Éryxias (en grec ) est un dialogue socratique du pseudo-Platon sur la richesse. Une autre titre, Érasistrate est mentionné par Diogène Laërce pour ce dialogue, V (Platon).
Personnages du dialogue Socrate Critias Éryxias : Originaire de Stiria, en Attique, I, 22. Érasistrate, neveu du politicien Phéax d’Acharnes. Luc Brisson dit qu’il fut peut-être l’un des Trente ; Xénophon nomme en effet un certain Érasistrate dans la liste des Trente présente dans ses Helléniques, II, 3, 2..
Cadre Le dialogue est rapporté par Socrate, et eut lieu sous le portique de Zeus Éleuthérios.
Authenticité L’authenticité de ce dialogue est douteuse ; il est généralement admis que l’avis de Suidas selon lequel les dialogues sans introduction (dits « acéphales ») sont d’Eschine de Sphettos, n’est pas fiable : il y comprend entre autres l’ÉryxiasEichholz, The Pseudo-Platonic Dialogue Eryxias, The Classical Quarterly, Vol. 29, No. 3. (1935), 129-149 et 140-141.. Aucun dialogue avec ce titre ne se retrouve à l’article que lui consacre Diogène Laërce, Livre II.
Thèses du dialogue Seul le sage est vraiment riche. La richesse n’est en soi ni un mal ni un bien, mais peut le devenir. La richesse est indissociable de l’utilité.
Dans l’Éryxias, Socrate admet que le bien peut être assimilé à l’utile.
Première conclusion Il n’est de bien plus précieux que la sagesse qui assure le bonheur.. Cette conclusion ne satisfait pas Éryxias, qui déprécie les propos, et demande de poursuivre en se demandant si la richesse est un bien ou un mal393-395
Avis d’Éryxias, Socrate, puis Critias Selon Éryxias, la prospérité matérielle est une bonne chose, avis contredit par Critias, pour qui les possessions et de l’argent ne sont pas toujours une bonne chose, et que, permettant de satisfaire les désirs, elle est source de maux. Socrate répond que l’argent n’est qu’une valeur conventionnelleJohn Madison Cooper, D.S. Hutchinson, (1997), Plato, Complete works 1718. Éd. Hackett. Il intervient en faveur de Critias, avec pour support à sa conclusion qu’il est homme de qualité, digne de considération397c-399d. Selon Socrate, posséder beaucoup de biens est nécessaire pour être riche, et ces biens, pour être richesse, doivent être utiles, autrement dit il faut savoir s’en servir : le bien n’est utile qu’à celui qui sait s’en servir, c’est-à-dire au sage, le sage seul pouvant être considéré riche403b-c. Si les richesses servent à assouvir des besoins, et si les besoins sont dépendants de désirs, et si les riches sont ceux qui ont le plus de désirs, l’enquête se poursuit quant à savoir si ces désirs peuvent mener au mal.
Les richesses peuvent mener au mal L’excellence est l’état où l’on éprouve le moins de désirs et le moins de besoins402d-405e.
Citations D’un poème d’Archiloque de Paros397e (frag. 1332 de West) :
Références
Bibliographie
Catégorie:Dialogue attribué à Platon Catégorie:Œuvre sur Socrate