Charles Jalabert, né le à Nîmes et mort le à Paris, est un peintre français.
Biographie vignette|Buste de Charles Jalabert par Pierre-Nicolas Tourgueneff (copie, collection particulière). vignette|Souvenir de Carnaval 1861, huile sur panneau, 29 x 18,5 cm (collection particulière Pays-Bas)
Il est l'élève du peintre Alexandre Colin à l'école de dessin de Nîmes. Son père, trouvant qu'une carrière commerciale serait plus lucrative, l'envoie à Paris à cette fin. C'est son employeur qui l'encourage à poursuivre sa vocation. En 1839, il est admis dans l'atelier de Paul Delaroche, mais est contraint de le quitter lorsque celui-ci ferme après un bizutage tragique. Il gardera une amitié indéfectible à son professeur jusqu'à la mort de celui-ciCatalogue de la Galerie Alexis Bordes, novembre 2012, p.15-16.. Lauréat du deuxième prix de Rome en peinture de 1841, il ne réussit pas à obtenir le premier prix malgré trois tentatives, et part à ses frais à Rome en 1843.
De retour en France en 1847, Charles Jalabert expose au Salon de peinture et de sculpture un Virgile qui est acquis par l'État pour le musée du Luxembourg, à Paris. Il devient rapidement un artiste de renom dans la haute société parisienne, et fréquente notamment le salon d'Apollonie Sabatier. Il expose alors régulièrement au Salon des sujets religieux et historiques. À partir de 1863, il devient un peintre portraitiste de renom et travaille notamment pour la famille d'Orléans.
Jean-Léon Gérôme présenta Jalabert à l'éditeur parisien Adolphe Goupil, qui lui assura une large diffusion de son œuvre et une stabilité financière.
Charles Jalabert meurt le à son domicile parisien, rue Chaptal dans le État civil de Paris, Acte de décès dressé le 9 mars 1901, page 16/31..
En 1903, Émile Reinaud, ancien maire de Nîmes et époux de la nièce de Charles Jalabert, lui consacre un important ouvrage biographique primé par l'Académie française.
En 1904, la ville de Nîmes fait élever un monument à sa mémoire. Aujourd'hui disparu, ce monument était notamment composé d'un buste réalisé par Pierre-Nicolas Tourgueneff.
Distinctions
Lauréat du prix de Rome (1841) pour sa toile La Robe de Joseph rapportée à Jacob (collection particulière) 50px|Chevalier de l'ordre de Leopold Chevalier de l'ordre de Léopold (Belgique, )..
Collections publiques vignette|Œdipe et Antigone, 1842, musée des Beaux-Arts de Marseille. vignette|Nymphes écoutant les chants d'Orphée, 1855, Walters Art Museum de Baltimore. vignette|Charles Jalabert par A. Bergeret & Cie.
En France Angers, musée des Beaux-Arts : Italienne surveillant le sommeil d'un enfant, 1846, dessin à la mine de plomb. Alès, Cathédrale Saint-Jean : L'Annonciation, huile sur toile Chantilly, musée Condé : Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, 1880, huile sur toile. Douai, musée de la Chartreuse : Jésus au jardin des oliviers, avant 1885, huile sur toile. Eu, musée Louis-Philippe : La Comtesse de Paris, 1865, huile sur toile ; Le Comte de Paris, 1865, huile sur toile. Glisy, église Saint-Léger de Glisy : Jésus marchant sur les eaux, 1866, gravure. Marseille, musée des Beaux-Arts : Œdipe et Antigone, 1842, huile sur toile. Montpellier, musée Fabre : Italienne, 1846, aquarelle. Nîmes : Hôtel de ville : La République, huile sur toile ; Musée des Beaux-Arts : Virgile lisant ses géorgiques chez Mécène, 1847, huile sur toile, Marie des Abbruzes, huile sur toile. Paris : Musée du Louvre : Madame Paul Rattier, 1862, huile sur toile ; Musée du Luxembourg : Virgile ; Théâtre-Français : Émile Augier, huile sur toile. Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau : Louis-Bonaparte en uniforme du colonel du de dragons, 1852, huile sur toile, copie d'après Jean-Baptiste Isabey. Chantilly, Musée Condé : portraits d'Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1866), de Marie Caroline Auguste de Bourbon-Sicile, princesse de Salerne, duchesse d'Aumale (1866) et de La reine Marie-Amélie (1865).
Aux États-Unis Baltimore, Walters Art Museum : Nymphes écoutant les chants d'Orphée, 1855, huile sur toile ; Le Martyr chrétien noyé dans le Tibre, après 1853, huile sur toile, par Paul Delaroche, achevé par Charles Jalabert ; Moïse sauvé des eaux, après 1853, huile sur toile, par Paul Delaroche, achevé par Charles Jalabert ; Le Réveil ou Femme à l'enfant, 1863, huile sur toile ; Maria Pasqua, 1863, huile sur bois.
Estampes d'après Charles Jalabert Galatée, 1847, gravé par Marie-Alexandre Alophe (1812-1883), édité par Adolphe Goupil dans la Revue des Arts. Jésus marchant sur les eaux, 1866, gravé par Amédée Varin et Eugène Varin, imprimée et publiée par GoupilMinistère de la Culture, 2006, inventaire topographique de l'église Saint-Léger de Glisy . Roméo et Juliette , édition Goupil. Le Réveil , 1860, gravé par Gustave Bertinot, imprimée et éditée par Goupil.
Salons 1847 : Virgile. 1852 : Villanella ; Saint-Luc ; Portrait de 1853 : Nymphes écoutant les chants d'Orphée. 1863 : Marie des Abbruzes.
Expositions 1981 : musée des Beaux-Arts de Nîmes, « Charles-François Jalabert (1819-1901) ». 2005 : Paris, galerie Talabardon et Gautier, « Le ». 2012 : Paris, galerie Alexis Bordes, Galatée.
Élèves
Adolphe Jourdan, avant 1844 Pierre-Napoléon-Eugène Relin Henri Rondel Paul Désiré Trouillebert Adolphe Weisz
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Musée des beaux-arts de Nîmes, Charles-François Jalabert (1819-1900), catalogue d'exposition, Nîmes, 1981. Dictionnaire Bénézit
Liens externes
Inauguration de la statue de Charles Jalabert et discours funèbres de ses obsèques par Alexandre Ducros, vice-président de l'Académie de Nîmes
Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre portraitiste français Catégorie:Peintre français d'histoire Catégorie:Peintre français d'art sacré Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Prix de Rome en peinture Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Chevalier de l'ordre de Léopold Catégorie:Naissance en décembre 1818 Catégorie:Naissance à Nîmes Catégorie:Décès en mars 1901 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 82 ans