Châtelus-le-Marcheix (Chasteluç lo Marchès en occitan) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.
Son nom signifie ou encore .
Le gentilé officiel est Castelmarchois et Castelmarchoises, bien que ses habitants se soient longtemps, traditionnellement, définis eux-mêmes comme los Chastelus ou encore los Chastelauds et las Chastelaudas en occitan limousin.
Géographie Localisation Située à peu près à égale distance de Limoges et Guéret (env. et 45 minutes de route), la commune de Châtelus-le-Marcheix s'étale près du Thaurion, sur les reliefs septentrionaux du Massif central, entre les historiques provinces du Limousin et de la Haute-Marche.
Elle se situe sur la terminaison orientale des monts d'Ambazac que l'on appelle, dans leur partie creusoise, les monts de Saint-Goussaud.
Elle est limitrophe du département de la Haute-Vienne.
Les communes importantes (tous commerces) les plus proches sont Bourganeuf et Bénévent-l'Abbaye (toutes deux à environ ).
D'une densité de population extrêmement faible (7 /km² contre 21 /km² pour la Creuse et 44 /km² pour le Limousin), la commune de Châtelus-le-Marcheix possède une nature sauvage et préservée.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourganeuf à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Châtelus-le-Marcheix est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,6 %), prairies (25,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,5 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,2 %), zones urbanisées (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Châtelus-le-Marcheix est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Châtelus-le-Marcheix. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 49,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 62 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques . À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages, chapitre Risque rupture de barrage..
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Châtelus-le-Marcheix est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Histoire Mystère toponymique
On trouve sur les cartes anciennes des traces des toponymes suivants : Chastelus-Marcheis (1483), Chasteluz-le-Marcheys (1573) et Le Châtelus-Marcheix (1801).
Le mot latin castellum est l'origine du mot français « château », « chastel » dans le domaine nord-occitan (limousin, auvergnat), (« castel » en languedocien, et castèt / casteth en gascon). La commune de Châtelus doit ainsi son nom à son château, disparu depuis au moins le .
Mais lequel ? Les historiens divergent sur le château en question. Certains pensent qu'il s'agissait du château de Peyrusse, dont on peut encore voir les ruines près du village du même nom, qui aurait selon la légende locale été occupé durant plusieurs années par le routier (pilleur) Aymerigot Marchès, ce qui expliquerait le nom de la commune. D'autres historiens pensent qu'il s'agissait probablement d'un autre château, plus proche du bourg, et dont l'actuelle église serait à l'origine la chapelle, château qui aurait disparu bien avant le .
On peut aussi rapprocher Marcheix de la province de Marche (ci-dessous).
Ancien Régime
Sous l'Ancien régime, la commune de Châtelus-le-Marcheix faisait partie de l'ancienne province de la Marche dans ses limites du . Cette province correspondait au département actuel de la Creuse ainsi qu'une partie de la Haute-Vienne. La commune appartenait aussi à la généralité de Limoges et à l'élection de Bourganeuf.
À la Révolution française, elle est rattachée au département de la Creuse qui prend à peu près les contours de l'ancienne province de la Marche (plus précisément de sa partie dite "Haute-Marche", tandis que la "Basse-Marche", c'est-à-dire les environs de Bellac, Châteauponsac, Le Dorat est quant à elle rattachée au département de la Haute-Vienne).
Maçons migrants
Comme de nombreuses communes creusoises, Châtelus-le-Marcheix a fourni durant des siècles un nombre important de maçons de la Creuse. Certains se sont définitivement établis dans les régions de Paris, Lyon ou encore Reims comme ouvriers ou comme entrepreneurs, notamment au . Les maçons de Châtelus-le-Marcheix allaient en grande majorité travailler en Île-de-France et dans la MarneD'après le site de généalogie http://www.migrants-limousin.fr.
Ces maçons ont acquis sur les chantiers des idées socialistes et progressistes qu'ils ont massivement diffusées dans leur région d'origine, dès le milieu du . Ainsi la Creuse fut très tôt une terre de gauche largement déchristianisée et le terrain d'un communisme rural que les chercheurs étudient aujourd'hui. Cependant, comme dans le reste du Haut-Limousin, cette déchristianisation (diminution importante, dès le , du nombre de baptêmes et de mariages religieux) n'empêcha pas certains rites d'origine païenne de perdurer jusqu'au (culte des saints locaux, des bonnes fontaines, cérémonie du feu de la Saint-Jean appelé trafoujau…)
Les registres officiels prouvent la grande implication des maçons de la Creuse dans différents mouvements sociaux du , notamment durant la révolution de 1848 et durant la Commune de Paris (1871), épisodes au cours desquels nombre d'entre eux furent fusillés ou emprisonnés.
À partir du , l'histoire des maçons de la Creuse se lie à celle de la franc-maçonnerie, nombre d'élus et entrepreneurs locaux, anciens maçons de la Creuse, devenant francs-maçons. Le plus célèbre d'entre eux étant sans aucun doute Martin Nadaud.
Politique et administration Député et conseiller général Châtelus-le-Marcheix appartenait à la circonscription composée des cantons de Bénévent-l'Abbaye, Bonnat, Bourganeuf, Dun-le-Palestel, Le Grand-Bourg, Guéret-Nord, Guéret-Sud-Est, Guéret-Sud-Ouest, Saint-Vaury et La Souterraine jusqu'aux élections de .
Depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, la Creuse ne comporte plus qu'une seule circonscription au sein de laquelle se sont déroulées les élections législatives françaises de 2012.
Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Châtelus-le-Marcheix, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..