Le de Ligne (en néerlandais : ) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.

Origines Le régiment d'Ypres est créé par un arrêté du régent le à partir du 16de afdeling de l'armée néerlandaise. Le , il est renommé en de ligne. Durant la campagne des 10 jours, du 2 au , il est placé en alerte le long de la frontière belgo-néerlandaise en face de la province de Zélande.

Première Guerre mondiale Mis sur pied de guerre le , le régiment est dédoublé pour donner naissance au de ligne et fait partie de la mixte de la d'armée. Se trouvant à Laeken le , jour de la déclaration de guerre, il est envoyé sur Namur par train et participera à la défense de la position fortifiée dans un secteur compris entre la Meuse au sud et Cognelée au nord. Il bat en retraite dans la nuit du vers Givet, puis Philipeville, Couvin, Liart et finalement Hirson où le régiment prend le train pour Rouen. Le , il prend la mer au Havre pour débarquer à Ostende le lendemain. Il est placé en réserve à Kontich puis fin septembre participe aux opérations autour du fort de Waelhem et de Termonde. À la suite de pertes importantes, le de ligne est fusionné au de ligne pour reformer un régiment à trois bataillons. Le , le régiment se retire derrière l'Yser. Le participe à une contre-attaque, conjointement au du de ligne et soutenus par 2 batteries du d'artillerie, pour reprendre le village de Keyem le dans la nuit. Le village sera repris au prix de lourdes pertes (381 hommes sur 816) et sera de nouveau aux mains allemandes le 19 en fin de journée. Du 21 au , il participe à la défense de la boucle de Tervate. Pendant la stabilisation du front sur l'Yser, il occupe successivement les secteurs de Nieuport, Ramscapelle, Dixmude, Boesinghe, Merkem, Elverdinge et Nieuwkapelle. Il participe à la bataille des crêtes des Flandres qui débute le . Le , il se trouve à Beervelde, prêt à reprendre Gand. Le régiment défile le à Aix-la-Chapelle accompagné du de ligne (régiment qui fut formé le à partir des et du de ligne et de la du du de ligne).

Entre-deux-guerres

Seconde Guerre mondiale Le régiment est mobilisé le à Turnhout et fait partie de la d'infanterie.

Le peu après minuit, le régiment est placé en état d'alerte. L'état-major et le occupent à ce moment une position à Olen même près du canal Albert et les et sont quant à eux cantonné à Mandewijk. Le régiment prend position sur la berge sud entre 4h00 et 5h00 du matin avec à sa droite le de ligne et à sa gauche le de ligne.

Le , les unités au nord du canal de liaison Meuse-Escaut se replient après avoir effectué les destructions planifiées. Les ponts situés dans le sous-secteur du régiment sont détruits une fois que ces unités eurent traversé le canal Albert.

Dans la nuit du 11 au , vers 00h10, l'état-major est averti que des parachutistes allemands ont atterri à Noorderwijk.

Le , les premières infiltrations de troupes allemandes entre le canal Albert et le canal de liaison Meuse-Escaut sont signalées. Les pelotons de reconnaissance réintègrent les lignes. À 16h00, le régiment reçoit l'ordre de se replier immédiatement sur Koningshooikt avant l'arrivée des Allemands dans leur secteur. Le déploiement des troupes belges sur la ligne KW est alors plus ou moins complet. Le d'armée, composé des et est positionné entre Lier et Rijmenam. La est quant à elle placée en réserve.

Le , le régiment arrive à Walem pour prendre position sur la ligne KW.

Le , vers 05h00, une patrouille de reconnaissance est envoyée vers Koningshooikt. Elle revient vers 11h55 après avoir localisé les Allemands dans la périphérie du village. À midi, le régiment reçoit l'ordre d'occuper la tête de pont de Malines. Le prend position à l'ouest du chemin de fer Bruxelles-Anvers. Le se place sur le chemin de fer à hauteur du fort de Walem. À 21h00, le arrive sur ses positions que sont l'ancien pont sur le Rupel à Boom.

Le , vers 14h00, une escarmouche a lieu à Walem. À 17h00, le régiment reçoit l'ordre de partir rapidement vers Willebroeck, le long de la route Bruxelles-Anvers.

Le 17, à 0h00, le régiment est chargé dans des autobus et part pour Asper. Il arrive vers 09h00. La troupe bivouaque dans des fermes et est ravitaillée par les habitants. Le charroi quant à lui arrivera plus tard par le même chemin mais en 3 étapes.

Le à 11 h 00, reçoit de nouvelles positions : le une position de seconde ligne à l'ouest de l'Escaut sur un front de 2 km ; le une position sur le flanc sud de la tête de pont de Gand à hauteur de Eke (les et sont placées en première ligne et la en seconde); et le au pont de Gavere en contact avec le de ligne.

Le est mis à profit pour renforcer les positions. À 17h00, le peloton Mertens du est divisé en 4 groupes de combats et est placé en soutien du de ligne sur la rive est de l'Escaut à hauteur de Gavere. À 18 h 00, le entre en contact avec le flanc gauche des Chasseurs ardennais. Cette unité occupe Eke dans un coude de l'Escaut.

Le , le pont de Gavere est dynamité. À 13 h 45, l'unité entre en contact avec des motards ennemis. Le peloton Mertens reçoit l'ordre de battre en retraite sur la rive ouest de l'Escaut. À 17 h 00, des patrouilles belges rapportent que les Allemands sont à Semmerzake et Bavegem. À 19 h 30, une patrouille est prise sous le feu ennemi à hauteur de Vurste-Ten Ede et Mont-Saint-Amand. Les ponts sur l'Escaut sont détruits. À 20 h 45, le est alarmé de mouvements ennemis sur son flanc droit. À 22 h 00, il est découvert que l'ennemi avait en fait déjà traversé l'Escaut dans la courbe de Zingem vers 18h30. À 22h40, le pont sur le Moerbeek est détruit.

Le , à 02h40, le envoie des patrouilles à la recherche de la . Ces patrouilles se heurtent aux Allemands. À 9h00, une nouvelle patrouille est envoyée, parvient à traverser l'Escaut à Gavere et est de retour vers 13h00. À 21h00, des chars allemands sont signalés par les avant-postes. À , la doit se retirer à la suite de l'attaque d'environ 15 véhicules blindés. L'artillerie belge les prend sous le feu et bombarde dans le même temps Gavere. À 23h30, le est mis en alerte, les Allemands attaquent des positions voisines et des explosions et des incendies sont signalés près de Vurste et Gavere.

Le à 5h35, l'état-major ordonne de préparer le repli. À 20h00, l'ordre de repli est exécuté via Nazareth - Astende et Deinze (où la Lys est traversée) sauf pour le qui ne le fera qu'à 22h00.

Le à 9h00, la troupe arrive après une marche éprouvante à Tielt et est logée dans des maisons et écoles dans la rue menant à la Grand'Place. À 14h30, un bombardement de Stuka fait 13 morts et 25 blessés.

Le à 03h00, le régiment reçoit de nouveau un ordre de préparation au repli. À 4h30, le occupe le kilomètre 2,5 de la route Ginste - Dentergem. Le second bataillon quant à lui quitte Tielt à 5h30 et s'installe à Dentergem à 8h30, subissant sur le chemin des bombardements aériens sans gravité. Les et battent en retraite vers 18h45. Le suivra vers 22h30.

Le , à 00h20, le est chargé d'occuper Meulebeke. Il y arrive à 6h00 et reçoit vers 10h00 un nouvel ordre, le déploiement sur le canal de Roulers. Le quant à lui doit se poster directement sur 3 km le long du canal de Roulers, ce qu'il fera à 8h20. Les et gardent le pont de Kachtem soutenues par la placée en seconde ligne. À sa droite se trouve le du régiment et à sa gauche le du de ligne. Le du de ligne est scindé en 2 groupes : La compagnie soutenue par un peloton de mitrailleuses des et est posté dans les bois d'Ingelmunster. Les et aidées de 2 pelotons de mitrailleurs de la et un canon de 47 mm de la est envoyée en soutien du du de ligne. La sera chargée la nuit du 25 au 26 de reprendre un pont tombé à l'ennemi, mais 2 des 3 pelotons seront décimés et le devra battre en retraite 600 m avant ce pont. Le , dans la matinée, le régiment subit le feu ennemi. À 11h00, les et se rassemblent dans les bois d'Ingelmunster. À 11h30 la est chargé de fortifier ses positions au nord-ouest des bois d'Ingelmunster. Le tente sous les bombardements et les frappes aériennes incessants de prendre de nouvelles positions sur le chemin de fer Ingelmunster Meulebeke. Le bataillon est, par après, placé sous le commandement du de ligne. À 16h00, le reçoit l'ordre de se déplacer, à 18h00 il subit le feu ennemi et à 22h00 est placé sous les ordres du du de ligne. Entretemps, les Allemands sont arrivés dans les faubourgs d'Ingelmunster et ont à subir le feu des Belges.

Le , à 08h30, la compagnie est attaquée. À 10h00, elle tient toujours sa position malgré les tirs de canons et mortiers. À 11h00, elle finit par demander des renforts. Les Allemands tentent d'infiltrer les lignes mais sont repoussés par les tirs de mitrailleuses. À 11h10, le du de ligne arrive en soutien. Son déploiement se fait sous le feu nourri de l'artillerie ennemie et il finit par se retirer à 11h30 vers le nord en abandonnant son matériel. À 12h30, la compagnie finit elle aussi par se retirer dans le bois d'Ardooie. Sur le front occupé par le , les et tiennent leurs positions sans trop de difficulté. Vers 7h00, une attaque surprise est lancée sur les positions des et . Ces positions sont tenues au prix de plusieurs victimes. Cette attaque se termine par un combat de maison en maison mais les Allemands sont repoussés temporairement. Ils lancent une seconde attaque plus puissante et parviennent alors à occuper la rue principale. La perd 1 officier et 14 soldats dans des combats au corps-à-corps et la 1 officier et 6 hommes. Les Allemands tentent de poursuivre leur avancée vers Ardooie, mais sont repoussés vers le sud par une contre-attaque qui parvient même à capturer une batterie allemande. Le reste de l'unité se retire à 13h00 en direction de Torhout puis à 23h00 vers Ostende.

Le , les restes du régiment apprennent sur leur chemin vers Ostende, la capitulation. Le régiment est de facto dissous.

Après-Guerre

En 1946, le de la Brigade d'infanterie Rumbeke hérita des traditions et devint le de ligne. À partir de 1976, il forme l'unité antichar de la de l'infanterie blindée.

Le dernier chef de corps d'active, en 1955-1956 était le Lt-Col. Robert SUNOU à Spich.

Drapeau Il porte les inscriptions suivantes : Campagne 1914-1918, Yser, Eessen, Kortemark, Tervate, Namur, Termonde

De la dissolution de l'unité à 1975, il était sous la garde du Centre de formation . vignette

Organisation Le 10 mai 1940 1 compagnie de commandement; 1 compagnie médicale 1 peloton d'éclaireurs 3 bataillons divisés en : 3 compagnies de fusiliers 1 compagnie de mitrailleurs 1 bataillon divisé en : 1 compagnie de mitrailleurs () 1 compagnie anti-chars () 1 compagnie de mortier ()

Hommage Une rue de Meulebeke s'appelle la Achtste Linielaan.

Lien externe Marche du de ligne sur Youtube

Sources Site sur les différents régiment belges entre 1830 et 1914 Site sur l'armée belge en 1940 Description des opérations de la 4e division d'armée Commandant Luc Lecleir; Belgische Krijgsmacht - Emblemen en eervolle vermeldingen van de Eenheden, Bruxelles, 1972 Hermanne, Voilà les , de Ligne et de Forteresse pendant la guerre 1914-1918, Wellens-pay, Bruxelles, 1937 Royaux R., Historique des 8-16-38-58 Régiments de Ligne 1939-1940, Bruxelles, HRG Evere

Catégorie:Unité militaire belge Catégorie:Fondation en 1830