Jean de Montfalcon, né le à Le Pont-de-Beauvoisin en Savoie, mort le à Genève en Suisse, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie Origine familiale vignette|gauche|Blason d'origine de la famille de Montfalcon.

Jean de Montfalcon nait le à Le Pont-de-Beauvoisin, situé dans le duché de Savoie, dans le royaume de Piémont-Sardaigne.. Il est le fils de Charles de Montfalcon et d'Elisabeth Morel. La famille de Montfalcon est une vieille famille noble savoyarde, originaire de Novalaise, devenue genevoise avec le rattachement de la commune de Compesières en 1816 (dit les "Communes Réunies").

Il est le benjamin d'une fratrie de 7 enfants dont Louis-Apollonie (1764-1840), qui sera médecin militaire, et Louis (1759-1831), magistrat.

Il fait ses études au collège de Chambéry, ancienne capitale du duché.

Au service du roi de Sardaigne de Savoie, pour reprendre l'expression du général Paul-Émile Bordeaux, Jean de Montfalcon entame une carrière militaire, à l'âge de 19 ans, au service dans l’armée du royaume de Sardaigne, le . Il entre au Gardes du Corps où il est fait Sous-Lieutenant d'Infanterie, le .

Il obtient le , le brevet de Lieutenant. Le , le duché de Savoie est occupé et annexé. Les exploits des armées françaises ont un grand retentissement. Le général Bordeaux résume ainsi les réactions : . Jean de Montfalcon fait partie de ceux-ci lorsque le , il donne sa démission et part rejoindre la France pour s'engager dans l'armée au mois d'août.

Au service de la France

Le , il devient lieutenant instructeur de la cavalerie et de l’artillerie à cheval à l’armée des Pyrénées orientales. Le il passe aide de camp de l’adjudant-général Guérin, et le il occupe la même fonction auprès du général Dugua. Il sert successivement à l’armée des côtes de l’Océan en 1796, à l’armée d’Italie en 1797 et 1798, et il participe à la Campagne d'Égypte de 1798 à 1800.

Il est nommé capitaine le et chef d’escadron provisoire le par le commandant en chef de l’armée d’Orient. Il est confirmé dans son grade le . De 1802 à 1803, il fait partie de l’expédition de Saint-Domingue, toujours comme aide de camp du général Dugua, et le lendemain de la mort de ce dernier survenue le , il est affecté auprès du général Leclerc avec les mêmes fonctions. Il est nommé chef de brigade provisoire le , par le commandant en chef à Saint-Domingue, le général Rochambeau, et le il est de retour en France.

Le il est confirmé dans son grade d’adjudant-commandant chef de brigade, et le il rejoint l’armée d’Italie pour prendre le poste de chef d’état-major de la militaire en . En 1806, il fait la Campagne de Dalmatie, et le il participe à la levée du siège de Raguse. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le suivant. Le il est chef d’état-major de la de l’armée de Dalmatie, et en 1809 il fait la campagne d’Autriche.

Le , dotation de de rente annuelle sur Erfurt.

Il est créé chevalier de l’Empire le , et le il est chef d’état-major de la d’infanterie du de la Grande Armée. Il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur le , et il est blessé le suivant à la bataille de Polotsk. Le , il devient chef de cabinet du gouverneur général des Provinces illyriennes, puis il passe dans l’armée d’Italie en octobre suivant. Il est promu général de brigade le , il commande la de la d’infanterie du de l’armée d’Italie. Le , il est mis en non activité.

Lors de la Première Restauration, il est fait chevalier de Saint-Louis par le roi Louis XVIII le . Le , il prend le commandement du département du Cantal, et le il est désigné à la tête de la de la d’infanterie (général Dessaix) du d’observation de l’armée des Alpes. Il est remis en non activité le .

Retraite et mort vignette|gauche|Tombe située au cimetière de Compesières.|alt=Tombe située au cimetière de Compesières. vignette|Détails de la tombe située au cimetière de Compesières. Le , il est compris comme disponible dans la réserve générale de l’armée. Le , il est promu au grade de lieutenant général.

Il acquiert une propriété dans la commune de Saint-Genis, dans l'Ain. En retraite, il conserve la nationalité française, mais s'installe à Genève.

Jean de Montfalcon meurt le dans son appartement, situé au 5, rue de la Corraterie à Genève, en Suisse.

Son corps est inhumé dans le cimetière de Compesières.

Épitaphe :

Distinctions Jean de Montfalcon a reçu les distinctions suivantes : () () Chevalier de l'Empire ()

Armoiries Armoiries Nom du chevalier et blasonnement Chevalier Jean de Montfalcon et de l'Empire, lettres patentes du .

Tiercé en fasce d'azur, d'or et de gueules ; l'azur au sabre en fasce d'argent, l'or au crocodile de sinople, le gueules au signe des chevaliers légionnaires. - Livrées : les couleurs de l'écu, le verd en bordure seulement.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . .

.

Liens externes

Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1814 Catégorie:Élève du lycée Vaugelas de Chambéry Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1812 Catégorie:Chevalier de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Naissance en février 1767 Catégorie:Naissance dans le duché de Savoie Catégorie:Décès en mai 1845 Catégorie:Décès en Suisse Catégorie:Décès à 78 ans Catégorie:Décès à Genève