L'économie de la Martinique est basée essentiellement sur le raffinage pétrolier, l'agriculture/agroalimentaire (banane, rhum), la pêche, l'aquaculture et le tourisme.

En 2011, avec un peu plus de , le PIB par habitant se situe dans la moyenne des départements et collectivités d'Outre-mer (au après Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie) et place la Martinique au de la Zone Caraïbes, derrière la Barbade.

Le taux de couverture des importations par les exportations est légèrement inférieur à 15 % pour un déficit commercial qui s'élève à un peu plus de millions d'euros (2012).

Histoire Jusqu'au milieu du , la Martinique s'enrichit grâce à la production du sucre de canne, mais cette dernière perd de son importance avec la production de sucre à partir de betterave. De nos jours, l'agriculture ne contribue qu'à 6 % du PIB grâce notamment aux exportations de bananes et de rhum (produit à partir de la canne à sucre), l'ananas étant principalement utilisé dans l'agroalimentaire. Le tourisme, avec emplois, est devenu plus important que l'agriculture, le secteur tertiaire en général contribue à 83 % du PIB et l'industrie à 11 %.

Malgré un fort taux de chômage, la Martinique présente une croissance supérieure à la moyenne européenne, elle est une vitrine de l'Europe sur le continent américain. En effet, grâce à son appartenance à la France et à la Communauté européenne, la Martinique est équipée de nombreuses infrastructures : universités et pôles de recherches, centre hospitalier, des Caraïbes, moyens de communications modernes, etc. Cependant, une politique économique d'échange avec ses voisins des Antilles est souhaitable pour améliorer son économie déficitaire; pour cela, il serait nécessaire d'intégrer toutes les instances caribéennes locales, tel le CARICOM (Communauté caraïbéenne) de façon plus concrète, mais de réels problèmes institutionnels se posent car la Martinique n'est pas un état comme ses voisins, mais fait partie intégrante de la France.

Cependant, la Martinique s'en sort plutôt bien selon un rapport de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) qui la classe au mondial sur 180 « pays ».

Situation financière

Son PIB est de 8,882 milliards d'euros soit d'euros courants par habitant en 2015, par rapport à € en métropole. La Martinique reste donc une petite région mais se place au deuxième rang des régions ultramarines après Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie quant au PIB par habitantInsee - Comptes économiques Martinique 2015.

En 2016, le taux de chômage de cette île des Antilles est de 18,0 % de la population active (moy. nationale de 10,0 % ; source INSEE, 2016).

En 2019, la balance commerciale est déficitaire avec 2,688 milliards d'euros d'importations pour 0,388 milliard d'euros d'exportationsCommerce extérieur - La balance commerciale s'améliore légèrement - Bilan économique 2019 - Martinique, Insee, 18 juin 2020.

L'île bénéficie de fonds structurels de l'État français et de l'Union européenne pour rattraper son retard économique et se mettre à niveau des principales régions françaises.

Particularités Ses atouts La Martinique présente une population dynamique, en bonne santé et instruite (taux d'alphabétisation : 100 % en 2018). et le de France (en ce qui concerne les gros porteurs et en trafic passagers)Les aéroports français classés par le nombre de passagers.

Ses inconvénients Son caractère insulaire, le vieillissement de la population et la topographie de l'île qui limitent l'extension de l'agriculture .

L’ancien principe de l’exclusif colonial qui perdure sous une autre forme ce principe perdure sous une nouvelle forme: et qui impose des échanges privilégiés entre la métropole et l’ex-colonie en interdisant aux ex-colonies toute relation commerciale avec l’étranger, principe exacerbé par le Vers la fin du système colonial départemental ? Le cas de la Martinique, economie-politique, 31 janvier 2009.

La situation économique de la Martinique L'emploi sur l'ile reste une vraie préoccupation, avec 60 % des moins de 25 ans au chômage..

Une des questions fondamentales qui se pose aux élus et au préfet est la politique de développement de la Martinique: elle est en partie à reconstruire. En effet, l'exportation massive de produits agricoles (sucre et banane en particulier), est remise en cause par la fin de politiques protectionnistes (imposée par l'OMC).

Ceci est aggravé par l'impact du chlordécone sur la qualité environnementale. Ce pesticide utilisé pour le traitement d'un parasite de la banane, a rendu impropre à la consommation une grande partie des productions agricoles localesLe chlordécone entraîne une interdiction partielle de la pêche en Martinique LeMonde 25/09/2009 "Il avait cependant fallu attendre mars 2003 pour que le préfet de région de l'époque prenne un arrêté imposant l'analyse obligatoire des sols avant toute mise en culture de légumes à racines et interdisant la vente de denrées contenant du chlordécone." , entraine l'interdiction de consommation de langoustes et de certaines espèces de poissons dans les zones polluéesCHLORDÉCONE : un nouvel arrêté d'interdiction de pêche - FranceAntilles 03/11/2010Martinique : le chlordécone limite la pêche à la langouste - Le Marin 31/10/2012 et continue aussi de polluer les cours d'eauChlordécone : risques de prématurité et de cancer de la prostate confirmés - Le Nouvel Obs - 16 janvier 2014 - " (...) cet insecticide qui servait à protéger les bananiers contre les larves du charençon continue de polluer les cours d'eau des Antilles. Les populations locales restent bien évidemment les premières victimes de cette contamination à cause de l'ingestion des produits toujours pollués (aliments, poissons, fruits de mer, mais surtout l'eau qui est toujours polluée).".

De nouveaux axes sont à mettre en valeur, en prenant en compte la concurrence des états voisins dotés souvent d'atouts naturels similaires. Le tourisme, mis en avant depuis quelques décennies, est sans doute un de ces axes mais n'est pas le seul.

Références

Références bibliographiques Rapport annuel 2012 IEDOM Martinique (édition de juin 2013) Agriculture Josse-Alaterre G., 2011 : « Claudine Neisson-Vernant : de la médecine à l'AOC Rhum Martinique » Alim'agri, magazine du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire Supplément au (juillet-aout-) - Couleau A., 2011 : « Diversification : relancer la production de tomates » Alim'agri, magazine du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire Supplément au (juillet-aout-) -

Voir aussi

Articles connexes Changement climatique en Martinique

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