Le Boulay (prononcé ) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire, dans la région naturelle de la Gâtine de Touraine.
Bien qu'il soit probable que des gisements de minerai de fer aient été exploités de longue date dans la commune, l'histoire du Boulay n'est bien documentée qu'à partir du milieu du . À cette époque s'y établit un prieuré de moniales bénédictines qui se trouvait auparavant à la limite entre Le Boulay et Château-Renault. Ce prieuré, qui connaît des fortunes diverses et dont l'apogée se situe au milieu du après son rétablissement par l'archevêque de Tours Bertrand d'Eschaud, disparaît dans la première moitié du .
Pendant longtemps, l’agriculture a pâti de la mauvaise qualité agronomique des sols de la Gâtine tourangelle, qui fut progressivement défrichée à partir du ; en outre, ce secteur d'activité perd du poids dans l'économie communale depuis plusieurs décennies. Au , la proximité de Château-Renault fait que la population du Boulay, qui n'avait que peu diminué depuis 1880, augmente très vite, avec en , la démographie étant soutenue par un parc industriel dynamique à cheval sur les deux communes.
Géographie Localisation et communes limitrophes La commune du Boulay se trouve à au nord-nord-est de Tours., en limite des départements d'Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher ; Authon, l'une des six communes limitrophes du Boulay, appartient d'ailleurs à ce dernier département et la ville de Vendôme, dans le Loir-et-Cher, n'est qu'à du Boulay..
Le Boulay est rattaché au canton de Château-Renault et les deux chefs-lieux ne sont distants que de à vol d'oiseau.. La commune fait partie du bassin de vie de Château-Renault et se trouve dans la zone d'emploi de Tours..
Géologie et relief vignette|redresse=1.2|alt=Vue d'une carte répartissant un territoire communal en grandes zones géologiques de couleurs différentes.|Carte géologique simplifiée du Boulay.. Le territoire du Boulay se trouve intégralement compris dans la petite région naturelle de la gâtine de Touraine. Le sous-sol de la commune est composé d'une épaisse couche de calcaire turonien ou sénonien, comme la presque totalité du département. S'y superposent des formations éocènes issues de la dégradation et du remaniement des strates calcaires sous-jacentes, sables argileux à kaolinite au nord-est et à l'est (eS) comportant des blocs de poudingue recalcifié dont le volume peut atteindre , argile rouge (eA) au nord. Les sols qui en résultent sont lourds, collants, difficiles à travailler, très humides et leurs propriétés agricoles sont médiocres. Des argiles à silex blanches ou beiges (Rs1) largement composées de kaolinite à plus de 80 % viennent combler les dépressions. Des limons des plateaux quaternaires (LP) recouvrent toute la partie sud-ouest du territoire..
L'aire du territoire du Boulay est de (au ) quand la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine s'établit à ... La superficie communale était autrefois plus importante, mais plusieurs cessions de territoire au profit de Château-Renault, entre 1840 et 1968, l'ont réduite.
Les altitudes relevées sur le territoire du Boulay s'échelonnent de 87 à , les altitudes les plus élevées s'observant à l'ouest du territoire alors que le point le plus bas se trouve à l'extrême est, dans la vallée de la Brenne. La commune du Boulay est un plateau dont la pente assez douce d'ouest (le plus haut) en est (le plus bas), avec une rupture de pente nette pour rejoindre la vallée de la Brenne encaissée. La vallée de la Glaise, au nord et à l'est, est elle-même encaissée d'une vingtaine de mètres.
Hydrographie vignette|gauche|alt=Photographie en couleurs d'un lavoir en bois établi sur une petite rivière ; un pont à l'arrière-plan.|Le lavoir du Boulay, au bord de la Glaise. La Glaise, d'une longueur de , affluent de la rive droite de la Brenne, marque la limite communale du Boulay au nord et au nord-est, jusqu'à sa confluence avec la Brenne, qui ferme le territoire du Boulay à l'est ; un petit moulin a fonctionné à cet endroit. Dans son cours aval, sa vallée est encaissée de plus de par rapport aux plateaux environnants. De nombreux ruisseaux, pour la plupart temporaires et dont les vallées sont très peu marquées, sillonnent le plateau et se jettent soit dans la Glaise vers le nord et l'est, soit dans le Madelon vers le sud en dehors de la commune ; l'un de ces ruisseaux matérialise la limite communale entre le Boulay et Saint-Laurent-en-Gâtines à l'ouest.
Sur les de son cours, la Glaise présente un dénivelé de , soit une pente moyenne de . Le débit annuel moyen de cette rivière estimé à son embouchure en 2000 n'est que de mais cette valeur recouvre des variations importantes selon l'état des ruisseaux affluents qui sillonnent son bassin versant ; en l'absence de station hydrométrique sur son cours, aucune précision complémentaire n'est disponible..
Quatre zones humidesD’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Brenne en amont de Château-Renault », « l'étang de la Bonnerie », « Grand l'étang de Fléteau » et « la vallée du Ruisseau de la Glaise »...
Paysages naturels La gâtine de Touraine était originellement un pays de landes et de forêts.. Les défrichements successifs qui lui ont donné son nom de ., et dont Ronsard s'est ému dans son Élégie contre les bucherons de la forest de Gastine., en ont transformé la plupart des paysages en parcelles agricoles. Ne subsistent plus au Boulay, de ce panorama traditionnel, que le bois de Fléteau au sud du bourg et des massifs disséminés qui représentent encore 21 % de la surface communale., 6 % du territoire étant également couverts par des landes.
Soumise à un climat océanique, la végétation naturelle de la forêt de gâtine dans la région du Boulay repose sur le Chêne pédonculé (Quercus robur), le bouleau (Betula sp.) et, pour la strate arbustive, sur plusieurs espèces de bruyères ainsi que sur le Genévrier commun (Juniperus communis) et la Fougère aigle (Pteridium aquilinum).. Les bois de la commune abritent aussi la Raiponce en épi (Phyteuma spicatum) et les prairies de Toulefaut l'Orchis grenouille (Dactylorhiza viridis)., cette dernière espèce figurant sur la liste rouge européenne de l'UICN..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saunay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transport Infrastructure routière La route départementale qui, venant de Château-Renault, se dirige vers l'ouest vers Château-la-Vallière, puis Baugé-en-Anjou avec un accès vers Angers passe au sud de la commune du Boulay, dont elle marque pendant plusieurs kilomètres la limite communale avec Villedômer. Embranchée sur la , la permet d'accéder au chef-lieu communal du Boulay ; elle oblique ensuite vers l'ouest pour atteindre La Ferrière. Partant du Boulay, la se dirige vers Monthodon au nord.
De part et d'autre de Château-Renault, la permet d'atteindre vers le nord Vendôme puis la région parisienne et vers le sud Tours . Il est également possible, depuis Château-Renault, de gagner la de l' Paris-Bordeaux.
Transport en commun Pour bénéficier d'un moyen de transport en commun, les habitants du Boulay doivent se rendre à Château-Renault, commune voisine desservie par la ligne A du réseau Touraine Fil vert, le réseau interurbain de transport par autocar du conseil départemental d'Indre-et-Loire. Cette ligne, qui relie Château-Renault à Tours, propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours de la semaine ; en 2015, elle n'est pas en service le dimanche..
Urbanisme Typologie Au , Le Boulay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,5 %), forêts (23,7 %), prairies (6,2 %), zones urbanisées (3,1 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine vignette|alt=Photographie de pavillons d'aspect identique construits au bord d'une route.|Un lotissement moderne à l'ouest du bourg. vignette|gauche|redresse=1.2|alt=Vue d'une carte en couleur représentant les principales routes d'une commune et l'extension de son urbanisation ; légende détaillée ci-dessous. |Voirie et zones urbanisées du Boulay.