Sévignac est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie Situation

Relief et hydrographie thumb|left|Carte du réseau hydrographique de la commune de Sévignac. Sévignac est limitée au Nord par Dolo et Jugon (l'ensemble formant aujourd'hui Jugon-les-Lacs, commune nouvelle) et Mégrit, à l'Est par Trémeur et Broons, au Sud et au Sud-Est par Rouillac, Eréac, Lanrelas, Plumaugat, et à l'Ouest par Plénée-Jugon.

Cette localité a une superficie de 4.325 hectares ; le point culminant est à 152 mètres. La Rieulle borde la commune de Sévignac en sa partie ouest, servant de limite entre Sévignac et Plénée-Jugon. La Rosaie s'écoule tout près du bourg, et arrose l'ancien moulin de Cachegrain. Quant à la Rosette, elle marque la limite entre Sévignac et Broons, et de Trémeur en sa partie est. On découvre dans le sous-sol du schiste talqueux et du quartzite (carrière de Guitternel). Bois des Touchelles, de la Brulette, des Aunas et de la Cranne.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rosette, la Rieule, la Rosaie, le Glair. et le ruisseau du Pont des maffrais...

La Rosette, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Éréac et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de la Rosette sont données par la station hydrologique située sur la commune de Mégrit. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 588 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1975 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

La Rieule, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Rouillac et se jette dans la Rosette à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé ..

La Rosaie, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Rouillac et se jette dans la Rosette à Jugon-les-Lacs..

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Rieule, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang de Rochereuil, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de SévignacLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme thumb|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018. Typologie Au , Sévignac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Seminiaca en 869, et Sevinar en 1218.

Sévignac dérive manifestement d'un toponyme qui doit être regardé comme une dédicace à un certain Sabinius.

En 1995, Erwan Vallerie présente Sévigna comme forme en gallo du nom de la commune.

En breton, la forme Sevinieg est proposée en 1944 par Théophile Jeusset. Attestée à huit reprises depuis 1978, Sevinieg est la forme bretonne normalisée conseillée par l'Office public de la langue bretonne. Le suffixe -eg correspond en breton moderne au suffixe roman -ac.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 23,6 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 400.

Histoire Préhistoire Le territoire de la commune est occupé dès le Néolithique, il y a environ 6 000 ans, comme en témoigne une sépulture mise au jour vers 1898 en un point culminant qui pourrait être identifié comme étant situé au sommet de la côte de Guitternel ; du reste, les landes de Guitternel ont livré au cours des années soixante-dix ce qui semblait être les vestiges d'une allée couverte, mais le monument a aussitôt été détruit par l'exploitant de la carrière, craignant que des fouilles archéologiques ne viennent importuner ses carriers.

Période gallo-romaine Comme l'indique sa construction toponymique, le territoire de Sévignac était vraisemblablement un ancien fundus (exploitation agricole) gallo-romain. Dans la contrée environnante, ces anciens domaines étaient concentrés entre la Rance et l'Arguenon. Des gisements de tegulae ou tuiles à crochet ont été découverts aux villages du Printel et de Brondineuf. Ces vestiges révèlent la présence d'habitats disparus remontant à la période gallo-romaine.

Haut Moyen Âge Au cours du haut Moyen Âge, la paroisse primitive bretonne de Sévignac relevait de l'évêché d'Alet, et comprenait très certainement les localités actuelles de Rouillac, Trémeur, et une très petite partie sud de Dolo bordée par la rivière Rosaie. Sévignac est mentionné sous la forme de Seminiaca Plebs dans une charte du cartulaire de Redon en date du de l'an 869. Cette charte concerne une donation faite par Roiantdreh, une noble dame exerçant la charge de machtiern depuis la mort de son époux. À la mort de son fils Ewen, Roiantdreh adopte et déclare comme héritier le roi Salomon de Bretagne. Une croix monolithique visible au hameau de Pengave est un témoin de cette lointaine époque.

Période médiévale À la période féodale, des familles aristocratiques disposent de fiefs dans les paroisses. Ces domaines résultent des attributions dont ces chevaliers ont été récompensés en échange de services rendus à la couronne ducale. En la paroisse de Sévignac, maintes maisons honorables disposent de fiefs, la famille Gouyon est l'une d'entre elles.

Au cours de l'an 1211, il est mention d'Étienne Goyon, celui-ci accorde à l'abbaye cistercienne de Boquen, sa dîme de Sévignac ; laquelle donation se fit avec le consentement de son épouse Lucie de Matignon, ainsi que celui de ses fils Alain, Etienne et Jean, pour le salut de l'âme de leurs défunts fils Guégon et Geoffroy.

Un deuxième fief est La Bouillière à Sévignac, il est détenu par Guillaume du Chastelier de Éréac.

Le troisième domaine appartient à la très puissante Maison de Dinan. Il est situé entre Pengly et Pengave, ce lieu est devenu la Grange aux Moines, un second endroit est nommé à présent les Granges. Quant à la chapelle de saint Cado, elle est mentionnée dans une charte datée de 1274 sous la forme de capellam Sancti Kadroci. Au cours de cette période, des défrichements furent entrepris à travers la campagne de Sévignac, et à flanc de coteau, des vignes furent plantées comme sur le site de Rochereuil.

En les commissaires, Henry de Queslen, auditeur à la Cour des comptes, et Bertrand du Val maître des requêtes, mentionnent pour la paroisse le chiffre de 282 sujets contributifs ; 33 pauvres et 6 francs-archers. .

Temps modernes thumb|Carte de Cassini de la commune de Sévignac et de ses environs (1803). Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Sévignac en 1778 : « Sévignac est situé à 9 lieues de Saint-Malo son évêché ; à 11 lieues et demie de Rennes ; à 4 lieues et demie de Lamballe, sa subdélégation ; cette paroisse ressort à Dinan et est dépendante du doyenné de Plumaudan. Cette paroisse renferme communiantsPersonnes en âge de communier, la cure est à l'alternative et son territoire renferme des terres bien cultivées, des prairies et des landes, et beaucoup d'arbres fruitiers. On y connaissait des maisons nobles à Limoëlan, la Ville-es-Blancs, la Rivière, la Guénochais, les Salles, Saint-André, Brondineuf, la Touche-Anisan, le Margaro et Bougueneuf au quartier de Rouillac, Pembro, Millia, le Bignon, la Chapelle, la Ville-Billi, le Chaucheix, la Ville-Neuve, Quenna, le Plessix Gautron, la Ville Léart, Couevenneuc, Pengave ... »..

Dans les actes anciens on évoque la Grand-Rue, au bourg de Sévignac, probablement s'agit-il de la rue du Manoir, mais aussi la place Saint-Éloi, qui empruntait son nom au cimetière entourant alors l'ancienne église, la Cohue. Un auditoire de justice se dressait à l'emplacement du parking proche de la place Pierre-Henry, un acte daté de 1769 nous décrit le lieu : « Autre corps de logis avis du précédent, couvert d’ardoises, consistant dans une écurie, chambre au dessus servant d’auditoire de la juridiction de Beaumanoir-Limoëlan ... ».

Rouillac, jusqu'en 1789, était une trève de la paroisse de Sévignac, avec un bourg et la chapelle Saint-SébastienPréfecture des Côtes-du-Nord, Éléments d'histoire et d'archéologie, Communes de l'arrondissement de Dinan, Saint-Brieuc, 1975..

Révolution française L'assemblée électorale des paroissiens de Sévignac en vue de la préparation des États généraux de 1789 se tint le sous la présidence de Joseph-Marie Pilorget en présence de 25 paroissiens dont les noms sont fournis et de plusieurs autres ; Mathurin Hamonic et Joseph Derouillac furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée. Un cahier de doléances fut rédigé, les paroissiens se plaignant notamment du logement des troupes et de la corvée des grands chemins, liés à la situation de la paroisse sur la route de Paris à Brest..

En 1790 le recteur de Sévignac, Pierre Leforestier, et ses deux vicaires, François Éon et Mathurin Régnard, refusèrent tous les trois de prêter en le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé et devinrent donc prêtres réfractaires ; deux prêtres habituésLes prêtres habitués étaient des prêtres résidant dans une paroisse, mais sans y avoir de fonction officielle. habitaient également dans la paroisse : Jean Lemercier (il se maria par la suite avec sa domestique) et François-Ollivier Huguet, lequel fut aussi prêtre réfractaire ; un curé constitutionnel, Vincent Leroux, administra la paroisse entre et . L'ancien recteur Leforestier redevint recteur de Sévignac après le Concordat entre 1801 et 1804 et ..

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