Les élections à l'Assemblée de Madrid d' (en ) se sont tenues le dimanche , afin d'élire les cent onze députés de la septième législature de l'Assemblée de Madrid.

Le scrutin voit le Parti populaire de Madrid (PPM) retrouver une majorité absolue en sièges, sans sa majorité absolue en voix.

Contexte Fief du Parti populaire (PP) depuis 1993, la Communauté de Madrid a connu une série de surprises politiques à la suite des élections autonomiques du 25 mai 2003.

Effectivement lors de ce scrutin, le PPM, emmené par l'ancienne ministre et présidente du Sénat Esperanza Aguirre, progresse faiblement, ce qui l'amène à la perte de sa majorité absolue, en voix et en sièges. Il se contente en effet de 47,6 % des suffrages et 55 députés sur 111. La Fédération socialiste madrilène-PSOE (FSM-PSOE), conduite par son jeune secrétaire général Rafael Simancas, retrouve quant à elle son niveau de 1983 avec plus de , ce qui lui donne 40,8 % et 47 parlementaires. Avec la Gauche unie (IU) – auteur d'un résultat habituel de 7,8 % des voix et 9 élus – les socialistes peuvent espérer constituer une majorité alternative et retrouver le pouvoir dans la Communauté de Madrid.

Malheureusement pour la gauche, le jour de l'ouverture de la législature, deux députés socialistes font défaut en quittant la salle des séances. En conséquence, les conservateurs font élire leur candidate à la présidence de l'Assemblée de Madrid. Du fait de cet imbroglio politique, le président de la Communauté Alberto Ruiz-Gallardón continue d'exercer ses fonctions – par intérim – tandis qu'aucun candidat ne se présente à la séance d'investiture du .

Finalement, les deux dissidents sont exclus du PSOE, passent au groupe des non-inscrits et refusent de se prononcer en faveur d'Aguirre ou Simancas. L'impasse amène à la dissolution de l'Assemblée le et à la tenue d'élections anticipées. Au cours de cette législature, d'une durée de 81 jours, la seule activité parlementaires notable sera donc la commission d'enquête sur la défection des deux parlementaires, dont les conclusions seront rejetées en séance plénière.

Mode de scrutin L'Assemblée de Madrid (en ) se compose de 111 députés, élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct, suivant le scrutin proportionnel à la plus forte moyenne d'Hondt. Le nombre d'élus n'est pas fixe puisque le statut d'autonomie prévoit que chaque député représente .

La Communauté de Madrid constitue une circonscription unique. Seules les forces politiques – partis, coalitions, indépendants – ayant remporté au moins 5 % des suffrages exprimés au niveau du territoire régional participent à la répartition des sièges.

Partis et têtes de liste Formation politique Tête de liste Idéologie Score en Parti populaire de MadridPartido Popular de Madrid Esperanza Aguirre Centre droitConservatisme, démocratie chrétienne, libéralisme 47,6 % des voix55 députés Fédération socialiste madrilène-PSOEFederación Socialista Madrileña-PSOE Rafael Simancas Centre gaucheSocial-démocratie, progressisme 40,8 % des voix47 députés Gauche unieIzquierda Unida Fausto Fernández GaucheCommunisme, républicanisme 7,8 % des voix9 députés

Résultats Voix et sièges +Résultats des élections à l'Assemblée de Madrid d'Résultats Madrid octobre 2003 - juntaelectoralcentral.esFichier:MadridAssemblyDiagram200310.svg Parti Voix % +/- Sièges +/- Parti populaire (PP)48,48 1,8157 2 Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE)39,00 0,9945 2 Gauche unie (IU)8,50 0,829Les Verts de la Communauté de Madrid (LVCM)0,51 0,410Les Verts (LV)0,46 0,920Citoyens en blancs (CenB)0,290Nouveau socialisme (NS)0,220Démocratie nationale (DN)0,13 0,020 Autres partis0,67 -0 - Vote blanc1,74 0,25Suffrages exprimés99,61Votes nuls0,39Total100 - 111Abstention37,42Inscrits / participation62,58

Analyse Alors que supplémentaires décident de bouder les urnes, les deux grands partis sont en recul. Le Parti populaire de Madrid, qui perd suffrages, parvient à reprendre deux sièges à la Fédération socialiste madrilène-PSOE et retrouve sa majorité absolue en sièges sans obtenir de majorité absolue en voix, ce qui constitue une première dans l'histoire politique régionale. La FSM-PSOE est la grande victime de « l'affaire Tamayo » – du nom d'un des dissidents – puisqu'elle abandonne en sa faveur. C'est sa deuxième plus grosse chute, après celle enregistrée en 1987. De fait, comme la Gauche unie empoche 600 nouvelles voix et conserve son nombre d'élus, c'est le recul des socialistes qui permet aux conservateurs de conserver le pouvoir dans la Communauté de Madrid.

Conséquences Le , après deux jours de débat, Esperanza Aguirre est investie présidente de la communauté de Madrid par 57 voix contre 54, ne comptant que sur le soutien de sa majorité. C'est la première fois qu'une femme préside la région de la capitale espagnole, et qu'une femme issue du Parti populaire prend la direction d'une communauté autonome.

Notes et références

Annexes Articles connexes Président de la communauté de Madrid Assemblée de Madrid Élections à l'Assemblée de Madrid

2003b Madrid Catégorie:Politique en octobre 2003