Bourgneuf-en-Retz ([]) est une ancienne commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, devenue le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Villeneuve-en-Retz.

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Ses habitants s'appellent les Novobourgeois et les Novobourgeoises, également appelés les Novembourgeois et les Novembourgeoises. Bourgneuf-en-Retz comptait au recensement de . La commune comprend aussi le village de Saint-Cyr-en-Retz.

Géographie { "type": "ExternalData", "service": "geoline", "ids": "Q765810", "properties": { "fill": "#fc3", "stroke": "#ac6600"

Situation Avant la création de la commune nouvelle de Villeneuve-en-Retz dont elle est constitue la partie ouest, elle était entourée des communes de Bouin et Bois-de-Céné de Vendée avec l'étier Le Falleron comme frontière naturelle, et de Machecoul, Fresnay-en-Retz, Sainte-Pazanne, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Pornic et de Les Moutiers-en-Retz.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Bourgneuf était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Bourgneuf, porte du marais breton est un carrefour routier important sur les axes Nantes-Noirmoutier, Pornic-Machecoul et Saint-Nazaire-Vendée dit Route bleue. À de Nantes, Bourgneuf ouvre la porte à la Côte de Jade et à la Côte Vendéenne.

Paysages Commune composée de paysages différents : le Marais breton dans la partie sud représente 43 % de la superficie de la commune, dont les activités dominantes sont l'ostréiculture, les élevages (d'anguilles, de bovins, d'ovins, avicoles…) et des marais salants qui ont été remis en production ; le coteau parsemé de vignobles (Muscadet, Chardonnay, Grolleau…), d'habitations et de cultures maraîchères ; le bocage au nord de la commune.

Près du village de Saint-Cyr-en-Retz à la Noë-Briord se trouve une table d'orientation (à d'altitude) où l'on peut observer tout le Marais breton, du Port du Collet à Machecoul jusqu'à Challans en Vendée.

Toponymie

Le nom de Bourgneuf-en-Retz vient de bourg neuf (par opposition au bourg ancien qu’est Saint-Cyr-en-Retz). Il a été mentionné sous la forme Bourg-Neuf-de-Saint-Cyr. Il est homonyme avec les nombreux , le Bourgneuf et Bourg-neuf, d'époque médiévale.

Bourgneuf-en-Retz se trouve dans la zone de transition linguistique entre le gallo et le poitevin. En gallo, le nom s'écrit Bourneu ou Bornu selon l'écriture ABCD. En gallo comme en poitevin, le nom se prononce ou .

En breton, la forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est Bourc'hnevez-Raez, soit « Bourgneuf-en-Retz », afin de permettre de différencier la commune d'autres villages de Bretagne nommés eux aussi Bourc'hnevez.

Histoire

Origines : Saint-Cyr et Bourgneuf À l'origine, la paroisse portait le nom de Saint-Cyr, port depuis l'Antiquité, mais le recul de la mer força les habitants à créer au un nouveau bourg-port d'où le nom de « Bourgneuf », ce petit port devint vite plus important que l'ancien bourg de Saint-Cyr et la commune a fini par prendre son nom. Bourgneuf est situé dans le Marais breton qui marque la frontière entre deux régions historiques, la Bretagne dont il fait partie et le Poitou. Bourgneuf était producteur important de sel au .

Le commerce du sel du Moyen Âge à l'Époque moderne Au Moyen Âge, Bourgneuf et la baie de Bretagne sont connus en Europe comme un très grand lieu de saliculture (marais salants) et l'abondante production de sel marin était surtout destinée aux Îles britanniques, aux villes de la Hanse, Dantzig ou même Rīga, et à bien d'autres régions. Au , le géographe arabe Al Idrissi décrivait Bourgneuf comme « une jolie ville où sont un chantier, un port et des bazars ». Le commerce du sel se faisait directement du producteur à l’acheteur.

Au est créé le Port du Collet avec sa forteresse (démolie pendant le règne de Louis XIV de crainte qu'elle ne tombe aux mains des Anglais), un avant-port qui devint vite plus important que le port principal de Bourgneuf qui était devenu trop ensablé.

Ce commerce connut son apogée entre les , en 1452 plus de venus de la mer Baltique sont venus charger du sel à Bourgneuf. Au on produisait plus de de sel par an dans le marais breton. Le port est aussi utilisé pour la pêche et les transports transatlantiques..

Mais l'ensablement de la « Baye de Bretagne » a provoqué la fin de la production salicole au , les navires ne pouvaient plus atteindre le Collet, d'où le déclin de Bourgneuf ensuite. Aujourd'hui au port du Collet ne subsistent plus que des activités de plaisance, une production ostréicole (huîtres Vendée-Atlantique) et quelques bateaux de pêche qui se font de plus en plus rares. Les marais salants ont été remis en activité par Daniel Robard depuis 2001, près du centre-bourg, et au village des Rivières-aux-Guérin.

Le couvent Saint-François des Cordeliers est fondé par Gérard de Machecoul et son épouse Aliénor de Thouars en 1332. De nos jours, il héberge le musée du pays de Retz créé en 1966.

À la fin de l'Ancien Régime, on note le rôle de Pierre-Marie Goullin, sieur de l'Eraudière, sénéchal de Bourgneuf, dont on peut encore voir la tombe dans la nouvelle église (). Le fils du sénéchal, Benoît Goullin, épousera la fille de Pierre Mourain, premier maire de la commune en 1790, et deviendra lui aussi maire de Bourgneuf-en-Retz.

Période de la Révolution française (1789-1799) En 1790, Bourgneuf devient une commune du département de la Loire-Inférieure. Une des premières décisions des autorités locales est de donner à la commune le nom de Bourgneuf-en-Retz. Son premier maire est Pierre Mourain, avocat et .

Durant la guerre de la première coalition (1792-1801), les forces navales de la baie de Bretagne sont basées au port du Collet et à Bouin.

Sous la Première République, la commune subit la guerre de Vendée en 1793, avec notamment en mars l'arrêt d'une colonne de 600 Vendéens sous les ordres de Ripaud de La Cathelinière de Frossay qui abat lui-même d'une décharge de deux pistolets dans la poitrine le maire de Bourgneuf, le , au lieu-dit la Foliette.

Durant la Terreur, .

De 1800 à nos jours} En 1854, le choléra et le typhus font une centaine de morts.

La ligne Nantes - Sainte-Pazanne - Pornic est créée en 1875 et passe par Bourgneuf. Puis, en 1923, la ligne à voie métrique Bourgneuf - Saint-Gilles-Croix-de-Vie est inaugurée et sera prolongée jusqu'aux Sables-d'Olonne deux ans plus tard. Elle dessert les communes côtière de baie jusqu'au nord de la Vendée et permettait surtout au fumier venant des fermes du marais d'être convoyé jusqu'aux maraîchers de la région nantaise. Ce service prendra fin en 1947.

Depuis 2002, le service de TER venant de Nantes est élargi à la saison hivernale.

Le , après plusieurs mois de travail, les communes de Bourgneuf-en-Retz et Fresnay-en-Retz décident de se regrouper au sein d'une commune nouvelle baptisée Villeneuve-en-Retz. Ce regroupement doit permettre de pallier la baisse programmée des dotations globales de fonctionnement versée par l'État durant les années suivantes.

La création de la nouvelle commune est effective le , entraînant la transformation des deux anciennes communes en « communes déléguées » de la nouvelle entitéMariage de Bourgneuf et de Fresnay. Villeneuve-en-Retz, nouvelle commune - Ouest-France du 23 septembre 2015..

Le marais de Bourgneuf-en-Retz À l’origine une sédimentation fluviale (Loire et Charente) créa cette zone de dépôt à versement successif pour en faire une entité.

Les premières salines furent creusées au début de l’ère chrétienne sous l’influence des romains. Les moines bénédictins du entreprirent les constructions salicoles : fosses, étiers. L’activité du sel connut son apogée au . Après quoi l’envasement amorça son déclin.

Il fallait rendre cet espace à l’agriculture. L'aménagement portuaire pour la pêche et la poldérisation des marais séparent en deux ce milieu dans lequel le sel est incompatible avec une activité agraire.

C'est ce qui explique l’existence des vannes du Collet et du port La Roche. Le vannage du Fresne verrouilla définitivement la remontée des eaux salées.

En aval il existe donc des eaux saumâtres ; l’influence de l’eau de mer et le déversement des eaux douces en font un lieu propice à la pisciculture et au développement de l’aquaculture (le Collet et la zone acquacole sur la commune des Moutiers). En amont des vannes, une zone d’eau privilégie la pêche de loisir que l’envasement des étiers rend plus difficile.

Une faune riche et particulière singularise ce milieu de marais où hérons, aigrettes blanches, busards des roseaux, canards colonisent l’espace. Le marais est un lieu d’observation privilégié et un site touristique original.

Héraldique

Politique et administration Liste des maires

Conseiller général de Bourgneuf-en-Retz

Liste des maires délégués

Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges Les données suivantes concernent l'année 2013 (la plus récente pour laquelle l'Insee a pu analyser les données) ; Bourgneuf est alors une commune à part entière. Sa population est alors relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à (28,8 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %).... À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Lieux et monuments Musée du pays de Retz, de son histoire, de sa culture et des modes de vie du passé L'église Notre-Dame de l'Assomption, reconstruite au dans le style néo-gothique (son toit fut abaissé en 1975). Le Port du Collet situé également en partie sur la commune des Moutiers-en-Retz à l'embouchure du Falleron Plan d'eau de Bourgneuf, promenade autour de trois étangs formé par l'étier de la Taillée, début août il y a un rassemblement de motos et véhicules américains dans le parc Église de Saint-Cyr-en-Retz du du style néo-gothique Table d'orientation de la Noë-Briord (point de vue) Le moulin de l'Arzelier, le dernier moulin à avoir été en activité de tout le pays de Retz (fonctionna de 1696 à 1957), une association le fait revivre actuellement. la route de Millac (point de vue, anciennes salines, parc à huîtres, ferme), les promenades dans les marais (sortie nature) L'Hôpital avec logis et porche du , compte 148 lits (soins longue durée et maison de retraite) Fontaine des Jalberges du (une des rares sources en eau potable du marais breton, dont bénéficie les novobourgeois) vignette|Menhir de la Pierre-Folle Manoir de la Noë-Briord reconstruit en 1888, ancien siège de la seigneurie de La Noë-Briord Menhir de la Pierre Folle Une gare est en service depuis (1876), elle est démolie en 2002, remplacée par une halte ferroviaire, sur la ligne de Sainte-Pazanne à Pornic. Château du Collet, ancien château fort du , qui fut entièrement rebâti au par Joubert du Collet, qui le reçut de , dans le style « folie nantaise ». Confisqué a la Révolution, il fut vendu comme bien national. Au milieu du la famille Écomard de Sainte-Pazanne, alliée au descendant des Joubert du Collet rachète la propriété, et la rénove entièrement. Les marais salants réexploités par Daniel Robard depuis 2001 près du bourg, et au village des Rivières-aux-Guérin

Personnalités liées à la commune François de La Noue (1531-1591), dit « Bras de fer » et « Bayard huguenot », seigneur de La Noue-Briord, de La Roche-Bernard et de Montreuil-Bonnin, capitaine huguenot breton né au château de La Noë-Briord à Bourgneuf-en-Retz, fut compagnon d'armes d' durant les guerres de Religion. André Joubert du Collet (), prisonnier des Hollandais, composa la chanson Auprès de ma blonde.