Hengoat (Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.) est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. C'est désormais depuis le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de La Roche-Jaudy.

En 2003, la commune a obtenu le Label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.

Langue bretonne L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg label 2 a été votée par le conseil municipal le .

Géographie

Situation Hengoat est proche de la Manche (mais non littorale) et de la ria du Jaudy dont elle est séparée par la commune de Troguéry. Hengoat n'accueille aucune réserve naturelle sur son territoire.

Les coordonnées géographiques de Hengoat en décimales sont : 48,7436111111° de latitude et -3,19722222222° de longitude.

Les coordonnées géographiques sexagésimales de Hengoat sont : .

Les coordonnées cartographiques en projection Lambert 93 de Hengoat sont : X : 244560 Y : 6867110.

Les coordonnées cartographiques en projection Lambert II étendu de Hengoat sont : X : 192882 Y : 2430407. Relief Hengoat possède une altitude qui varie entre un minimum de et un maximum de pour une altitude moyenne de couvre une superficie de soit . La mairie se situe à d'altitude. Hydrographie La commune de Hengoat est limitée à l'est par le Ruisseau du Moulin de Bizien, cours d'eau qui se jette dans la ria du Jaudy entre Troguéry et Trédarzec et dont la partie maritime, formant elle-même une ria annexe de celle du Jaudy, commence dans l'ancienne commune de Pouldouran. Sous le nom de Ruisseau de Pen Bizien, sa partie amont sépare le sud du finage de Hengoat de celui de Ploëzal. Risques naturels Le portail de la prévention des risques majeurs français a référencé 4 événements survenus sur la commune de Hengoat. Ci-dessous, voici la liste complète des catastrophes naturelles ou technologiques survenues sur le territoire de la commune : inondations, coulées de boue, glissements et chocs mécaniques liés à l'action des vagues du 25 au ; inondations et coulées de boue du au ; tempête du 15 au ; inondations et coulées de boue du 28 au . Le risque sismique sur le territoire de la commune de Hengoat est faible car elle se trouve dans une zone de sismicité de 2/5.

Il existe un potentiel radon moyen ou élevé sur tout le territoire de la commune, cet élément est un gaz radioactif produit par la désintégration de l'uranium présent dans les roches.

Dans un rayon de autour de Hengoat, il y a 2 centrales nucléaires implantées : le site nucléaire de Brennilis à et la centrale nucléaire de Flamanville à . La présence de ces centrales présente un risque nucléaire potentiel pour la commune.

5 risques majeurs potentiels sont signalés par les services de l'état et peuvent survenir sur le territoire de la commune, voici la liste de ces derniers : inondation ; mouvement de terrain ; phénomène lié à l'atmosphère ; phénomènes météorologiques ; radon.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes par. de Hengoet en 1330, Hennegouet en 1371, Hengoet en 1380, 1450 et en 1486, Hengoat en 1505..

Selon Bernard Tanguy, Hengoat est une formation toponymique composée de deux éléments bretons : hen « vieux » et koet, koat « bois ». Le sens global est « vieux bois ». L'adjectif hen sera supplanté dès le siècle par coz, ce qui veut dire que les noms qui le contiennent sont plutôt anciens, remontant parfois au Haut Moyen Âge.

Bernard Tanguy transcrit la forme bretonne parlée sous la graphie Hengoad.

Histoire

Antiquité Un gisement de tegulae a été signalé au nord-est du bourg.

Moyen Âge L'église de Hengoat était sous le patronage de saint Maudez. Détruite durant la guerre de Succession de Bretagne, l'église fut rebâtie grâce à une bulle d'indulgence papale en 1380. La Fontaine Saint-Maudez, citée en 1450, constituait un lieu de vénération important.

Temps modernes Madame du Hallay fut reconnue fondatrice de l'église par une décision de 1695, ce qui lui donna droit aux privilèges afférents et notamment au droit de prééminence dans la dite église.

En 1759 Une ordonnance du roi Louis XV fixe à 16 hommes et 105 livres la charge annuelle de la paroisse de Hengoat pour le service des garde-côtes chargés de la défense des côtes de Bretagne.. thumb|Carte de Cassini de la paroisse d'Hengoat et de ses environs (1790). Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Hengoat en 1778 :

Le La paroisse de Pouldouran, qui était une succursale de celle de Troguéry depuis la Révolution française en est détachée par l'ordonnance du pour devenir une succursale de la paroisse de Hengoat. thumb|Plan cadastral de la commune de Hengoat datant de 1835 (tableau d'assemblage). A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Hengoat en 1843 :

En 1862 Joachim Gaultier du Mottay écrit qu'Hengoat possède une école de garçons ayant 40 élèves et une de filles en ayant 50, que « son territoire, généralement assez plat [est] bien boisé et garni d'arbres fruitiers. Terres et prairies de bonne qualité ; excellents pâturages », que le sous-sol est composé de schiste argileux et, au nord-ouest du bourg, de diorite..

Le Philippe Omnès, qui vivait avec sa mère à Hengoat, fut trouvé suspendu entre les deux brancards d’un fourgon dans une ferme du Convenant Le Guyader où, depuis plusieurs jours, il allait battre le blé. Il avait les bras placés en croix sur une pièce de bois horizontale. Sa sœur Marguerite et son mari Le Guillou furent reconnus coupables de ce crime, effectué en raison d'un différend d'héritage. Avant ce couple avait voué la victime à Saint-Yves-de-Vérité. L'affaire fut évoque par l'ensemble de la presse française (généralement sous le titre "Le crucifié d'Hengoat") : par exemple le journal La Champagne écrit que ce drame effroyablement sinistre « permet de faire une étude sur le vif des mœurs et superstitions bretonnes »..

Dans la nuit du 13 au des portraits du duc d'OrléansLe duc d'Orléans était le prétendant orléaniste au trône de France., entourés de liserés tricolores et portant l'inscription : « Vive le duc d'Orléans ! » furent apposés en grand nombre sur les murs de Tréguier, de La Roche-Derrien et des communes avoisinantes, dont Hengoat ; la population a fait un très bon accueil à cette manifestation de propagande royaliste, écrit le journal Le Courrier de l'Aude..

L'école des religieuses du Saint-Esprit, qui avait alors 37 élèves, fut laïcisée en ; l'école "neutre" (laïque) avait alors 4 élèves.. Une polémique survint à propos du mobilier scolaire que l'institutrice congréganiste expulsée emporta en partie avec elle, arguant que ce mobilier avait été en partie payé par la congrégation ; le préfet des Côtes-du-Nord mis en demeure la commune de récupérer ce mobilier, ou, à défaut, de « munir [l'école d'Hengoat] des objets nécessaires à son fonctionnement ».. L'école privée fut fermée en 1902 en vertu de la loi sur les congrégations.

Le XXe siècle La Belle Époque Le journal L'Univers écrit en 1899 que « le petit village d'Hengoat (..) n'a que six maisons, mais il a le privilège peu banal de posséder parmi ses habitants trois maires : le premier magistrat de l'endroit, celui de Pouldouran et celui de Troguéry », ainsi qu'un ancien maire de Mantallot..

La Première Guerre mondiale Le monument aux morts de Hengoat porte les noms de 24 soldats et marins morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 2 sont morts en Belgique dès 1914 (Louis Camus le à Maissin et Théophile Martin le à Langemarck) ; trois sont morts en mer, victimes de naufrages provoqués par des sous-marins allemands (Pierre Courlouer le sur le cuirassé Bouvet dans les Dardanelles ; Jean Pierres le sur le croiseur cuirassé Léon Gambetta et Yves Le Maout le sur le cuirassé Suffren) ; tous les autres sont morts sur le sol français.

L'Entre-deux-guerres

La Seconde Guerre mondiale Le monument aux morts de Hengoat porte les noms de 5 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : parmi ces victimes Joseph Gouedard, marin sur le croiseur Pluton, mort accidentellement le à Casablanca (Maroc) ; Yves Le Roux, mort sur le cuirassé Bretagne le lors de l'attaque anglaise de Mers el-Kébir ; Yves Jaguin le lors du naufrage du sous-marin Argonaute ; Yves Guillou est mort le et Marcel André en 1941 sans autres précisions.

L'après Seconde Guerre mondiale

Le La recherche d'un druide pour pallier le manque de médecins Six communes du Pays rochois (La Roche-Derrien, Pommerit-Jaudy, Langoat, Hengoat, Pouldouran et Troguéry) annoncent en avoir recruté un druide pour pallier le manque de médecins. C'était évidemment un canular, une fausse information destinée à obtenir un battage médiatique ; ce fut efficace, la commune nouvelle de La Roche-Jaudy accueillant à oartir de 2020 quatre médecins dans son cabinet médical.. La création de la commune nouvelle de La Roche-Jaudy Le , la commune fusionne avec Pommerit-Jaudy, Pouldouran et La Roche-Derrien pour former la commune nouvelle de La Roche-Jaudy dont la création est actée par un arrêté préfectoral du .

Héraldique

Politique et administration Liste des maires

Liste des maires délégués

Démographie

Hengoat est, après Loc-Envel, la commune de Bretagne dont la population a diminué le plus en pourcentage (- 82 %) entre 1851 et 1999, passant de 905 à 165 habitants entre ces deux dates. .

Lieux et monuments Le calvaire est le seul monument historique classé du village de Hengoat : il date du .

Église Saint-Maudez.

Personnalités liées à la commune Dom Maudez-René Le Cozannet, né vers 1665 à Hengoat, décédé le à Quemperven, mort en odeur de sainteté, de nombreuses guérisons lui ayant été attribuées.. Even Bégaignon, évêque de Tréguier en 1362, né au château du Rumain en Hengoat vers 1307 (ou peut-être à Plestin), nommé cardinal en 1371 par le pape Urbain V et décédé à Rome en 1378.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Article connexe Liste des communes des Côtes-d'Armor

Liens externes Hengoat sur le site de l'Institut géographique national

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