Lettre à Dieu est une lettre de Xavier Forneret datée du .

Résumé La Lettre à Dieu est une prière adressée à Dieu. L'écrivain commence par demander pardon à Dieu pour ses fautes. Il fait l'éloge de la prière, , avant d'affirmer la toute-puissance de Dieu, qui le fait souffrir avant de le guérir. L'anaphore « pardon » illustre ensuite les différents stades de la vie, l'enfance, la vieillesse et la jeunesse, chacun associé à un péché.

Un distique en alexandrin, imprimé en lettres capitales, vient couper le texte :

L'anaphore « pardon » est reprise à nouveau pour dresser la liste de ceux qui se détournent de Dieu, jusqu'à une question rhétorique accusant Jeanne Sarrey d'un faux serment et souhaitant la voir punie par l'inscription en capitales à la place du cœur et d'autres châtiments, dont le néant. Forneret détaille ensuite la manière dont il ressent la trahison.

La lettre s'achève sur l'évocation de l'entrée au couvent de Jeanne Sarrey :

Analyse Présentation La lettre porte en épigraphe la mention . Certains passages sont imprimés en capitale.

La lettre est paraphée , comme de nombreux textes de Forneret écrits dans sa maison de campagne près de Chaudenay, à une douzaine de kilomètres de Beaune.

Contexte La Lettre à Dieu est datée de ; elle est composée la même année que le Deuxième extrait d'un volume de Rêves, publié en janvier et considéré comme son , parfois même comme son tout court. Cette lettre constituerait donc la selon Jacques-Rémi Dahan, inaugurant la phase « Monsieur Prudhomme » de Forneret.

Ce texte est un règlement de comptes envers Jeanne Sarrey, brodeuse en tapisserie à Dijon avec laquelle il vivait alors et qu'il accusa d'avoir tenté de l'empoisonner le . Celle-ci s'enfuit au couvent du Bon-Pasteur à Mâcon mais Forneret, lui adressant l'un des exemplaires de sa Lettre ainsi qu'à la Mère supérieure et à l’aumônier du couvent, la force à quitter son refuge. La jeune fille sera emprisonnée mais bénéficiera d'un non-lieu à la fin de l'année 1846.

Publication La lettre fut imprimée à douze exemplaires par Romand à Beaune . Des fragments en ont été publiés dans la Revue de la Côte-d'Or et de l'Ancienne Bourgogne du , qui ont longtemps constitué la seule version connue de la Lettre à Dieu, jusqu'à ce qu'un exemplaire en soit retrouvé dans le fonds « Breuil » de la Bibliothèque municipale de Dijon.

Éditions modernes

Bibliographie

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

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