Pollionnay (Polyonay en francoprovençal lyonnais) est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes, à à l'ouest de Lyon.

Géographie Les informations de cette section sont issues du bulletin municipalBulletin municipal - décembre 2004, révision du POS, pages 8 à 10.. Situation Localisation, communes limitrophes vignette|gauche|Carte de Pollionnay et des communes avoisinantes. Pollionnay est située à à l'ouest de l'agglomération lyonnaise, à l'amorce du territoire des monts du Lyonnais. Cette position géographique péri-urbaine lui permet de bénéficier de l'armature commerciale et économique de l'agglomération lyonnaise, tout en bénéficiant d'un cadre de vie de grande qualité. Ces éléments font de la commune de Pollionnay un secteur attractif, soumis à une forte pression urbaine. Larny, les Mandrières, les Martines, la Poizatière, la Rapaudière, Ponce et Valency sont les principaux hameaux.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brindas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Relief Des monts et des combes boisées avec un plateau agricole en pente douce. Un aspect particulier avec à la fois de vastes échappées visuelles en direction des Monts d'Or, de l'agglomération lyonnaise - et parfois jusqu'au Bugey et aux Alpes, mais également un territoire perçu d'assez loin, du secteur de La Croix Laval et du Poirier, de Chaponost et Brignais. Ces perceptions très lointaines sur les coteaux de Pollionnay leur confèrent une sensibilité paysagère spécifique. Ce territoire communal est globalement dominé par les boisement et les parcelles agricoles.

Géologie La commune s'inscrit en bordure « est » de l'ensemble géologique du Massif central, pour lequel les terrains granitiques et siliceux (roches métamorphiques) sont prédominants. La quasi-totalité du territoire est constituée d'un type de roche de granite alcalin.

Hydrographie Ce territoire se situe dans le bassin versant de l'Yzeron (), de nombreux cours d'eau le traversent : le Poirier, le Larny, le Verdy, le Rizoud, le Ratier, les Presles, le Bouillon et le Mercier. L'Yzeron fait l'objet d'un "contrat de rivière". Concernant le Ratier, la qualité de l'eau est médiocre d'où les travaux d'assainissement en fin de réalisation.

Pollionnay fait partie du syndicat intercommunal de distribution d'eau potable du sud-ouest lyonnais qui exploite principalement des puits de captage sur les communes de Brignais et de Vourles, et sur la zone de captage de Chasse sur Rhône en cas de besoin.

Voies de communication Voies routières Pistes cyclables Chemins de randonnée

Transports en commun La commune est desservie par la ligne 247 du réseau TCL, qui la relie à Lyon (Gorge de Loup), en passant par Vaugneray, chef-lieu du canton, Grézieu-la-Varenne et Craponne d’une part et à Marcy l'Étoile d'autre part, en passant par Sainte-Consorce.

Urbanisme Typologie Au , Pollionnay est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,7 %), prairies (24,8 %), zones agricoles hétérogènes (17,7 %), zones urbanisées (9,3 %), terres arables (3,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie On mentionne le mot polesinus, policinus, pollicinus, pullicinus "mons, collis, locus editior" c'est-à-dire "la montagne, la colline, le lieu le plus élevé", qui en raison de la position géographique de la commune pourrait convenir.

On trouve Puliniacus, Pullenai, Poyllenay, Poillenay, Pollenay, Pollonay, Polloigniacum, Pouillenay, Poillionay, Pollionay, aux ; Pollionnay apparaît dès le , mais jusqu'à une époque récente le nom a été fréquemment orthographié Pollionay (notamment sur les cartes postales).

Blason de la commune

Histoire vignette|Pollionay en 1901.

Présentation géographique alt=Croix du ban|vignette|Croix du ban. On peut classer schématiquement en trois catégories les communautés villageoises qui se sont constituées au Moyen Âge dans la largeur du Plateau lyonnais à savoir, d’est en ouest, celles qui forment banquette au voisinage du Rhône, celles dont l’assiette est proprement tabulaire et celles qui trouvent leur limite sur la crête des monts du Lyonnais. Le territoire de la commune de Pollionnay appartient à cette dernière catégorie. La crête, longuement étirée sur cinq kilomètres culmine au sud-ouest à Saint-Bonnet-le-Froid (787 mètres) puis s’incline en une pente assez régulière vers le nord-est jusqu’au mont Mercruy (566 mètres) à peine échancrée par le col de la Luère (713 mètres), la Croix-du-Ban (604 mètres) et le col de Fontrijole (501 mètres). Sur une largeur d’environ 1,5 km, ce versant oriental des monts du Lyonnais accuse une forte pente jusque vers 450 mètres. Il est découpé en lanières par un dense chevelu de ruisseaux et est uniformément boisé. En contraste, la partie humanisée de la commune se présente comme un entonnoir formant le raccord de pente modérée avec la partie tabulaire du Plateau lyonnais jusqu’au point le plus bas de la commune à 292 mètres au pont Rapaud.

Ce pont est à la convergence du ruisseau du Mercier qui marque au sud la limite avec la commune de Grézieu-la-Varenne et du Ratier. Seule la partie nord avec le ruisseau du Poirier qui sépare Pollionnay de Lentilly a son écoulement distinct mais l’ensemble fait partie du bassin-versant de l’Yzeron via le ruisseau de Charbonnières. Le sous-sol de la commune est dans sa totalité taillé dans le gneiss.Dans le pré-inventaire, sont énumérés onze hameaux. Les plus importants par leur population jalonnent la base de la partie montagneuse à des altitudes voisines : ce sont, du nord au sud, Larny (408 mètres), Valency (430 mètres) et le chef-lieu (430 mètres) grossi de son prolongement des Presles. On pourrait souligner bien des similitudes avec la commune voisine de Vaugneray des points de vue physique et humain.

Peuplement médiéval alt=château de Saint-Bonnet-le-Froid|vignette|château de Saint-Bonnet-le-Froid Rien ne permet d’affirmer une présence humaine sur le territoire de la commune aux temps gallo-romains. On attribue généralement une origine latine aux toponymes en -y comme c’est ici le cas pour Pollionnnay, Larny et Valency. La seule proposition sur ce point est celle qui fait de Pollionnay le domaine d’un certain Paulianus mais elle se donne elle-même comme pure hypothèse. Toutefois, il vaut la peine de préciser que le chemin de randonnée qui conduit du chef-lieu de Vaugneray à Saint-Bonnet-le-Froid en limite sud de la commune est bien l’héritier de la voie d’Aquitaine reliant Lugdunum (Lyon) à Burdigala (Bordeaux) sous l’empire romain. Le souvenir s’en était perdu pour ne laisser place qu’à un épisode moins ancien : c’est par ce même chemin qu’en 722 fut translaté vers l’Auvergne le corps de l’évêque Bonnet, archevêque de Clermont (pas encore Ferrand) douze ans après son décès à Lyon lors d’un concile. alt=enceinte du domaine de Saint-Bonnet-le-Froid|vignette|enceinte du domaine de Saint-Bonnet-le-Froid En revanche, il est possible de tirer argument des toponymes de nombreux hameaux ou lieudits pour dater leur fondation du Moyen Âge ou postérieurement. Au début du deuxième millénaire a commencé pour l’Europe occidentale une ère de grande croissance et l’essor démographique s’est accompagné d’intenses défrichements. L’autonomisation concomitante de la langue française par rapport au latin s’est traduite par l’apparition de l’article, ignoré des Romains ! D’où la floraison de toponymes où celui est décliné sous ses variantes en genre et en nombre. Dans la liste établie par le pré-inventaire il paraît 2 fois comme une élision avec l’, 17 fois avec le, 18 fois avec les et 20 fois par la. Le front pionnier des essarts (défrichements) s’est arrêté à la base des pentes montagneuses. La terminaison en -ière, la plus fréquente, révèle une concentration résidentielle de familles portant le même patronyme comme La Poizatière, où résidaient les Poizat, la Quinsonnière où vivaient les Quinson, la Cozonnière où demeuraient les Cozon…toutes familles encore présentes sur les lieux au cours des . Le nom de certains lieux peut faire référence à des caractéristiques du milieu naturel : les Flachères sont des zones de résurgences humides ; les Combes sont des fonds de vallée. Parfois est ainsi précisé le couvert végétal dominant : naturel comme pour les Presles ; cultivé en chanvre comme la Chenevière, boisé en châtaignier comme Chatanay.