Lanrelas est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Ses habitants sont les Lanrelasiens et les Lanrelasiennes.
Géographie Situation Lanrelas est équidistant de Rennes et de Saint-Brieuc ( via la RN 12 en 2×2 voies). Les limites sud et ouest de la commune permettent également un accès rapide à la RN 164, axe routier central de la Bretagne.
Cadre géologique
vignette|Carte géologique du Massif armoricain. Le Pays de Lanrelas est situé dans le domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui correspond à un vaste synclinorium s'allongeant sensiblement en direction W-E, depuis la presqu'île de Crozon jusqu'au bassin de Laval. Ce bassin sédimentaire est principalement constitué de schistes briovériens (sédiments issus de l'érosion du segment occidental de la chaîne cadomienne et qui se sont accumulés sur plus de d'épaisseur).. L'histoire géologique de la région est marquée par la phase orogénique bretonne du cycle varisque, au début du Carbonifère inférieur, ou Tournaisien, il y a environ 360 Ma. La collision continentale au cours de l'orogenèse varisque proprement dite se traduit dans le Massif armoricain par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les schistes et micaschistes, par des phases de cisaillement et par une anatexie générant migmatites et granitoïdes. Elle se traduit ainsi dans la région par la mise en place de nombreux massifs intrusifs à travers les schistes cristallins, concomitamment aux cisaillements et à ce métamorphisme : massif granitique de Plœuc-Moncontour, massif monzogranitique de Plémet-Gomené, complexe plutonique de Plouguenast (magmatisme calédonien à l'origine des intrusions de diorite quartzique et de leucogranite plus ou moins orthogneissifiés, datés respectivement à 485 ± 10 Ma et 450 ± 10 Ma) et des Landes du Mené (massifs de Saint-Jacut-du-Mené et Lanrelas, constitués de diorite quartzique). Leur mise en place est contrôlée par le Cisaillement Nord-ArmoricainDécrochement dextre qui peut être estimé à 3-4 km et qui s'étend depuis l'île de Molène, passe par le mont Bel-Air (point culminant des Côtes-d'Armor) et s'amortit dans le bassin de Laval. Ce linéament médio-armoricain se manifeste dans la région par une déformation qui affecte les granites essentiellement par cataclase se traduisant par une foliation redressée et allant jusqu'à la formation de mylonites. de direction WNW-SSE dans cette région..
La diorite quartzique .
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, la Rosette, le ruisseau de la Plançonnais., le Glair. et le ruisseau de loziers...
La Rance, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé ..
La Rosette, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Éréac et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé ..
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Loziers, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LanrelasLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports : vers Broons au nord, vers Trémorel au sud. : vers Éréac au nord-ouest, vers Plumaugat à l'est. : vers Saint-Launeuc à l'ouest. Ligne SNCF Paris-Brest : arrêts omnibus à Broons et Caulnes. Aéroports : Rennes-Saint-Jacques et Nantes-Atlantique.
Urbanisme Typologie Au , Lanrelas est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,6 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), prairies (11,9 %), forêts (8,6 %), zones urbanisées (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanrelaz en 1239., Ecclesia de Lanrelas en 1330Pouillé de Tours, Lanrelas en 1405, Parrochia d'Anrelas en 1451, Lanrelas en 1453, Lanrelay au , Laurelais en 1630.
L'origine du toponyme Lanrelas reste obscure. La première partie vient probablement du vieux breton lann désignant un ermitage du haut Moyen Âge.
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale., Bernard Tanguy transcrit la forme parlée sous la graphie Lanr(e)la. L'association Chubri relève plusieurs attestations écrites et orales, et restitue la prononciation qu'elle transcrit sous la forme Lanrlâ..
En breton, la forme normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995 et par l'Office public de la langue bretonne est Lanrelaz.. KerOfis, la base de données toponymique de l'Office public de la langue bretonne, recense cette forme dans la production écrite de langue bretonne de 1995 à 2023.
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,3 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonneJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 365. Bernard Tanguy cite notamment Guillérien, du vieux breton vilar, viler « ferme, hameau », Lescouet, du vieux breton les « château » et coet « bois » , ainsi que Brancien, du vieux breton bren « colline ».
Histoire Moyen Âge Du Moyen Âge jusqu'à la fin de l'année 1789, la paroisse était une entité à la fois religieuse et administrative. Lanrelas était une paroisse du diocèse de Saint-Malo. Elle s'est constituée au détriment de la paroisse primitive de Plumaguat.
La Révolution française Lanrelas devient officiellement une commune par la loi du votée par l'Assemblée Constituante. La première municipalité est élue au tout début de .
Quelques événements relatifs à cette période : Le , Gabriel Mauny, vicaire constitutionnel, est tué par les Chouans au lieu-dit Le Rohan.. Le , des Chouans brûlent les archives de la municipalité. Le , Jean-Guillaume BellouardJean-Guillaume Belouart, né le à Paimpont, recteur de Lanrelas, prêtre réfractaire, après avoir été un temps emprisonné, fut assassiné par des soldats républicains membres de colonnes mobiles. près du lieu-dit Les Ponts. Le puis le , des Chouans menés par un certain Du Jardin font irruption dans la commune. En , le chœur et la sacristie de l'église ont été détruits par un incendie. En 1830, la sacristie brûle de nouveau.
Pierre Robinault de Saint-Régeant, officier chouan, lieutenant de Georges Cadoudal, est né à Lanrelas le au lieu-dit actuel Saint-Régenthttp://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/EC/ecx/consult.aspx?image=051734348004675. Il est l'un des auteurs, avec Joseph Picot de Limoëlan, de l'attentat de la rue Saint-Nicaise. Capturé, il sera guillotiné à Paris le .
Le La Première Guerre mondiale Le monument aux morts de Lanrelas porte les noms de 112 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondialeMemorialgenweb.org - Lanrelas : monument aux morts.
Un soldat originaire de Lanrelas, Marie-Ange OgerMarie-Ange Oger, né en 1891 à Lanrelas, soldat au régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le à Berneville (Pas-de-Calais)..
La Seconde Guerre mondiale Le monument aux morts de Lanrelas porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : Ernest Robert, décédé lors du bombardement de Rennes le Mairie de Lanrelas - État-civil. Le , en représailles d'une absence de fourniture de 30 bicyclettes à une compagnie de Chasseurs Parachutistes allemands., une rafle est effectuée dans les abords du bourg ; les hommes sont conduits à l'école du Bourg-Neuf. L'un d'eux, Marcel LemoineMarcel Lemoine, né en 1919, tente de s'enfuir. Il est mortellement blessé d'une balle tirée dans le doshttps://www.ouest-france.fr/bretagne/lanrelas-22250/il-y-70-ans-un-jeune-homme-de-25-ans-etait-abattu-2555953. Henri Chevalier, né le à Broons (Côtes-du-Nord), travailleur requis du STO en Allemagne, arrêté par la Gestapo pour attitude anti-allemande le , interné successivement dans les camps de concentration de Sachsenhausen puis Neuengamme, mort d'épuisement alors qu'il était affecté au kommando de Meppen Versen le . Marcel Brisorgueil, né le à Lanrelas, travailleur requis du STO en Allemagne, fut arrêté le par la Gestapo pour avoir écouté la radio anglaise. Interné au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen, il décéda le à Bergen-Belsen. Albert Villory, décédé en captivité.
L'après-Seconde-Guerre-mondiale Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc.. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l’ordinaire de leur famille restée au pays et ..
Deux soldats originaires de Lanrelas sont décédés pendant la guerre d'Algérie :