Pierre Deflandre, né à Soissons (Aisne) le et mort à Tours le , est un général français.
Biographie Pierre Deflandre naquit à Soissons le ; son père y exerçait la profession de charron. Il reçut une instruction primaire assez solide.
Sorti de l'école, il occupa un petit emploi dans un bureau et, le , il s'engageait au de lanciers. Il avait alors 18 ans.
Après 3 mois 1/2 de service, il obtenait « par récompense nationale » le grade de maréchal des logis sans avoir été brigadier. Il passa, avec ce grade, au de chasseurs.
Pour pouvoir combattre en Algérie, il rendit ses galons pour passer comme simple cavalier au de chasseurs d'Afrique ; il avait 20 ans.
En Algérie, les combats étaient rudes et l'avancement y était lent. Nommé brigadier le , il ne reprit le grade de sous-officier que le ; il avait 21 ans 1/2.
Le , il se signala lors de la bataille de la Macta, où il eut son cheval tué sous lui et où il fut blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche.
Le , il fut nommé maréchal des logis chef.
Il changea de corps et devint sergent-major à la des pionniers de discipline le , il était nommé sous-lieutenant le et placé au d'Afrique.
Le , le d'Afrique, commandé par le commandant Eugène Cavaignac, qui occupait la place de Cherchell fut vigoureusement attaqué par une troupe importante de guerriers arabo-berbères. Pierre Deflandre s'y fit heureusement remarquer : chargé de la défense du poste de Bab-el-Rouss, avec trente hommes, il soutint l'attaque et parvint à repousser les assaillants au nombre de six centsL'on peut lire un résumé de ces combats dans : Charles Jean Baptiste Schambion, Livre d'honneur du d'infanterie légère d'Afrique - 1832-1887, Paris : L. Baudoin et Cie, 1887, .. Il fut cité à l'ordre de l'armée d'Afrique pour s'être « particulièrement distingué dans les combats des et devant Cherchell. » En conséquence de cette citation, il fut promu lieutenant à la date du .
Il fut malheureusement atteint par les fièvres d'AlgérieConcernant ces fièvres d'Algerie, l'on peut lire : Notice sur le climat et les maladies de la Régence, et particulièrement sur le climat d’Alger; […], par M. le chirurgien militaire principal Guyon, dans De l'établissement des français dans la régence d'Alger, par M.-P. Genty de Bussy, Paris : Firmin-Didot, 1839, vol.2, ., fièvres qu'on ne savait alors pas combattre et qui le terrassèrent ; il dut rentrer en France. Le , il passait au d'infanterie légère. Le suivant, il entrait dans la gendarmerie.
Le , il épousait Eugénie-Marie de Rillet, fille d'un général mort en activité.
En 1846, il était lieutenant de gendarmerie en résidence à Fontainebleau lors de l'attentat de Pierre LecomteSénat : Les procès de la Cour des Pairs : L'attentat de Lecomte contre Louis-Philippe (16 avril 1846) . contre le roi Louis-Philippe et ce fut lui qui arrêta le meurtrier. Le roi le nomma chevalier de la Légion d'honneur.
Il poursuivit sa carrière dans la gendarmerie et au moment de la déclaration de guerre de 1870, il était colonel depuis trois ans et il venait d'être nommé commandeur de la Légion d'honneur.
À cause de l'invasion par les armées allemandes, il fut chargé, le , de l'organisation de la défense de la Côte-d'Or et, le , il était nommé général de brigade et affecté, à titre provisoire, au commandement de la du à la armée de la Loire.
Il fut blessé d'un coup de feu à la cuisse au combat de Josnes (Loir-et-Cher)Pour de détail des combats de Josnes, l'on peut lire : Pierre Lehautcourt (pseudon. de Barthélemy-Edmond Palat), Campagne de la Loire en 1870-1871 : Josnes, Vendôme, Le Mans, avec 13 cartes, Paris & Nancy : Berger-Levrault et cie, 1895 . le à 4 heures du soir au moment où prenant la tête de ses soldats il les entraînait au combat. Cette blessure se compliqua du tétanos et il mourut, dans d'horribles souffrances, un mois plus tard, le , à Tours, dans les bras de sa femme.
Hommages Par délibération du conseil municipal de Soissons, le , les deux rues des Minimeuses (dite aussi rue de la Petite-Caserne) et des Vieilles-Étuves furent réunies sous le nom de rue DeflandreGeneviève Cordonnier, Soissons : son histoire illustrée à travers ses rues, places, monuments et ses habitants, Éditions Horvath, 1985, ..
Notes et références
Bibliographie
Amédée Delorme, Deflandre et Sonis, 1870, librairie militaire E. Dubois, 1893 Charles-Adolphe Lecer (1839-1915), Le général Deflandre, dans le Bulletin de la Société historique et scientifique de Soissons, Soissons : imprimerie de l'Argus soissonnais, vol. 12, 1907,
Catégorie:Naissance en avril 1813 Catégorie:Naissance à Soissons Catégorie:Décès en janvier 1871 Catégorie:Décès à 57 ans Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur (date non précisée)