L'Institut de pharmacologie et de biologie structurale, est un centre de recherche conjoint du Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) et de l’Université Toulouse-III-Paul-Sabatier. Juridiquement, c'est une unité mixte de recherche (UMR) dont l’objectif majeur est d'identifier et de caractériser de nouvelles cibles thérapeutiques dans les domaines du cancer, de l'infection et de l'inflammation.

L'institut est situé au 205, route de Narbonne et partage le campus avec le Laboratoire de Chimie de Coordination (LCC)..

L'IPBS est acteur de l'essor du pôle toulousain sur le cancer et des maladies infectieuses : membre fondateur de la Fédération de Recherche en Biologie de Toulouse (FRBT), un réseau scientifique des principaux laboratoires des sciences de la vie de Toulouse, membre actif du Cancéropole Grand Sud-Ouest., partenaire de l'Oncopôle de Toulouse. et membre du Laboratoire d'Excellence Toulouse Cancer (LABEX TOUCAN)..

En 2023, la structure fédérative de recherche biomédicale de Toulouse (SFR-BMT, FED 4138) et de la Fédération de recherche en biologie de Toulouse (SFR-BT, FR 3451) fusionnent et devient la Structure Fédérative de Recherche « Biologie et Biotechnologie pour la Santé » (SFR-B2S)

Histoire Depuis le janvier 2021 L’institut regroupe 17 équipes de recherche qui travaillent aujourd'hui en étroite collaboration autour de deux grands axes de recherche dans les domaines du cancer, de l'infection et de la santé : "Biologie du microenvironnement tissulaire et cellulaire", et "Mécanismes moléculaires et structurels de la maladie".

Olivier Neyrolles prend la direction de l'IPBS-Toulouse au . La politique scientifique de l'IPBS est d'accroître sa visibilité et son attractivité, à travers, la coopération internationale par le recrutement de responsables d'équipes internationaux, le renforcement de l'accueil des étudiants et des chercheurs étrangers et la participation à des programmes de mobilité tels que les "Programmes Communs de Recherche" développés par le CNRS et les "partenariats Hubert Curien" développés par le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

2009 - 2020 En , le docteur Jean-Philippe Girard succède au professeur François Amalric au poste de directeur de l'institut. La politique actuelle de l'IPBS est d'accroître sa coopération internationale par le renforcement du cadre d'accueil des étudiants et chercheurs étrangers, et par la participation à des programmes de mobilité tels que "Projets de Recherche Conjoints" (PRC) développés par le CNRS et "Partenariats Hubert Curien" (PHC) développés par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

1999 - 2008 Sous la direction du Professeur François Amalric, l'IPBS poursuit les mêmes objectifs : la caractérisation et la validation de nouvelles cibles pharmacologiques par des approches de biologie moléculaire et cellulaire, ainsi que l'analyse des relations structure/fonction des biomolécules et de leurs assemblages.

En 2005, le département "Biologie du cancer" est créé, et cinq nouvelles équipes sont recrutées au niveau international dans les deux principaux axes de recherche couverts par le département : la recombinaison et réparation de l'ADN, et le microenvironnement tumoral. Par ailleurs, l’année 2009 voit naître le nouveau département "Biologie structurale et biophysique", en vue d’améliorer la visibilité des équipes de l'IPBS en biologie structurale et en biophysique.

1996 - 1999 Le professeur Jean Cros fonde l'Institut de pharmacologie et de biologie structurale en 1996 pour appliquer les méthodes et concepts de la biologie cellulaire, moléculaire et structurale moderne à l'identification et à la validation de nouvelles cibles pharmacologiques dans les domaines du cancer et des récepteurs couplés aux protéines G. L'ouverture d'un nouveau bâtiment en permet de réunir tous les groupes de recherche de l'institut sur un même site.

En 1972, Claude Paoletti. et Jean Cros créent le Laboratoire de Pharmacologie et de Toxicologie Fondamentales (LPTF)., qui deviendra en 1990 le septième pôle français du programme national IMABIO (Ingénierie des macromolécules). De nouvelles thématiques de recherche telles que la cancérologie, la neurologie et la génotoxicologie émergenthttps://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/pdfIR.action?irId=FRAN_IR_055204.

Entre 1990 et 1995, de nouvelles équipes arrivent pour développer les thématiques de la tuberculose, de l’ingénierie des protéines, et de la biologie structurale.

Logos En 2020, l'IPBS change de logo et fait évoluer son image pour mettre en avant les maladies sur lesquelles les chercheurs travaillent : cancer, infection et inflammation.

Domaines de recherche L'IPBS compte dix-huit équipes de recherche.

Les nouveaux objectifs scientifiques s'appuient sur deux axes de recherche complémentaires liés au cancer, à l'inflammation et aux maladies infectieuses :

Biologie du microenvironnement tissulaire et cellulaire - Ce premier axe de recherche visera à l'étude, aux niveaux tissulaire et cellulaire, du microenvironnement dans la maladie et de son influence sur le traitement. Il recouvrera les thématiques suivantes : Le microenvironnement dans le cancer, les maladies inflammatoires et infectieuses : rôle dans la protection/sensibilité à la maladie et impact sur le traitement Les cellules immunitaires/inflammatoires dans le cancer, les maladies inflammatoires et infectieuses Le métabolisme des cellules eucaryotes et bactériennes dans le cancer et les infections Mécanismes structurels et moléculaires de la maladie : Ce second axe de recherche sera lié, au niveau moléculaire, à l'étude des mécanismes structurels et moléculaires de la maladie, afin de caractériser les cibles et de proposer des candidats pour de nouvelles thérapies. Il recouvrera les thématiques suivantes : Relations structure-fonction-activité des protéines et des complexes protéiques dans les cellules eucaryotes et les bactéries, et conception rationnelle de ligands fonctionnels pour le traitement du cancer et des infections dans les cellules immunitaires/inflammatoires dans les cas de cancer, de maladies inflammatoires et infectieuses. Stabilité du génome Lipides eucaryotes et bactériens, membranes et enveloppes Tolérance et résistance aux médicaments dans les cas de cancer et d'infection Des approches d'ingénierie tissulaire telles qu'organes sur puce, organoïdes et impression de tissus en 3D, qui combinent des cellules avec des matériaux d'ingénierie, sont utilisées pour étudier les fonctions des organes et améliorer les stratégies d'administration de médicaments.

L'utilisation et le développement de technologies corrélatives d'imagerie et d'ingénierie tissulaire, soutenues par l'expertise actuelle en microscopie optique, spectrométrie de masse et imagerie moléculaire permettent de mieux comprendre le microenvironnement tissulaire et cellulaire dans les tumeurs et les tissus infectés.

Plateformes technologiques L'institut dispose d’un large éventail d'installations technologiques et d'équipements de pointe à l’intention de la communauté scientifique toulousaine, nationale et internationale. Quatre plateformes technologiques, labellisées au niveau national "Infrastructures en Biologie Santé et Agronomie (IBiSA)" (coordination nationale des plateformes de sciences de la vie) sont accueillies sur le campus de l'institut. Elles adhèrent à la charte du GIS GENOTOUL qui coordonne les plateformes toulousaines en sciences du vivant.

Ces équipements technologiques sont ouverts aux groupes de recherches des secteurs académique et privé et impliqués dans le développement et l'innovation technologique.

Ces plateformes ont toutes obtenues la certification NF X 50-900, norme spécifique aux plateformes technologiques qui englobe une certification ISO9001:2015 (Lloyd's Register Quality Assurance, LRQA)..

Deux plateformes principales Protéomique/ ProteolToul (Responsable scientifique : Docteur Odile Schiltz).

S'appuyant sur son expertise dans le domaine de la spectrométrie de masse et de la protéomique et utilisant des instruments de spectrométrie de masse et des outils bio-informatiques de pointe, l'Infrastructure protéomique de Toulouse propose aux communautés scientifiques académiques et industrielles des analyses de pointe en protéomique. L'installation est en mesure de gérer des programmes dans divers domaines allant de la biologie et de la santé à des applications agricoles. PICT ("Plateforme Intégrée de Criblage de Toulouse "; Responsable scientifique : Docteur Virginie Nahoum).

PICT est une plateforme multidisciplinaire qui vise à fournir à la communauté scientifique et médicale un ensemble complet de technologies et d'expertise permettant l'identification aléatoire ou structurale et la conception rationnelle d'inhibiteurs de cibles thérapeutiques, ou d'effecteurs de toute autre cible, la découverte de nouvelles enzymes et la caractérisation de leurs interactions. Deux plateformes partenaires TRI-IPBS ("Toulouse Réseau Imagerie" site IPBS ; Responsable scientifique : Docteur Renaud Poincloux).

La plateforme technologique propose l'expertise et l'instrumentation qui permet de visualiser des systèmes complexes allant de la molécule unique aux organismes entiers et dans une échelle de temps allant de quelques nanosecondes à plusieurs jours grâce à l'imagerie à intervalles de temps. De plus, elle possède l'instrumentation et l'expertise pour la caractérisation phénotypique et le tri des cellules eucaryotes et procaryotes par cytométrie en flux. Anexplo-IPBS (Responsable scientifique : Docteur Magali Jacquier).

Les installations zootechniques de l’IPBS font partie de la plateforme technologique "ANEXPLO/Genotoul" de Toulouse qui comprend huit autres sites avec des compétences techniques complémentaires.

Comité scientifique consultatif

Le comité scientifique consultatif conseille le directeur et le comité de direction, à la fois sur la politique scientifique de l'institut mais aussi sur les aspects stratégiques liés à la vie des équipes de recherche (création, modification des orientations de recherche, transition, etc.). Par ailleurs, il évalue les projets scientifiques menés par chaque équipe de recherche de l'institut.

Il est composé de neuf chercheurs internationalement reconnus (par ordre alphabétique) : Frederick Alt de Harvard Medical School, Patrick Couvreur de l’Institut Galien Paris Sud., Sabine Ehrt de Weill Medical College, de l'École polytechnique fédérale de Zurich

Kathryn Lilley de l’Université de Cambridge, Fatima Mechta-Grigoriou de l'Institut Curie Rajan Sankaranarayanan du Centre for Cellular and Molecular Biology à Hyderabad Eric Solary de l’Institut Gustave-Roussy, David Russell de l’Université Cornell. Mina Bissell du Laboratoire national Lawrence-Berkeley est nommée Membre honoraire.

Transfert technologique et partenariat avec l’industrie Depuis 1999, l’IPBS a été très actif dans le partenariat avec l’industrie. Le premier centre de criblage à haut débit public-privé entre le CNRS et Pierre Fabre SA a été présent à l'IPBS de 1999 à 2003. Neuf petites entreprises de biotechnologie (start-ups) ont été créées ou incubées à l'IPBS au cours des dix dernières années.

Cinquante demandes et extensions de brevets ont été déposées et près de 95 accords par an sont conclus. L'IPBS travaille en étroite collaboration avec le CNRS et la Société d'Accélération du Transfert de Technologies (SATT). Depuis 2020, l'IPBS accueille la société de biotech G.CLIPS , qui propose des solutions pour la recherche d'agents thérapeutiques ciblant les protéines membranaires.

En reconnaissance de toutes ces activités, l’IPBS s’est vu recevoir le prix "Trophées de l’Innovation INPI 2008".. Chaque année, l'IPBS et ses partenaires industriels accompagnent la formation de plusieurs doctorants dans le cadre de bourses CIFRE.