Paul Harel, né à Échauffour le et mort le , est un poète et aubergiste français.

Biographie Fils d’un avocat de Saint-Lô, Paul Harel court les champs plus qu’il ne fréquente l’école. Il est mis en apprentissage à l’âge de quatorze ans chez le pharmacien de Montreuil-l'Argillé, où il vend des onguents tout en apprenant un peu de latin chez le curé local. De seize à dix-neuf ans, il est typographe à Nogent-le-Rotrou, où il imprime les œuvres de Paulin Paris, Gaston Paris et Paul Meyer

Théophile Féret a dit de lui :

Dans la préface de son premier recueil, Sous les pommiers, paru en 1879, Paul Harel a pris soin d’expliquer pourquoi il embrassé la profession d’hôtelier : « Mon père était avocat, mon grand-père aubergiste ; j’ai repris le métier de celui-ci par amour du pittoresque. J’ai cru devoir donner ce mauvais exemple à mes contemporains, en un temps où les fils de la terre désertent leurs foyers, où la vie des ancêtres est inconnue, sinon dédaignée. » S’il n’a pas regretté son choix, c’est bien aussi un peu parce que, pour lui, « le grand secret de tout est dans la charité », et que l’ancestrale profession lui permet de pratiquer cette vertu sur une large échelle en accueillant chez lui les miséreux, les gueux qui passent sur la route :

Paul Harel a été aimé en retour. Il jouit, dans son pays, d’une popularité de bon aloi. « Dans l’Orne, dit encore Féret, on lui porte une tendresse religieuse. »

Paul Harel a chanté les charmes de la nature et la vie rurale avec une sincérité et une simplicité qui n’excluent ni le pittoresque ni la grandeur. Dans son dernier volume, qu’il préfère aux autres, Les Heures lointaines (1903), il puise surtout son inspiration dans la foi, qu’il ne conçoit point sans la charité. En 1895, il fut appelé à diriger, à Paris, une grande revue catholique, La Quinzaine. Mais les splendeurs de la capitale ne purent lui faire oublier son pays natal : aimant la simplicité rustique, il résigna bientôt ses fonctions directoriales pour retourner à Échauffour.

L'Académie française lui décerne le prix Montyon (1887), le prix Kastner-Boursault (1896), le prix Lambert (1899 et 1912) et le prix Vitet (1922).

Principales publications Sous les pommiers, poésies, 1879 Gousses d'ail et fleurs de serpolet, 1881 Les Vingt-Huit Jours du caporal Ballandard, 1882 Rimes de broche et d’épée, 1883 Aux champs, 1886 Gustave Le Vavasseur, 1888 La Hanterie, 1889 Souvenirs d’auberge, 1894 Gorgeansac. La Petite Marthe. Le Nez du cousin Barnabé, 1898 À l’Enseigne du Grand-Saint-André, 1906 Ernest Millet, 1904 La Vie et le mystère ; sonnets, 1921 Les Larmes, 1895 Les Voix de la glèbe, 1895, prix Kastner-Boursault de l'Académie française en 1896 Œuvres choisies, 1897 Le Demi-sang, roman, 1898 Les Heures lointaines, 1902 Ernest Millet, 1904 Œuvres : Heures lointaines. Aux champs. Voix de la glèbe. Poèmes inédits, 1904 En forêt, 1906 Hobereaux et villageois, 1911 de La Galaisière, 1913 Poèmes mystiques et champêtres, 1914 Devant les morts, poèmes de guerre, 1918 La Vie et le Mystère, sonnets, 1921 Poèmes à la gloire du Christ, suivis de poésies diverses, 1928 Poèmes mystiques et champêtres, 1914 La Marquise de Fleuré, 1923 Théâtre L'Herbager, pièce en 3 actes, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon,

Pour approfondir Bibliographie Jean Ernest-Charles, Les Samedis littéraires, Paris, Bibliothèque internationale d’édition, 1905.

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Notes et références

Catégorie:Poète français du XIXe siècle Catégorie:Poète normand Catégorie:Naissance dans l'Orne Catégorie:Naissance en mai 1854 Catégorie:Décès en mars 1927 Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Aubergiste Catégorie:Lauréat du prix Montyon