Santenay, parfois nommée Santenay-les-Bains, est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Santenois.Sa population est de au recensement de . Elle est membre de la communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud. C'est une commune viticole de la Côte-de-beaune où sont produits les vins de l'appellation Santenay. Le bourg présente des édifices comme le château de la Crée, manoir viticole du ou le château dit de Philippe le Hardi, maison forte du ou de belles maisons du .

Géographie Localisation

Santenay est une commune bourguignone de la Côte d'Or située dans le département éponyme, au sud de la Côte de Beaune et limitrophe de la Saône-et-Loire, à à vol d'oiseau à l'ouest de Chagny, au nord-ouest de Beaune, au nord-est du Creusot et à l'est d'Autun.

Le village se trouve dans la zone d'emploi de Beaune et le bassin de vie de Chagny.

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Le site du mont de Sène (altitude ), aussi appelé « Montagne des Trois Croix » est le point culminant de la commune. Il domine la côte de Beaune au nord, la vallée de la Saône à l’est, le Clunisois au sud et le Morvan à l’ouest.

Hydrographie

vignette|gauche|Pont sur la Dheune.

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Seine-Normandie..

Le sud du territoire communal est drainé par la Dheune et ses zones humides. Le Terron y conflue.

La Dheune est un affluent de la Saône en rive droite. Son cours supérieur alimente pendant une trentaine de kilomètres le canal du Centre en amont de Chagny.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Rochepot à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Paysages Le mont de Sène, situé à la charnière des vignobles de la Côte de Beaune, de ceux des maranges et de la Côte chalonnaise, donne des ponts de vue sur plus de 300° sur tout le paysage environnant et les lointains ; des versants abrupts et des falaises dominent les vignes et la vallée de la Dheune, plus loin un plateau doucement incliné à pelouse calcaire, encore plus loin la plaine de Saône et de la Bresse, puis les chaînons du Chalonnais, les vastes horizons vers le Jura, jusqu’aux Alpes à l’est, et jusqu’au Morvan à l’ouest. Source : fiche intitulée « Montagne des Trois Croix »https://piece-jointe-carto.developpement-durable.gouv.fr/REG043B/DOCS/SITES/SC_71_038_fiche.pdf..

Urbanisme Typologie Au , Santenay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (38,7 %), forêts (17,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,9 %), zones urbanisées (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (7,9 %), terres arables (7,6 %), prairies (3 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Lieux-dits, hameaux et écarts La commune compte un hameau, Saint-Jean-de-Narosse.

Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 524, alors qu'il était de 465 en 2016 et de 477 en 2011..

Parmi ces logements, 65,5 % étaient des résidences principales, 21,2 % des résidences secondaires et 13,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 79,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 19,2 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Santenay en 2022 en comparaison avec celle de la Côte-d'Or et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (21,2 %) supérieure à celle du département (5,8 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Santenay en 2022. Typologie Santenay. Côte-d'Or. France entière. Résidences principales (en %)65,585,982,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)21,25,89,7 Logements vacants (en %)13,38,38

Voies de communication et transports Santenay est tangenté par la RD 974bis et est aisément accessible depuis l'ancienne route nationale 6

Le bourg dispose de la gare de Santenay-les-Bains, une halte desservie par des trains régionaux du réseau TER Bourgogne-Franche-Comté qui relient Montchanin à Chalon-sur-Saône.

Il est desservi par le sentier de grande randonnée GR7, les sentiers de grande randonnée de pays GRP Au fil des vignes et des vallées et GRP des Grands crus, la ainsi que par les véloroutes Beaune-Santenay et Santenay - Nolay.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes « In pago Belnensi, in fine Senliacense, lisez Sentiliacense (Dans le village de Belnensi, au bout de Sentilia) » (875) ; in villis Santiliaco… ; In pago Belnensi, villa Sentennaco (fin ) ; Santenay (1205) ; Santhenay (1234) ; Sentenay, Sanctenay (1235) ; Johannes de Santenai (1235) ; Santanay (1254) ; Santenayum (1266) ; Santegnay (1289) ; Santhenayum (1296) ; Santhenay, Senthenay (1445) ; Santonnet (1545) ; Santenay Haut, Santenay Bas () ; Santenay-de-la-Crée, ou Saint-Jean-de-Narosse, Santenay-le-Bas (1783). et Santenay depuis 1801.

Une hypothèse traditionnelle lie l'origine du nom aux eaux de la source locale (Santinae Aquae, « eaux de Santina, les eaux saines ou bienfaisantes ») en référence aux anciennes vertus de l'eau en lien avec la tradition thermale du site...

Histoire Antiquité Au début de notre ère, une source thermale naturelle située, au pied de la Tête de fer, pli du terrain séparant au sud-ouest Santenay de Cheilly est dotée d'une nymphée. Les eaux thermales proviennent de courants très profonds qui remontent à travers les fissures du sous-sol.

La Fontaine Salée alimentait des thermes à l'époque gallo-romaine.. La Fontaine tient son nom de la forte teneur en chlorure de sodium de l'eau. Les eaux thermales de Santenay sont des eaux froides qui contiennent les sels du bicarbonate de calcium et de magnésium, du chlorure de potassium, de sodium et de lithium, des sulfates de magnésium, de sodium et de calcium. Les éléments importants, du point de vue médical, sont le potassium, le magnésium et le lithium. Ce sont les eaux les plus riches en lithium de toute l'Europe (25mg/l).

À l'époque de la gabelle, les santenois utilisent la Fontaine pour se procurer du sel.

Époque contemporaine La gare de Santenay-les-Bains est mise en service en 1861 par la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), lors de la mise en service de sa ligne de Nevers à Chagny. En 1870, cette station devient une gare de bifurcation avec la mise en service de la Ligne d'Étang à Santenay (via Autun). Le trafic cesse sur cette antenne en 1979, lires de travaux de construction de la LGV Paris-Sud-Est.

Maison de la Confrérie du Saint-Sacrement

La confrérie du Saint-Sacrement assure sous l'Ancien Régime l'entraide entre fidèles et les secours aux nécessiteux. Elle est propriétaire à Santenay au sein du quartier de la Crée, d'une maison entourée de vignes. Le rez-de-chaussée est occupé par un cellier où la confrérie abrite pressoir et cuves. Les salles de l'étage sont réparties entre la confrérie qui s'y réunit et le recteur qui y habite et y tient son école. En 1685, la maison est donnée à la fabrique, c'est-à-dire à la paroisse.

Lors de la Révolution, les biens ecclésiastiques sont nationalisés. Les biens de la fabrique sont transférés à la commune qui décide d'en faire la mairie tout en lui conservant ses fonctions d'école. À partir de 1795, la maison accueille aussi les filles et une institutrice.

Avec le Concordat de 1802, la fabrique reprend possession de la maison. Lorsqu'en 1850, une école communale est créée à Santenay-le-Bas, la fabrique confie l'éducation des garçons de Santenay-le-Haut et de Saint-Jean aux Petits frères de Marie.

Avec la séparation de l'Église et de l'État, l'école religieuse est fermée en 1906. Devant les protestations des habitants, la commune rouvre une école primaire mixte à classe unique et la maison de la confrérie est attribuée à la commune.

Lorsque celle-ci construit une nouvelle école entre Santenay-le-Haut et Santenay-le-Bas, l'école qui n'accueillait plus que 12 élèves en 1967 est fermée et la maison est vendue après avoir été consacrée pendant plus de trois cents ans à l'enseignement.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Beaune du département de la Côte-d'Or.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Nolay. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Ladoix-Serrigny

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de la Côte-d'Or.

Intercommunalité