vignette|Observatoire infrarouge du Wyoming, situé au sommet de , Wyoming.

Un télescope infrarouge est un télescope qui observe les objets célestes dans le rayonnement infrarouge, une lumière de plus faible énergie que le spectre visible. L'astronomie infrarouge se développe à partir de la deuxième moitié du grâce à la mise au point de détecteurs permettant d'analyser ces longueurs d'onde. L'atmosphère terrestre intercepte en grande partie le rayonnement infrarouge aussi les observatoires infrarouges sont-ils généralement situés soit en haute altitude soit dans l'espace.

Principes de fonctionnement vignette|upright=1.5|Spectre électromagnétique : L'infrarouge (I.R.) se situe entre la lumière visible (l'arc-en-ciel à gauche) et les micro-ondes (à droite).

L'infrarouge est constitué des rayonnements électromagnétiques dont les longueurs d'onde se situent entre environ 0,75 et (μm), soit entre la lumière visible et les ondes submillimétriques.

Sans tenir compte de la lumière qu'il peut réfléchir, tout objet ayant une température thermodynamique au-dessus du zéro absolu émet un rayonnement de corps noir dont une partie se situe dans l'infrarouge. Les télescopes infrarouge permettent d'observer certains objets qui sont difficiles, voire impossibles à observer avec d'autres instruments parce que trop froids pour émettre un rayonnement visible comme les naines brunes, masqués par des nuages de poussière comme les nébuleuses ou dont la lumière subit un important décalage vers le rouge comme les galaxies les plus lointaines.

Les objets à température ambiante émettant également de l'infrarouge, les télescopes infrarouges doivent être refroidis afin de limiter le bruit thermique de leur structure et ainsi augmenter leur sensibilité.

Historique vignette| Spitzer, ou SIRTF () est un télescope spatial infrarouge développé et lancé par la NASA en 1984. En 1800, l'astronome William Herschel fait la découverte des rayons calorifiques en décomposant la lumière solaire à travers un prisme. En 1878, le bolomètre est inventé par Samuel Pierpont Langley. Il permet de mesurer l'intensité du rayonnement électromagnétique. Dans les années 1920, Edison Pettit et Seth Barnes Nicholson observent le rayonnement infrarouge à l'aide d'un thermocouple attaché à un télescope. Cela leur permet de mesurer l'intensité des ondes infrarouges provenant de la Lune, de planètes et d'étoiles. En 1961, Frank James Low crée le bolomètre au germanium. Refroidi à l'hélium liquide, l'invention est une étape importante du développement des télescopes infrarouges. En 1962, des astronomes utilisent un détecteur au sulfure de plomb (PbS) afin d'étudier les rayonnements infrarouges. Pour d'augmenter la sensibilité du détecteur, on le refroidissait à l'azote liquide. Le détecteur avait la capacité de capter les radiations d'une longueur d'onde d'environ . En 1983, la NASA, le NIVR et le Science and Engineering Research Council collaborent au lancement du télescope spatial infrarouge IRAS, qui réalise une cartographie complète du ciel dans les bandes infrarouges à 12, 25, 60 et . Le satellite comprend un télescope Ritchey-Chrétien refroidi à l'hélium liquide. En 1995, l'ESA met en orbite l'Observatoire spatial infrarouge (ISO). Il opère dans les bandes infrarouges de 0,5 à . Il comprend un télescope Ritchey-Chrétien refroidi à l'hélium liquide.

Observatoires Au sol vignette|upright=1.6|Fenêtre atmosphérique. Les télescopes infrarouges au sol furent les premiers à être utilisés pour observer l'espace en infrarouge. Les premiers d'entre eux sont entrés en fonction au milieu des années 1960. L'utilisation des télescopes infrarouges au sol est limitée d'une façon importante par l'atmosphère terrestre. En effet, la vapeur d'eau contenue dans celle-ci absorbe une grande partie de la lumière infrarouge. Afin de limiter cette absorption, on construit généralement les observatoires infrarouges à de hautes altitudes et dans des climats très sec.

La plupart des télescopes en lumière visible dont le miroir primaire fait plus de deux mètres sont équipés d'instruments dédiés à l'infrarouge et partagent leur temps d'observation entre l'infrarouge et le visible. Puisque la lumière lunaire affecte grandement les observations effectuées dans le spectre de la lumière visible, mais très peu les observations dans l'infrarouge, des observations dans ce spectre peuvent être planifiées lorsque la Lune empêche d'observer en lumière visible.

Dans l'espace Les télescopes infrarouges spatiaux ont deux avantages face à ceux au sol : L'absence de fenêtre atmosphérique. Le refroidissement facilité de la structure.

Liste de télescopes infrarouges

Nom Image Ouverture (m) Longueur d'onde (μm) Lieu Mise en service Fin de mission Référence VISTA 100px 0,85 – 2,3 μm Observatoire du Cerro Paranal, Chili - UKIRT 100px 1 – 20 μm Observatoires du Mauna Kea, Hawaï - Herschel 100px 60 – 672 μm IRTF 100px 0,9 – 5,5 μm Mauna Kea, Hawaï - SOFIA 100px 0,3 μm – 747SP, Stratosphère 2010 WIRO 100px 0,45 – 5,8 μm , Wyoming - WFC3 100px 0,2 – 1,7 μm Orbite terrestre - Spitzer 100px 3 – 180 μm Orbite terrestre Akari 2 – 200 μm Orbite terrestre ISO 100px 2,5 – 240 μm Orbite terrestre IRAS 100px 5 – 100 μm Orbite terrestre SWAS 100px 540 – 615 μm Orbite terrestre en hibernation WISE 100px 3 – 25 μm Orbite terrestre MSX 100px 8,28 – 21,3 μm Orbite terrestre

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Astronomie infrarouge Infrarouge Infrarouge lointain

Liens externes

Space Infrared Telescope Facility Launch par le Jet Propulsion Laboratory