James Hiram Bedford, né le et mort le , est un universitaire américain. Professeur à l'université de Californie en psychologie, il a écrit de nombreux livres sur l'orientation professionnelle.

Le , sa mort le rend célèbre : il est, en effet, considéré comme la première personne à avoir été cryogénisée. Son corps est conservé à l'. Dans la communauté cryogéniste, le jour de sa mort et de sa congélation est surnommé le « ».

Cryoconservation Quelques précédents existent. Ainsi, en , un corps est congelé pour la première fois avec l’idée d’une réanimation future. Il était embaumé depuis deux mois quand il a été placé par la société dans de l'azote liquide et conservé juste au-dessus du point de congélation. Toutefois la défunte, une femme d'âge moyen de Los Angeles, a rapidement été décongelée et enterrée par des proches.

Bedford souffrait d'un cancer du rein qui avait métastasé dans ses poumons, une maladie incurable à l'époque. Or, en , la d’Evan Cooper offrait de conserver une personne gratuitement, déclarant disposer . Néanmoins, Bedford, n'ayant pas saisi cette opportunité, utilise ses propres fonds. Dans son testament, il lègue à la recherche sur la cryogénie ; ironiquement, plus du double de ce montant sera dépensé par sa femme et son fils pour défendre son testament et sa cryoconservation lors d'actions judiciaires engagées par d’autres membres de la famille.

Le , quelques heures après son décès causé par son cancer, le corps de Bedford est congelé. Les personnes chargées de la cryogénisation sont Robert Prehoda (auteur du livre en 1969), Dante Brunol (médecin et biophysicien) et Robert Nelson (président de la ). Par la suite, Nelson écrira un livre sur le sujet intitulé (« Nous avons congelé le premier homme »). Comparés aux techniques modernes, les cryoprotecteurs employés pour Bedford étaient primitifs. On lui a injecté une solution de Ringer contenant du diméthylsulfoxyde, un composé que l'on croyait autrefois utile pour cryogéniser à long terme. La vitrification n’étant pas encore possible à l'époque, il est d'autant moins probable que son cerveau ait été suffisamment protégé pour être récupérable.

Le corps est déplacé de nombreuses fois. Initialement conservé dans les installations de d'Edward Hope à Phoenix, en Arizona, il est déplacé en Californie en 1969, puis transféré à TransTime, près de Berkeley en Californie, en 1973. De 1977 à 1987, le corps est conservé par sa famille, dans de l'azote liquide. Finalement en 1987, il est confié aux installations d'Alcor où il demeure jusqu’à ce jour.

L'état du corps est évalué en à l'occasion d'un transfert, où il est jugé .

Bien qu'il existe des antécédents, James Bedford est réputé être la première personne à avoir été cryogénisée et est en tout cas la seule décédée avant 1974 dont le corps soit toujours conservé aujourd'hui. Le jour de la mort et de la cryoconservation de Bedford, le , est surnommé le « » (« Journée de Bedford »).

Ouvrages . . . . . . .

Notes et références

Catégorie:Naissance en avril 1893 Catégorie:Décès en janvier 1967 Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Universitaire américain du XXe siècle Catégorie:Professeur à l'université de Californie Catégorie:Personnalité cryogénisée Catégorie:Mort d'un cancer aux États-Unis Catégorie:Mort d'un cancer du rein Catégorie:12 janvier Catégorie:Décès à Glendale (Californie)