monde du relais 4 × 100 mètres en 2003, et détentrice depuis 1998 du record d'Europe du 100 mètres en 10 s 73.
Depuis , elle est maire-adjointe (divers droite) de la commune de Champigny-sur-Marne, chargée des Sports.
Carrière sportive Débuts gauche|vignette|Christine Arron lors du meeting de Paris en 2008. Christine Arron naît aux Abymes sur l'île de Guadeloupe le . Dans les années 1930, son grand-père Augustin Arron a été le premier athlète noir sélectionné en équipe de France et a été sacré champion de France.. Il lui a ouvert la voie. Elle commence par pratiquer le karaté puis se tourne vers l'athlétisme en 1984. Quatre ans plus tard, elle s'empare de son premier record de France et l'année suivante, elle remporte le titre cadette sur aux Jeux de la CARIFTA, trophée prestigieux dans les disciplines de sprint.
Arrivant en 1992 en métropole (elle est déjà détentrice du record de France junior des clubs sur relais 4 × cette année-là), elle s'entraîne avec Fernand Urtebise avant de rejoindre le groupe de Jacques Piasenta. Elle s'entraîne alors majoritairement sur . En 1996, une blessure lors du meeting de Villeneuve-d'Ascq la prive de la première participation aux Jeux olympiques d'été d'Atlantale livre de l'année 1998, Christine Arron: « je suis stupéfaite », l'Équipe.
En 1997, Arron se tourne vers des distances plus courtes que le , et très vite, elle bat le record de France du en salle détenu par Marie-José Pérec en 23 s 13. Blessée au dos, elle déclare forfait pour les mondiaux en salle qui se déroulent en France à Paris. Lors de l'été, elle s'impose sur lors de la Coupe d'Europe. Mais victime de vertiges, elle choisit le lors des Championnats du monde d'athlétisme 1997, compétition où elle termine , la première place étant remportée par une nouvelle venue dans le monde du sprint féminin, l'Américaine Marion Jones. Elle obtient une médaille de bronze avec le relais 4 × , composé de Patricia Girard, Sylviane Félix et Delphine Combe.
Record d'Europe du En 1998, elle bat à quatre reprises le record de France du alors détenu par Marie-José Pérec depuis 1991, le portant de 10 s 95 à 10 s 73 (+). Cette dernière performance, qui constitue le record d'Europe actuel, est réalisée à l'occasion des Championnats d'Europe d'athlétisme 1998 à Budapest (Hongrie) et bat de quatre centièmes les 10 s 77 d'Irina Privalova qui dataient de 1994. Elle est encore, à l'heure actuelle (2022), la septième plus rapide de l'histoire sur . Devant se trouve Florence Griffith-Joyner suspectée de dopage du fait de ses records du monde inaccessibles, de la rapidité de sa transformation morphologique, de l'amélioration de ses performances, de sa retraite précipitée alors que les contrôles inopinés viennent d'êtres institués ainsi que de son attaque cérébrale à 38 ans, Carmelita Jeter et Marion Jones qui avoueront aussi s'être dopées..
Lors des mêmes championnats d'Europe de 1998, Christine Arron remporte un second titre avec le relais 4 × , composé lors de la finale de Frédérique Bangué, Katia Benth et Sylviane Felix, au terme d'une dernière ligne droite légendaire où elle comble plus de de retard sur la Russe Irina Privalova en la dépassant dans les derniers mètres. Elle sera élue athlète européenne de l'année en 1998 et restera la seule française à obtenir cette récompense jusqu'en 2010 avec la désignation de Christophe Lemaitre.
thumb|left|De gauche à droite, Marion Jones, Debbie Ferguson, Christine Arron, Zhanna Pintusevich, Andrea Philipp (masquée) et Lauren Hewitt lors de la demi-finale des championnats du monde de Séville. L'année suivante, elle connaît de nombreuses blessures qui l'empêchent de briller aux Championnats du monde d'athlétisme 1999 de Séville. Elle remporte toutefois la médaille d'argent avec le relais 4 × , avec ses coéquipières Patricia Girard, Muriel Hurtis et Katia Benth, et bat le record de France en 42 s 06.
Les blessures continuent l'année suivante. De plus elle connaît des problèmes de départ. Elle échoue alors en demi-finale lors des Jeux olympiques d'été de 2000 de Sydney.
Elle décide de rejoindre le groupe d'entrainement de l'Américain John Smith. Elle doit renoncer aux Championnats du monde d'athlétisme 2001 sur blessures, puis annonce en novembre 2001 l'arrêt de sa collaboration avec John Smith.
Après un arrêt consécutif à la naissance de son fils en 2002, à une époque où il est peu courant pour une sportive de faire une césure pour une naissance, elle revient à la compétition avec un nouvel entraîneur, Guy Ontanon - qui entraîne également Muriel Hurtis -, en 2003, pour remporter le de la Coupe d'Europe en salle.
Championne du monde du 4 × Les Championnats du monde d'athlétisme 2003 se disputent en France, au Stade de France de Saint-Denis. Elle se qualifie aisément pour la finale. Lors de celle-ci, elle prend un excellent départ mais elle termine à la sixième place (désormais cinquième, l'Américaine Kelli White, préalablement vainqueur, ayant été disqualifiée pour dopage). Le , elle remporte la médaille d'or du lors des Championnats du monde d'athlétisme 2003 à Saint-Denis. Elle est la quatrième relayeuse, après Patricia Girard-Léno, Muriel Hurtis et Sylviane Félix. la dernière transmission entre celle-ci et Arron est loin d'être parfaite, les deux filles étant proche de se percuter. Elle comble le mètre de retard qui la sépare de l'Américaine Torri Edwards pour terminer en tête dans un temps de (nouveau record de France de la discipline)le livre de l'année 2003, Témoins de l'histoire, l'Équipe..
En 2004, elle bat son record de France du en salle. Elle réalise une très bonne première partie de saison estivale en restant invaincue sur la distance du et en réalisant lors des championnats de France, deuxième performance mondiale de la saison et sa première course sous les depuis 2000. Lorsqu'elle rejoint Athènes pour les Jeux olympiques d'été de 2004, elle est donc l'une des grandes favorites, mais, après deux premiers tours très convaincants, elle est éliminée en demi-finales du en terminant à la sixième place après un départ totalement manqué. Cette contre-performance provoquera une polémique à propos de sa préparation avec la psychothérapeute Fanny Didiot-Abadi où elle affirmera « avoir été grugée »..
Elle obtient la médaille de bronze sur le avec Véronique Mang, Muriel Hurtis et Sylviane Félix, derrière la Jamaïque et la Russie, dans un temps de . right|thumb|Au meeting ISTAF à Berlin en 2005 Après une brillante saison en salle en 2005, elle se blesse malheureusement en série des Championnats d'Europe en salle à Madrid. Sa saison estivale débute par trois victoires lors des trois premières étapes de la Golden League 2005, au meeting Areva, au Golden Gala et au Bislett Games. En août 2005, aux Championnats du monde d'Helsinki, elle décroche sa première médaille individuelle intercontinentale sur en terminant troisième de la course en d'une course disputée sous la pluie, l'or étant remporté par l'Américaine Lauryn Williams devant la Jamaïcaine Veronica Campbell. Elle décroche une deuxième médaille dans la foulée en terminant aussi troisième sur moins d'une heure avant de qualifier la France pour la finale du relais. Lors de la finale du , elle réalise dans le temps que Rachelle Boone-Smith qui remporte la médaille d'argent, l'or étant remporté par l'Américaine Allyson Felix en . Le relais, composé de deux sprinteuses jeunes et inexpérimentées, Patricia Buval, Lina Jacques-Sébastien, et de Fabé Dia, a au départ de la compétition l'ambition de participer à la finale. Les Françaises terminent à la quatrième place dans le temps de . Sa quatrième place au Weltklasse Zurich la prive de l'or de la Golden League. Mais elle remporte ensuite les deux dernières courses, le mémorial Van Damme et l'ISTAF de Berlin. Elle remporte également le DécaNation au stade Charléty, compétition disputée par équipes nationales.
Lors de l'hiver 2006, elle bat son record de France sur () et remporte le meeting international de Liévin sur 60 et (). Aux championnats du Monde en salle de Moscou, elle est considérée comme l'une des prétendantes au titre. Après une série () et une demi-finale () parfaitement négociées, la Française manque de tomber au départ de la finale. Malgré une bonne fin de course, elle ne prend que la quatrième place en .
Annoncée comme la favorite des Championnats d'Europe d'athlétisme à Göteborg, Christine Arron déclare forfait pour cette compétition, à la suite d'une blessure contractée le au meeting de la Baie-Mahault.. Elle renoue avec la compétition au Meeting de La Chaux-de-Fonds en terminant deuxième du en . Sa dernière course de la saison sera celle du DécaNation à Paris, où elle finit de nouveau deuxième, en .
Elle se sépare en janvier 2007 de son entraîneur Guy Ontanon (parti pour le Team Lagardère) au profit de l'ancien hurdler Stéphane Caristan.. Christine Arron reprend la compétition en 2007, lors de la Coupe d'Europe des nations d'athlétisme. Elle finit deuxième du B en et deuxième du relais . Sixième du Meeting de Paris en , elle revient au meeting de Reims en et remporte le meeting de Monaco en , sa meilleure performance depuis deux ans. Durant cette période, elle souffre de problèmes de sommeil qui prennent leur source dans un manque d'exposition à la lumière.. thumb|left|Aux Championnats du monde 2007 d'Osaka. De nouveau, elle figure parmi les favorites d'un grand championnat. Qualifiée pour les Championnats du monde d'Osaka sur , elle s'aligne sur aux Championnats de France afin de se qualifier également sur cette distance pour les Mondiaux. En , elle est sélectionnée en équipe de France avec un bon espoir de podium. Elle se qualifie pour la finale du avec son meilleur temps de l'année en , mais finit seulement sixième, en , d'une finale extrêmement serrée. Elle clôt brillamment sa saison par une victoire au Meeting de Zurich devant les médaillées du , et une troisième place lors des Finales Mondiale IAAF à Stuttgart.
Sa saison 2008 est perturbée par une angine, une déchirure musculaire, des problèmes de dos et d'adducteurs. Après ses problèmes de sommeil de la saison passée, elle connaît un nouveau problème peu commun. Chaque lendemain de course la laisse sans force, ce qui est incompatible avec un grand championnat. La cause de ce problème est finalement une intolérance alimentaire.. Lors des Jeux olympiques de Pékin, elle est éliminée en quarts de finale du finissant quatrième de sa série en ..
En 2009, lors des championnats de France, Christine Arron ne prend que la troisième place du derrière Myriam Soumaré et Muriel Hurtis en . Loin des minima pour les Championnats du monde, elle ne sera pas du voyage à Berlin. Ses contre-performances de ces deux dernières années semblent annoncer une fin de carrière. À l'exemple des anciennes figures de l'athlétisme français, Eunice Barber et Muriel Hurtis, qui n'ont pas réussi à se qualifier pour les Mondiaux 2009.
En 2010, lors des championnats de France, elle prend la deuxième place du derrière Véronique Mang et se qualifie pour les Championnats d'Europe d'athlétisme 2010 à Barcelone. Sur , elle termine troisième de sa série en , signant le temps des engagées avant de finir également troisième de sa demi-finale en , son meilleur chrono de l'année et également cinquième temps des demi-finalistes. En finale, elle prend la huitième place en . Avec l'équipe de France du , elle se qualifie pour la finale après avoir terminé troisième de sa série en . En finale, elle remporte une médaille d'argent avec Myriam Soumaré, Véronique Mang et Lina Jacques-Sébastien en ..