Le (littéralement en wendat : « Notre magnifique territoire ») est un territoire revendiqué par le peuple wendat.

Il englobe la Région de Québec (Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches) et déborde aussi légèrement sur le nord du Maine.

De nos jours, il est encore revendiqué par les Wendats de Wendake, mais aussi en partie par les Innus, qui en considèrent la partie nord comme faisant partie intégrante du Nitassinan et par les Atikamewk qui le considèrent comme inclus dans le Nitaskinan. Les Abénaquis nomment le territoire Ndakinna et les Malécites contestent également les revendications des Wendats.

Géographie Le territoire s'étend de la rivière Saguenay à l’est et au nord et la rivière Saint-Maurice à l’ouest. Au sud du fleuve Saint-Laurent, il s’étend jusqu’au fleuve Saint-Jean.

Histoire

Terre ancestrale

Avant la colonisation européenne des Amériques, le territoire du (aujourd'hui approximativement le centre du Québec) est habité par les Iroquoiens du Saint-Laurent (). Jacques Cartier, lors de son deuxième voyage en Amérique du Nord en 1535, est l'un des rares témoins de cette occupation iroquoienne. Il visitera entre autres les villages de Stadaconé et Hochelaga. Vers le milieu du , une partie de ces populations désertent la vallée du Saint-Laurent et partent vers l'ouest. La tradition orale wendate indique qu'ils migrent principalement vers la Huronie., ce qui est toutefois contesté par les archéologues non-autochtones.

Tranquillement, au cours des premières décennies de colonisation de la Nouvelle-France, les Wendats s'installent en . Les missions jésuites attirent différentes tribus près de Québec, fondé en 1608 par le français Samuel de Champlain. Pendant ce temps, la confédération wendate est en proie à la maladie et à la guerre contre l'Iroquoisie. Les tribus se dispersent aux quatre coins des Grands Lacs, c'est l'éclatement de la Huronie. Parmi elles, un groupe décide de fuir dans la vallée du Saint-Laurent. Le , ces survivants du Massacre des Hurons arrivent à Québec. Ils sont installés successivement sur l'île d'Orléans, à Lorette puis définitivement à Jeune-Lorette en 1697. À partir de là, ils recommencent à pratiquer leurs activités ancestrales sur le territoire du .

Dépossession progressive du territoire

Après la Guerre de la Conquête, le général britannique James Murray signe, le 5 septembre 1760, un sauf-conduit à Longueuil qui accorde aux Wendats la liberté de se rendre à Lorette, d'exercer leurs coutumes et leur religion :

Par les présentes, nous certifions que le Chef de la tribu des Hurons [c'est-à-dire les Wendats], étant venu à moi pour se soumettre au nom de sa nation à la Couronne britannique et faire la paix, est reçu sous ma protection lui et toute sa tribu; et dorénavant ils ne devront pas être molestés ni arrêtés par un officier ou des soldats anglais lors de leur retour à leur campement de Lorette; ils sont reçus aux mêmes conditions que les Canadiens, il leur sera permis d'exercer librement leurs religions, leurs coutumes et la liberté de commerce avec les Anglais : nous recommandons aux officiers commandant les postes de les traiter gentiment.

Amherst accorde ainsi aux Wendats les mêmes droit qu'aux Canadiens, à l'exclusion des Acadiens qu'il considère comme rebellesDans l'article 39 et 55, de la capitulation de Montréal, le 8 septembre 1760; Amherst annonce son intention de ne pas déporter la population canadienne et française à l'exception des acadiens.. Il n'est cependant aucunement question du territoire de Nionwentsïo ., lequel est compris dans le territoire français conquis par la Grande-Bretagne.

Bientôt, les environs de Jeune-Lorette sont empêtrés par la colonisation des environs de la ville de Québec. Les Wendats font pression pour obtenir légalement des lots. Le , la Compagnie de Jésus cède aux Wendats carrés de la seigneurie de Saint-Gabriel, ce qui deviendra la réserve des Quarante-Arpents. Vers 1850, ils obtiennent aussi acres supplémentaires dans le canton de Rocmont, dans Portneuf. Cela dit, ils pratiquent la chasse souvent bien au-delà de ces terres, jusqu'au lac Saint-Jean. Vers la fin du , ils se voient cependant barrer l'accès avec la création de différents clubs de chasse et de pêche et du parc des Laurentides. Le , ils finissent par vendre leur concession de Rocmont. L'année suivante, on les pousse également à se débarrasser de la réserve des Quarante-Arpents. Au cours du , la pratique de la chasse s'éteint progressivement et la population se retranche à Jeune-Lorette pour se consacrer entre autres à l'artisanat. Ce village prend finalement le nom de Wendake.

De nos jours

En 1990, la Cour suprême du Canada a converti le sauf-conduit du général Murray en 1760 en traité (Traité wendat-britannique de 1760).

En 2008, le Conseil de la nation huronne-wendat met en place un Bureau des négociations-revendications et fait pression pour faire reconnaitre le ..

Administration

Réserve Wendake

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Wendake Huronie

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