Bethoncourt est une commune française située dans le département du Doubs, en Franche-Comté, dans la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Bethoncourtois et Bethoncourtoiseshttps://www.habitants.fr/doubs-25.

Géographie Description vignette|gauche|redresse|Le pont sur la Lizaine et le passage à niveau sur le chemin de fer. Bethoncourt est une commune de la périphérie de Montbéliard, jouxtant au nord cette ville et située en limite de la Haute-Saône (Héricourt), et du Territoire de Belfort (Châtenois-les-Forges). Elle se trouve à au Sud de Belfort, à l'Ouest de Bâle et à au Nord-Est de Besançon, à de la frontière franco-suisse.

La commune est desservie par l'ex-route nationale 438 (actuelle RD 438) et traversée par la ligne de Dole-Ville à Belfort, dont la station la plus proche est la gare de Montbéliard, où circulent les TER Bourgogne-Franche-Comté de la relation Belfort - Montbéliard - Besançon - Lons-le-Saunier - Bourg-en-Bresse - Lyon.

Les lignes de bus Évolity THNS 1 (quartier Champvallon) et B (quartiers Champvallon et Bethoncourt Village) desservent la commune

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est drainée par la Lizaine (ou Luzine) , un affluent de l'Allan, et donc un sous-affluent du Rhône par le Doubs et la Saône.

Géologie Bethoncourt s'appuie sur le versant septentrional du massif du Jura.. Le territoire repose sur le Jurassique supérieur.. Du minerai de fer est extrait sur la commune, ce gisement fait partie d'une zone particulièrement exploitée, de Belfort à Montbéliard..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de ).. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dorans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Morphologie urbaine La vallée de la Lizaine et la ligne de chemin de fer Belfort-Besançon séparent désormais l'ancien village du nouveau cadre urbain, avec le Petit-Bethoncourt sur la rive droite, et le Grand Bethoncourt sur la rive gauche.

Trois quartiers marquent les stades d'évolution de la localité : les cités nouvelles, Champvallon, situé sur les hauteurs du « Grand Bethoncourt » et qui accueille, dans les années 1960, les nombreux ouvriers employés par Peugeot. Sur les hauts du Petit-Bethoncourt se trouve un lotissement récent. La proximité des usines Peugeot, et la politique de regroupement de la main d’œuvre qui est menée par cette firme sont à l'origine du développement de la commune :

Le « Grand Bethoncourt » ou « village » est le premier quartier qui apparaît sur des documents dès 815, sur la rive gauche de la Lizaine. Le « Petit Bethoncourt », sur la rive droite de la Lizaine, sur la route RD438 qui mène à Montbéliard. « Les Cités du Parc » au village et « Les Cités Nouvelles » route d'Héricourt ; se développent après le démarrage de la filature à qui elles appartiennent, puis seront vendues aux locataires à partir de la fermeture de l’usine. « Champvallon », sur les hauteurs de Bethoncourt Est, voit le jour dès 1957 par la construction de logements sociaux par des maçons venus du petit village italien de Rigolato (Udine). En 1968, ce quartier compte locatifs, soit 70 % de la population. En 1985, le retour au pays d’une partie de la population d’origine émigrée entraîne, dès 1989, la démolition d’une partie des grands immeubles et la réhabilitation des autres ( : démolition de la Tour-40). Classé quartier prioritaire, il compte habitants en 2018Quartier Prioritaire : Champvallon sur sig.ville.gouv.fr.

Typologie Au , Bethoncourt est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Montbéliard, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (35,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (35,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,1 %), zones urbanisées (33,8 %), terres arables (17,5 %), prairies (9,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

= Bethonis Curtis = Bethonis Curte 1181 = Betoncourt 1196 = Boethoncourt 1274 = Betoncort 1295 = Betoncourt 1616 = Klein et Grosse Bethoncourt 1717= Bethoncourt

Histoire

Moyen Âge Le village est mentionné pour la première fois au comme une dépendance du duché d'Alsace et du pagus d'Anjoie. Dépendance du duché d'Alsace au , Bethoncourt est vendu au comte de Montbéliard en 1274.

Les fiefs appartenant à la famille de Bethoncourt disparaissent avant 1431, et à cette date, les habitants sont affranchis de la mainmorte pour la comtesse Henriette de Montbéliard.

Temps modernes Le territoire subit les guerres de Bourgogne en 1474, les guerres de Religion en 1587 et 1588, pendant lesquelles le village est mis à feu et à sang par les troupes de la maison de Guise de Lorraine. Les déstres se poursuivent pendant la guerre de Trente Ans, pendant laquelle la ville est pillée et incendiée par l’armée impériale de Montecuculli.

La Réforme est introduite en 1541, et la paroisse catholique relève de Saint Suzanne jusqu'en 1662, puis est rattachée à Vyans.

Dès le , les habitants découvrent l'utilité du minerai de fer et portent dès lors le nom de golutch's, des sabots portés pour le travail dans les mines.

En 1635, le duc Charles de Lorraine puis l’armée française pillent le village

Des sont découvertes au dans la forêt de Salignonsal, sur le domaine comtal. L'exploitation du minerai, qui est développée à la fin du , apporte aux paysans des ressources complémentaires.

En 1730, l'église du village est constituée en paroisse. En 1747, la « pomme de terre » est mentionnée pour la première fois dans le registre du consistoire.

Époque contemporaine Révolution, guerres et famines vignette|Tableau représentant la bataille de la Lizaine.

Bethoncourt est rattachée à la France en 1793, avec l'ensemble du comté de Montbéliard.

Au début du , en 1813/1814/1815, le village est dévasté par des inondations, des famines et des guerres. En 1816, la famine marque le triomphe de la pomme de terre, qui constitue alors plus de la moitié de la nourriture des ménages.

La guerre franco-allemande de 1870 est marquée par la bataille de la Lizaine avec l’Armée de l'Est du général Bourbaki qui tente de couper les lignes allemandes et délivrer Belfort.

Les mines de fer vignette|Minerai avec sa gangue de terre. vignette|Lavoir à minerai en 2008.

Bethoncourt possédait les meilleures mines de fer de la région et (Chagey, Audincourt, etc).

Son exploitation se faisait par des puits qui avaient entre de diamètre et jusqu’à de profondeur. Des galeries horizontales, mal étayées et sources d’accidents mortels, permettaient de retirer le meilleur minerai de fer de la région.

Ce minerai était amené dans un lavoir (encore existant), sorte d’écluse sur la Lizaine entre Bethoncourt et Bussurel. Là le minerai était lavé de la terre qui retenait les petits nodules de fer, avant de partir pour les fonderies, après séchage.

Les ouvriers, principalement des paysans venaient faire un travail difficile, dangereux mais bien payé. Les galoches qu’ils portaient aux pieds est à l’origine du nom Golutch's, qui est le nom donné aux habitants de BethoncourtAssociation Bethoncourtoise pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine locale. En 1883, une statistique montre que la mine de Bethoncourt est une des meilleures du département, avec un rendement de 45 % d’une fonte de très bonne qualité et quelque travaillaient à l’extraction. En 1884, l’exploitation atteignit son rendement maximum avec métriques. En 1850, l’exploitation se fait sur encore . Mais, à partir du milieu du , la concurrence étrangère et en particulier celle de l’Écosse, avec un minerai de moins bonne qualité mais d’un prix de revient trois fois inférieur, amena la décadence des forges. En 1886, la fermeture des hauts fourneaux de Chagey et Audincourt mit fin à l’exploitation minière de Bethoncourt et du pays de Montbéliard.

Autres aspects économiques En 1859 - Bethoncourt compte : , , , , , , . On trouve les métiers suivants : tonnelier, cantonnier, cordonnier, maréchal-ferrant, tailleur d’habits, aubergiste, cabaretier, tanneur, etc.

Des petits ateliers sont installés au cours du , remplacés par des fabriques, et les mines de fer sont abandonnées. Une horlogerie est implantée en 1883, puis une filature, dépendante des usines Schwob d'Héricourt.

En 1883, La fabrication horlogère, située à proximité du temple emploie jusqu’en 1910. Les Etablissements Schwob d'Héricourt installent en 1908 la filature de coton de la Lizaine.

L'électricité est installée dans le village en 1914, année du début de la Première Guerre mondiale.

Dans l'entre-deux-guerres, travaillent à la filature en 1934.

Après Guerre, le quartier de Champvallon est construit à partir de 1958.

A la fin des Trente Glorieuses, la filature ferme en 1973 et est rachetée par le groupe Peugeot. Les années 1983/1987 sont marquées par le départ massif de la population d’origine immigrée. En 1989 débute la démolition des immeubles à Champvallon, et 1991 est marquée par la réhabilitation et des constructions nouvelles.

Construction de l’ est construite en 1992/1993.

Les années 2010 sont marquées par la rénovation totale de la place Cuvier (2012 – 2013), le début en 2013 de l'isolation et ravalement des immeubles et la création d'un parc.