Pierre Joseph ChardignyEmile Bellier de la Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours,1882, p. 229.Honoré Gibert, Le musée d'Aix, 1882, p. 292Louis Dussieux, Les artistes français à l'étranger, 1876, page 377. (né Pierre Joseph Demongé le à Aix-en-Provence et mort le à Paris) est un sculpteur et médailleur français.
Biographie Fils naturel du sculpteur Barthélémy-François Chardigny, il est reconnu le à Marseille par declaration de Marie Rose Demongé, née à Puymichel (Basses Alpes).
Élève de son père jusqu'en 1813, il est Admis le à l'École des beaux-arts de Paris où il a pour professeurs François Joseph Bosio et Pierre CartellierEmmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous Les temps et de tous les pays, 1911, p. 922..
Élu membre de l’Académie des beaux-arts de Paris le Registre des délibérations de l'Académie, séance du ., il débute au Salon en 1819 par des médailles et deux bas-reliefs représentant Homère et Bélisaire.
vignette|redresse|Monument à Ferdinand VII (1831), Barcelone. Vue monument avant sa destruction en 1835.
Il s'installe à Barcelone en 1831 pour l'exécution pour la ville d'une statue du roi Ferdinand VII> Une copie en a été coulée pour la ville de Grenade en 1835Alfred de Champeaux, Dictionnaire des fondeurs, ciseleurs, modeleurs en bronze, et doreurs, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque actuelle: A-C, J. Rouam, 1886, page 273..
Il revient en France et est nommé secrétaire de la Société libre des beaux-arts pour l'année 1833F. Guyot de Fère, Annuaire des artistes français, 1834, page 164..
En 1836, il propose en 1836 un projet de couronnement pour l'arc de triomphe de l'Étoile à ParisArchives de l'art français, 1888, page 280..
En 1838, à la suite d'un jugement de faillite, il part à Londres pour échapper à une condamnation. Pendant son séjour à Londres, il est professeur, directeur d'une école d'art et expose un médaillon à la Royal AcademyExhibition of the Royal Academy, 1838, page 57..
De retour en France, il expose les bustes de Junon et L'Innocence. En 1847, il réalise le buste en bronze de l'ingénieur mécanicien Henri GambeyNouvelles archives de l'art français, 1897, page 119. qui orne sa tombe au cimetière du Père-Lachaise« Gambey Henry (1787-1847) » notice sur appl-lachaise.net.. En 1848, il réalise un médaillon en plâtre de Joseph Réattu exposé au Salon. Trois exemplaires de ce médaillon ont été réalisés : ils sont conservés à Paris au musée du Louvre, au musée Réattu d'Arles et au palais Longchamp à Marseille. Il travaille ensuite au palais du Louvre à la restauration de la galerie d'Apollon sous les ordres de Félix Duban.
En 1855, il effectue un nouveau séjour en Espagne à Grenade, d'où il envoie un buste en marbre de la Sainte Vierge pour l'Exposition universelle de 1855 à Paris au palais de l'IndustrieExplication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants étrangers et français, exposés au Palais des beaux-arts ... le 15 mai 1855, 1855, page 465.. Il envoie ses deux groupes en terre cuite, Satyre et Bacchante et Mercure et Khione, au Salon de 1866.
Il meurt à Paris à l'hôpital Necker le , 3Q 2/53..
Distinctions
Œuvres Œuvres dans les collections publiques
Aix-en-Provence, musée Granet : Jacques Réattu, médaillon. Arles, musée Réattu : Jacques Réattu, médaillon en terre cuite. Compiègne, château de Compiègne : Napoléon III, buste en bronze ; L'Impératrice Eugénie, buste en bronze. Gray, musée Baron-Martin : Esculape, Dieu de la Médecine, 1854, bronze, . Marseille, musée des Beaux-Arts : Habeneck, buste en terre cuite ; Jacques Réattu, médaillon. Paris : cimetière du Père-Lachaise : Henri Gambey, buste en bronze église Saint-Augustin : Le Prophète Daniel, statue en pierre, façade latérale droite. hôtel de ville : Jean Goujon, statue en pierre. musée du Louvre : Jacques Réattu, médaillon. palais Garnier, galerie du glacier : Habeneck, buste en marbre palais de justice : Berthereau, ancien président du tribunal de instance, 1859, buste en pierre. Atrium du conduisant aux chambres civiles. Buste payé par le préfet de Seine. Palais-Royal, appartements : Louis-Philippe Ier, 1830, buste. Pau, musée des Beaux-Arts : Henry IV, buste en bronze. Périgueux, musée d'art et d'archéologie du Périgord : Dante, buste. Troyes, musée des Beaux-Arts : Louis Ulbach, buste en bronze ; Pierre-Jean de Béranger, buste en bronze.
Œuvres non localisées
Léda, 1823, statue demi-nature en plâtre. Buste du roi René. Buste de Monseigneur de Belzunce, évêque de Marseille. Junon, 1850, buste en marbre. L'Innocence, 1850, buste en marbre. Antoine Coypel, 1851, buste en plâtre (commande sans suite)Archives nationales Base Arcade cote F/21/4298/A..
Médaille
Monseigneur de Belzunce, 1821, médaille commémorative de la peste de 1720. Alexandre-Ange de Tayllerand-Périgord, archevêque de Paris, 1821. Bernardin de Saint-Pierre, 1823.
Salons et expositions Salon : 1819 : Homère et Bélisaire, bas-reliefs ; deux médailles. 1822 : Le Cardinal de Talleyrand-Périgord, buste (Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure des artistes vivants exposés au palais des Beaux-arts en 1822, 1822.. 1824 : Le Duc d'Angoulême et SAR Monsieur, bustes en bronze ; Jeune Nymphe jouant avec un cygne. 1827 : Vierge, buste (exposé au Louvre). 1835 : Baigneuse, statue en plâtre. 1847 : Un magistrat, statue demi-nature en marbre ; Figure de Vierge, marbre. 1848 : Joseph Réattu, médaillon en plâtre ; Gambey, buste en plâtre. 1850 : Saint Augustin, évêque d'Hippone, statue colossale en plâtre. 1866 : Satyre et Bacchante, groupe ; Mercure et Khione. Exposition universelle de 1855 à Paris : Vierge, buste en marbre.
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie Balteau, Dictionnaire de biographie française. Dictionnaire Bénézit. Stanislas Lami, Dictionnaire de la sculpture de l'École française. François-Fortuné Guyot de Fère, Annuaire des artistes français, 1835. Charles Gabet, Dictionnaire de l’École française, 1831. Alfred de Champeaux, Dictionnaire des fondeurs, 1886, . Livrets des Salons de Paris : 1822, ; 1824, ; 1827, ; 1835, ; 1847, ; 1848, ; 1850, ; 1855, ; 1866, . Inventaire général des richesses d'arts de la France, monuments civils. Nouvelles archives de l'art français, 1888 et 1897.
Liens externes
« Pierre Joseph Chardigny », dans la base Joconde.
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