Cette liste recense l'ensemble des séismes historiques en France. Il s'agit des séismes pour lesquels il n'existe pas de donnée instrumentale et qui sont uniquement connus par des traces écrites de chroniques et de témoignages reportés soit au moment des faits, soit a posteriori. Elle concerne les séismes qui se sont produits avant 1962, date à laquelle les séismes sont recensés par instruments.
Zones touchées En France métropolitaine, l'Est du pays (Alsace, Jura, Alpes), le Sud-Est (Alpes-Maritimes, Provence) et les Pyrénées sont les plus concernés. Un risque plus diffus existe du Cotentin aux CharentesSource : explication données à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, le 7 juillet 2010, lors d'une table ronde sur le sujet, Pierre-Yves Bard, chercheur au Laboratoire de géophysique Internet et tectonophysique. Les derniers gros séismes recensés datent ainsi de la fin du et du début du , avec notamment celui de Provence en 1909, qui a fait des centaines de victimes et des dommages économiques estimés à d'euros.
En Outre-mer, aux Antilles, l'aléa (la probabilité) de séisme est élevé, et les constructions sont vulnérables. Le risque de tsunami existe aussi. En 2010, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a conclu qu'Communiqué annonçant la publication des actes d'une audition, publié sous forme de rapport de l'OPECST, le 28 octobre 2010. Selon les experts interrogés par l'OPECST, un séisme comme celui survenu en Provence en 1909 ferait des centaines de victimes et des dommages économiques aussi importants qu'il y a un siècle, et un séisme comme celui de Fort-de-France en 1839 ferait aujourd'hui plus de .
Liste chronologique des séismes ressentis sur le territoire actuel de la France Avant l'an mille 463, Dauphiné, plus ancien séisme connu et répertorié en France métropolitaine. 502, France et Belgique, «Tremblement de terre qui dure trois heures (dit-on), renverse mille bâtiments (+) et tue (4) trois cents personnes » (Essai chronologique pour servir à l'histoire de Tours)Grégoire de Tours - Histoire des Francs - Livre X ici : « Le 14 juin, au moment où la lumière du matin commençait à disparaître, il y eut un grand tremblement de terre ».. 922, Cambrai..
1059, Saint Maixent (Deux Sèvres). Un tremblement de terre détruit l'Abbatiale. Les habitants, effrayés, s'enfuient dans la forêt de Vouvant. 1083, Poitiers (15 novembre) "Un grand tremblement de terre détruit une grande partie de la ville de Poitiers et l'église sainte Radegonde"
1155, Bourgogne, " La première année du règne de l'empereur Frédéric (-)...(-). En Bourgogne, la terre fut trois fois ébranlée dans une seule nuit, et la secousse renversa plusieurs bâtiments. " (Histoire du Hainaut traduite de Français avec le texte en Latin, par Jacques de Guise, 1831, Vol 12, chapitre XXV, bas de pages 163 à 167). Frédéric ayant été couronné le 18/06/1155, on peut raisonnablement croire que ce séisme a donc eu lieu entre et .
1211, tremblement de terre dans les Alpes (information lue sur un panneau à l'église de Veynes département des Hautes-Alpes) en 1227, Aix-en-Provence et Lambesc (séisme douteux.Histoire et aléa sismique : exemple des faux séismes de 1227 et 1248) (intensité 10, )BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), Département Gestion des données Géologiques et Géophysiques. Sources : Risque et Génie Sismique (fichier Sirene) et LDG-CEA (catalogue microsismicité). Édition : LAMBERT (Jérôme), Directeur, Les tremblements de terre en France, Hier, Aujourd’hui, Demain... Éditions BRGM 1997.. 1286, Vannes.
1321, Perpignan () « très fort tremblement de terre, court et sans conséquence, le jour de Noël ». 1330, Perpignan () « une heure avant le jour, secousse de la durée d’un Ave Maria » (Fuster, loc, cit. ). 1356, France, Suisse et Allemagne () le séisme de Bâle fait de très gros dégâts et plusieurs centaines de morts (magnitude entre 6,6 et 6,8). 1373, Perpignan () « En Roussillon et dans toute la Catalogne ; il y eut un grand tremblement de terre qui dura neuf heures. Tout le monde était terrorisé » (Livre vert mineur ; lot2 Arch., Mairie de Perpignan). 1374, Roussillon & Catalogne N-E () « D’après La Penya, Marca et Corbéra, une multitude de tours et fortins croulèrent ou furent lézardés à Barcelone durant 3 jours » (Octave Mengel, Monographie des Terretremols de la région catalane in Bulletin de la Société Ramond, Arch Dépt Perpignan). 1375, Perpignan () « Ce jour qui était un jeudi, une heure avant le chant du coq, la terre trembla l’espace d’un Ave Maria » (Livre vert mineur, folio 2). 1376, Catalogne ( février) « Toute la Catalogne et d’autres points ressentirent une forte secousse » (La Renaixensa, loc. cit.). 1381, Perpignan () « qui était un samedi, un modeste tremblement de terre fut ressenti » (Livre vert mineur). 1382, Calais (intensité VIII à IX). 1387, Antibes (intensité VI à VII).
1410, Catalogne () « Il y eut un violent tremblement de terre » (dans toute la Catalogne). 1420, Perpignan jusqu'à Tortosa « Il parut en Espagne des signes terribles. On entendit en Catalogne des grondements souterrains, joints à de fréquents tremblements de terre. Il se forma, à Amer, petite ville près de Gérone, deux gouffres de feu d’où sortaient des torrents de flammes, qui étouffaient ceux qui avaient la curiosité et l'imprudence de s’en approcher à deux jets de pierre ». 1427, Amer (près d'Olot) « Nous arrivons au paroxysme de violence pour la région située au sud d’une ligne allant de Gérone à Prats-de-Mollo-la-Preste (F). La série des méga-séismes commence le et se continue le dimanche , les 13, 14, 15, 17, 19, 21 et 22 du même mois. Celui du 15 détruisit Amer en partie ». 1428, Prats-de-Mollo-la-Preste () « La ville perd ses remparts et nombre d'édifices dans le tremblement de terre (des lettres d'Alphonse V d'Aragon données à Tortosa le accorderont des indemnités justifiées à la ville et vallée de Prats de Mollo et l’autorisation de lever des impôts et revenus exceptionnels pour réparer ponts et remparts détruits ou ébranlés par les récents séismes et inondations). La procession du lundi de Pentecôte 1430 est fondée pour commémorer ces évènements du . » 1428, Arles sur Tech « Une charte du roi Alphonse V d'Aragon et de Marie, son épouse, oblige les recteurs de la communauté d'Arles sur Tech à établir des impôts extraordinaires pour réparer deux tours et une partie des remparts détruits par le tremblement de terre du ». 1427-1428-1429, Gérone, Prats de Mollo, Barcelone, Amer, Olot, Puigcerda, Arles sur Tech, Céret, Saint Martin du Canigou, Olette, le Haut Conflent (intensité VIII à IX). 1448, Perpignan jusqu'à Barcelone () « Ce samedi eut lieu un tremblement de terre qui fut ressenti dans tout le territoire roussillonnais et à Barcelone. Il dura l'espace d'un pater noster et un ave maria". 1449, Calais (intensité VII). 1450, Perpignan () "Ce jour qui était un mercredi des quatre temps, avant la fête de St Mathieu apôtre, année de la nativité MCCCCL, la terre trembla à Perpignan, l'espace d'un pater noster et un ave maria". 1458, Puigcerda () le , les consul de cette ville ordonnent une procession générale pour raison du tremblement de terre qui a eu lieu la nuit passée ». 1466, Catalogne et toute l'Espagne « grand tremblement de terre qui fut ressenti aussi en Catalogne » (Cazzurro, loc.cit, ). 1477, Riom, Auvergne (intensité VII à VIII). 1490, séisme de Limagne de 1490, importants dégâts à Clermont-Ferrand et Riom en Auvergne (intensité VIII). 1494, Roquebillière, comté de Nice (intensité VIII).
1509, Manosque, () Haute-Provence, faille de la Moyenne Durance (intensité VIII)Sismotectonique de la faille de la Moyenne Durance, Site de l'IRSN, à partir de SISFRANCE, archives historiques, consulté le 9 août 2011. ; 1512, Saint Maixent, Deux-Sèvres (25 août) "La terre trembla tellement que les solives et autres bois des maisons criaient en leur mortaise" 1548-1549, 16 janvier, la saint Antoine, Montélimar, Châteauneuf du Rhône, d'après Mtre Jean PERRAT notaire d'Orange 1556, comté de Nice (intensité VIII à IX, 150 morts) ; 1560, Perpignan () « Vers 9 heures se produisit une agitation qui dura peu de temps » ; 1564, Roquebillière, comté de Nice (intensité VIII, 500 morts) ; 1579, (25 ou ), centre et sud-ouest de la FranceNicolas Le Roux, La faveur du roi, Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-vers 1589), Seysse, Champ Vallon, 2001, Témoignage de Michel Le Riche, avocat du roi à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), contemporain des évènements : « Le lundi 26 [janvier 1579], entre 7 et 8 heures du matin, la terre trembla » (Michaël Piat, Le papier journal d'un avocat aux temps des guerres de religion : édition critique d'un texte disparu, mém. de maîtrise, histoire moderne, dir. Jean Duma, univ. Poitiers, 1998, t. 2, ). ; 1580 ( 16h), Pas de Calais (intensité VII-VIII épicentre en mer dans le détroit, Calais, Douvres, plusieurs victimesCe tremblement de terre est signalé par F. C. Louandre () dans Histoire d’Abbeville et du Comté de Ponthieu jusqu’en 1789 [Paris, Joubert ; Abbeville, Jeunet, 1845] (Louandre évoque aussi les mémoires-journaux de Pierre de L'Estoile, Paris, librairie des Bibliophiles, 1875, tome I, page 357). « Le mercredi après Pâques, 6 avril 1580, sur les six heures du soir, l’épouvantable tremblement de terre dont il est parlé dans le Journal de l’Étoile se fit ressentir à Abbeville et dans les lieux circonvoisins ; il dura sept à huit minutes, ébranlant les maisons et les églises, mais il n'eut point, à ce qu'il paraît, de suites funestes ».Document de l'académie d'Amiens, « Le séisme du Pas-de-Calais du 6 avril 1580 ».Une violente secousse s'est fait sentir pendant une minute de Paris (France) à York (Grande-Bretagne) et dans tous les Pays-Bas. Selon un chroniqueur qui le rapporte en 1692 et le date du 5 avril 1580, il avoit fait bondir les eaux de la mer comme dans une tourmente mais n'avoit causé aulcun dommage considérable.. 1580, Cornella en Catalogne « Entre 9 et 10 heures de la nuit, un tremblement de terre qui dura l'espace d'un pater noster et un autre un peu moindre » « Peut-être faut-il voir dans ce séisme la répercussion en Catalogne du violent tremblement de terre qui, le de cette même année, se fit sentir dans toute la France et dont l'épicentre, d'après M. Montessus de Ballore, se trouvait vraisemblablement sous la Manche. 1584, Marboz Ain, (11 Mars) entre 11h et 12h un tremblement de terre qui dura l'espace d'un 1/8 heure d'après Jullian Mosset, curé de Marboz »
1613, Roquebillière, Alpes-Maritimes (intensité > VII). 1617, Pionsat, Puy de Dôme Nota que le treizième jour du mois de mai de l'an 1617, veille de Pentecôte, autour de minuit, survint un grand tremblement de terre qui étonna tout le monde Coubayon Registres paroissiaux de Pionsat, années 1616 -1625 petit registre numéroté 2 obits (rémunérations des services funèbres) recto du deuxième feuillet.