Pléneuf-Val-André est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Elle est connue comme station balnéaire familiale, située sur la côte est de la baie de Saint-Brieuc, dite « côte de Penthièvre ». Géographie

Localisation Pléneuf-Val-André se trouve à à l'est de Saint-Brieuc et à au nord de Lamballe.

Communes limitrophes

Géologie et relief Le territoire de Pléneuf-Val-André est très diversifié : sa façade maritime comporte deux ports de plaisance (Dahouët et le port de Piégu), plusieurs plages (grande plage du Val-André ou Grève de Saint-Symphorien de long, saint Symphorien y aurait débarqué selon la légende.) et la côte rocheuse comprenant : à l'ouest, la pointe de la Guette, côte rocheuse abritant le port de Dahouët et deux petites plages, au nord, le Verdelet, îlot d'un hectare Cadastre de 1841 selon ., « caillou tombé de la chaussure de Gargantua » dit la légende, un îlot accessible à la basse-mer des marées importantes par son tombolo ; pêche à pied possible dans les rochers à la base du rocher principal qui constitue la réserve ornithologique Edmond Tranin, interdite d'accès de septembre à mars, non loin de là vers le nord-ouest, le petit archipel du plateau des Jaunes (aussi appelé les Platières), comportant deux îles principales sur des hauts fonds signalés par une balise sur un écueil proche, plus au nord, les deux îlots des Comtesses et au nord-ouest lîlot de Rohein où se dresse un phare car il est cerné d'écueils balisés par des tourelles-lanternes, la pointe de Pléneuf, dont la falaise de Château-Tanguy culminant à , que prolonge le Verdelet ; elle mène à un petit belvédère, face au Verdelet, les falaises de la Ville Pichard, le sentier des douaniers formant la Promenade du Levant et joignant la pointe de Pléneuf à la plage des ValléesLes vestiges de trois enceintes gauloises ont été identifiés dans le secteur de la Ville Pichard (ce nom vient de pêcheurs)., une vaste plage s'étendant jusqu'à Erquy et se décomposant en plusieurs grèves : la grève de Nantois appelée plage des Vallées dans sa partie orientale et la plus habituellement fréquentée (poste de secours), la grève de Nantois au sens restreint et sur laquelle on aperçoit parfois les chevaux du club hippique voisin, la grève de la Ville Berneuf ; sur les hauteurs, un golf de dix-huit trous jouit d'un beau point de vueAu niveau de la Ville Berneuf, une avancée rocheuse permet un minimum de discrétion pour la pratique du naturisme, seul secteur traditionnellement affecté à ce loisir sur la côte nord. ; l'arrière-pays de terres agricoles au milieu desquelles se tient le bourg de Pléneuf ; le chemin de Vauclair relie le centre du bourg à la grève de Nantois ou plage des Vallées, à l'ouest, vallon du ruisseau de la Flora qui se jette à la mer en sortant du moulin à marée du port de Dahouët.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Flora et le Nantois...

La Flora, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Alban et se jette dans la Manche sur la commune..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Pléneuf-Val-AndréLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Pléneuf-Val-André est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Pléneuf-Val-André, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (30,1 %), terres arables (24,7 %), zones urbanisées (23,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (8,2 %), forêts (7,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %), prairies (2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,9 %), zones humides côtières (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine En 1970, la commune comporte de terres agricoles avec (inférieures à ) ; il en existait 116 en 1955.

En 1975, on recensait principales et secondaires.

Le Val-André

Le Val-André est la station balnéaire. proprement dite, créée à la fin du par la construction progressive de villas le long d'une plage de ; la rue principale d'égale longueur s'étendant à une cinquantaine de mètres en arrière de la digue-promenade. et accueillant dans sa partie médiane de nombreux commerces, un casino. exploitant jeux, bars et restaurant, théâtre et cinéma, une grande chapelle (chapelle Notre-Dame créée par les religieuses de Saint-Quay en 1890), ainsi que de nombreux terrains de tennis dans le parc de l'Amirauté ().

Selon Jules Herbert (), la zone littorale était en 1860 dépourvue de la moindre habitation. L'amiral Charner venait d'acheter un premier terrain en 1853, mais c'est à Charles Cotard qu'est attribuée la création du Val-André par l'achat dans ce but le d'une grande partie des dunes et terrains humides en bordure de mer. Une première voie parallèle est ouverte dans les dunes. La construction des villas a été longtemps encouragée par des prix très raisonnables ; trois francs le m² en 1896.

Cette première opération était limitée au sud, les terrains acquis s'arrêtant au niveau de la rue des Mouettes actuelle. Le développement d'une deuxième tranche prit le relais de l'initiative de Charles Cotard en la prolongeant harmonieusement jusqu'aux terrains plus accidentés au niveau des Murs Blancs. La construction en 1894-1895 du Grand Hôtel est l'élément notable de cette seconde phase.

M. de Nantois, maire de Pléneuf, a approuvé le développement de la station balnéaire et y a participé..

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Pluenot en 1167, Pluenneut vers 1330, Pleneuc en 1356, Ploeneuc en 1428, Plenent en 1444, Plenneuc en 1477, Pleunent en 1480, Pleneuc en 1510, Pleneuet en 1536, Pleneucen 1569, Pleneult au , Pleneuf en 1679, Pleneuf en 1793.

Son nom vient du moyen breton ploe qui signifie paroisse et de saint Enoc, cité dans un acte de l'abbaye de Redon en 1181-1182. Il s'agit sans doute de saint Henwg (Henog) de Caerleon-sur-UskDavid Farmer, The Oxford Dictionary of Saints, Oxford: (Clarendon Press, 1978), pp. 256–257.John Henry Newman, Lives of the English Saints, (London: Freemantle, 1901), vol. 3, pp. 40–41., né au , cousin et compagnon de saint Samson. Le Mabinogion dit de lui qu'il est le père de Taliesin le barde qui fit construire une église à sa mémoire à Llanhenwg. Il dit également qu'il alla à Rome demander secours contre l'hérésie pélagienne qui s'installait sur l'île de Bretagne. Ceux qui deviendront saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Troyes seront désignés en concile pour s'y rendre.

La prononciation du nom de Pléneuf en gallo a été relevée sous la forme Pleuneu par Henri-François Buffet.

La commune s'intitule Pléneuf-Val-André à la suite du décret du ..

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Pleneg-NantraezhOffice public de la langue bretonne.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,6 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 381.

Histoire Préhistoire À la plage des Vallées, vers 1925, ont été découverts dans des coulées de solifluxion des restes de la faune du quaternaire, notamment de mammouths, ainsi que des éclats de silex« Chronique de préhistoire et de protohistoire des Côtes-du-Nord », 1967, dans le Bulletin de la société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1968, 105 : cet article cite deux revues de géologie en référence..