Maurice Aydalot, né le à Gondrin, dans le Gers, et mort le à Paris Relevé des fichiers de l'Insee, est un magistrat français.

Biographie Fils de Joseph Aydalot, lui-même magistrat et qui fut, entre-autres, président de chambre à la cour d'appel d'Agen, Maurice Aydalot commence sa carrière dans la magistrature en 1930 après des études à la faculté de droit de Paris suivies d'une brève expérience d'avocat stagiaire. Substitut du procureur de la République à Grenoble (1933) puis à Reims (1934) et à Versailles (1936), il est nommé en 1937 à Paris. Substitut adjoint, puis substitut du procureur de la République (1941), il est promu substitut général auprès la cour d'appel de Paris en 1947« M. Maurice Aydalot est nommé premier président de la Cour de cassation », Le Monde, 21 octobre 1967..

Il a, successivement, été : Procureur de la République de Paris du Décret du 17 décembre 1951, JORF 298 du 18 décembre 1951, 12413. au , Procureur général de Paris du Décret du 22 janvier 1957, JORF 19 du 23 janvier 1957, 964. au , Procureur général près la Cour de cassation du Décret du 28 août 1962, JORF 203 du 29 août 1962, 8475. au , Premier président de la Cour de cassation du Décret du 20 octobre 1967, JORF 246 du 21 octobre 1967, 10380. au , Président du conseil de législation criminelle en 1963, Vice-président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés en 1974, Président de la Commission pour la révision du code pénal de 1975 à 1980.

Prises de position Maurice Aydalot est le premier grand magistrat qui fait connaître publiquement certaines conceptions hardies face aux grands problèmes posés par l'exercice de la justice dans la vie moderne. C'est ainsi qu'en septembre 1959, prononçant le discours de rentrée de la Cour d'appel de Paris, il choisit comme sujet « Le magistrat dans la cité » et lance l'apostrophe devenue classique, invitant ses collègues à « sortir du néolithique »« Dans son discours de rentrée le procureur général Aydalot définit le rôle du magistrat dans la cité moderne », Le Monde, 18 septembre 1959..

En 1977, dans une tribune publiée par Le Monde, il écrit que nous "n'avions plus le droit de maintenir la peine capitale dans nos codes. La vie ou la mort ne se joue pas aux dés."« De la vie ou de la mort », par Maurice Aydalot, Le Monde, 27 janvier 1977.. En 1980, il critique le projet « Sécurité et liberté » présenté par le ministre de la Justice d'alors, Alain Peyrefitte, où se bousculaient, selon lui, "un renforcement des sanctions et une limitation des pouvoirs du juge"« Maurice Aydalot », Le Monde, 13 octobre 1996..

Pour Robert Badinter, Maurice Aydalot fut un « grand magistrat républicain ». À la suite du massacre du 17 octobre 1961, la Seine charriait des cadavres d'Algériens jetés dans le fleuve. Avocat à cette époque, le futur garde des Sceaux demanda à Maurice Aydalot, alors procureur général, qu'il fût mis un terme à cette crue sinistre. Il s'y employa et tout revint à l'ordre ordinaire« L'ultime victoire », par Robert Badinter, Le Monde, 23 janvier 2003..

Décorations

(1955) (1954)

Publications

Notes et références

Liens externes

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