Le col de l'Œillon est un col de montagne situé dans le Massif central en France. À une altitude de , il se trouve dans le département de la Loire.
Géographie vignette|droite|Plus bas le col de l'Œillon et le col du Gratteau () vus depuis le crêt de l'Œillon.
Le col est situé dans le parc naturel régional du Pilat, en limite du territoire des communes de Roisey et de Véranne sur la RD 63, en contrebas du belvédère constitué par le crêt de l'Œillon () desservi par la RD 63.1. Le Ternay prend sa source sous le col, à d'altitude.
Histoire
À moins d'un kilomètre du col de l'Œillon, dans la direction du collet de Doizieux se situe une plaque accrochée à un rocher, à l'altitude de , qui rend hommage à un résistant, Sylvain Mathon, exécuté près d'ici alors qu'il circulait à moto au cours d'une mission pour la résistance locale, au lieu-dit « La Chaux d'Égallet », par la Gestapo et la Milice le . Il est probable qu'il ait été dénoncé. Son acolyte, Antoine Fayolle, fut quant à lui libéré.
Cyclisme Tour de France Le Tour de France est passé quatre fois au col de l'Œillon, en 1956, 1985, 1986 et en 1995.
AnnéeÉtapeCatégorie au sommet19951 Hernán Buenahora19861 Julián Gorospe19851 Luis Herrera19562 Federico Bahamontes
Roger Walkowiak (1927-2017) frôle la catastrophe au col de l'Œillon (kilomètre 112) lors de la étape du Tour de France 1956. Alors leader au classement général, il est pris dans une chute collective et ne doit sa sortie rapide de l'enchevêtrement qu'à l'aide de son coéquipier Adolphe Deledda. À peine reparti, il crève l'un de ses boyaux ; Gilbert Scodeller, à proximité, lui passe une de ses roues. L'intermède est bref mais suffisamment long tout de même pour permettre à Gilbert Bauvin, second au classement général, de s'échapper. Ce dernier part dans l'ascension du col, suivi par Charly Gaul, Stan Ockers et Federico Bahamontes. Bauvin roule pour aller chercher le maillot jaune, tandis que Bahamontes et Gaul roulent pour profiter de l'absence de Valentin Huot dans cette échappée et le distancer au Grand Prix de la montagne. Walkowiak accuse rapidement un retard d'une minute et trente secondes auxquelles s'ajoutent trente secondes de pénalité à cause d'une « poussette » effectuée par Deledda. Walkowiak est bientôt seul pour assurer la poursuite ; pourtant, au sommet de l'Œillon, il a déjà repris quarante secondes. Meilleur descendeur que Bauvin, il finit par le rejoindre au kilomètre 138, à hauteur de Saint-Julien-Molin-Molette. Il remporte ce Tour 1956 trois jours après au parc des Princes à Paris.
Profil de l'ascension Depuis le versant nord-est, en quittant la vallée du Rhône, la montée commence au croisement entre les routes D7 et D90 () en sortant de Chavanay, pour une distance de à 5,6 % de moyenne. Après deux kilomètres faciles, plusieurs kilomètres à près de 5 % permettent de rejoindre le village de PélussinCyclings Cols – Col de l'Œillon. Un journaliste de la revue spécialisée Le Cycle, R. Delpeuch, a livré ses impressions sur ce versant en démarrant la montée dès le Rhône franchi, soit sur une longueur totale de . Il note à ce propos En quittant ce bourg, la pente est encore facile jusqu'à atteindre une intersection () où on bifurque sur la route D63. De là, une section de à près de 7 % permet de rallier le collet de Doizieux (, appelé diversement Croix du Collet). Cette section passe par des hameaux et granges isolées, d'abord à découvert avec des vues permanentes sur le pic des Trois Dents et le crêt de l'Œillon, puis dans une forêt de conifères après la ferme du Priel. Le collet de Doizieux se situe après de montée, il présente une vue panoramique sur la vallée du Rhône, ainsi qu'une auberge et une aire de pique-nique. Après ce point l'ascension continue dans un environnement forestier, dans des pourcentages assez difficiles. Les deux kilomètres qui précèdent la stèle en hommage à Sylvain Mathon grimpent à près de 7,5 % avec même un maximum à 9 %. Sur cela, le journaliste du Cycle indique : Le final est très roulant puisque de cette plaque (), il reste un peu plus de à parcourir, avec un pourcentage de 2,4 %. Le rédacteur du Cycle termine ainsi :
Depuis le nord-ouest, le départ de l'ascension se situe au square des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre () à La Terrasse-sur-Dorlay pour un total de à 5,1 % de moyenne. Cependant, elle peut être réduite à pour les cyclistes provenant de la route D76 un peu plus au sud et qui pourraient démarrer l'ascension depuis le carrefour () entre les routes D76 et D120 au niveau du barrage du Dorlay. C’est cette route D120 qu’il faut suivre. Elle passe par le village de Saint-Just puis surplombe Doizieux avec une pente irrégulière, entre raidillons et replats, jusqu’au lacet de « La Scie Granjean » (). À partir de ce lieu-dit, les pourcentages sont plus réguliers, généralement proches de 5 %, sur une section de environ jusqu’au collet de Doizieux () sur une petite route, tantôt forestière, tantôt à découvert au milieu de pâturages, en particulier vers les lieux-dits « La Bonnetanche » et « Luclas ». De ce lieu après de montée, les derniers kilomètres sont identiques avec le versant grimpé par Chavanay, avec des difficultés accrues.
Depuis le versant sud à Saint-Julien-Molin-Molette ( environ) il faut quitter la route D503 pour bifurquer sur la route D8, puis passer par le village de Colombier et la route D34, pour à 5,4 %.
Le côté est, l'un des plus longs, est emprunté par la route D503 dans un premier temps après avoir quitté le village de Malleval (), pour plus de . L'itinéraire quitte la route D503 après le village de Maclas pour bifurquer vers Véranne et la route D34. Comme le versant sud, on bifurque sur la route D63 à un carrefour () sous le crêt de Peyranne pour les finaux. Les chasseurs de cols peuvent compléter leur liste par le col du Gratteau () seulement situé à de l'arrivée au col de l'Œillon.
Des alternatives sont possibles. Une fois au col de l'Œillon, les cyclistes peuvent continuer de grimper vers les crêts de l'Œillon () ou de Botte (). Monter vers le crêt de Botte permet d'ajouter encore à 8,7 %. Entre les deux sommets figure un parking () situé un peu moins d'un kilomètre après le col de l'Œillon au-delà duquel les automobilistes ne peuvent plus monter.
Notes et références
Voir aussi
Liste de cols du Massif central Émetteur du mont Pilat Crêt de Botte Crêt de l'Œillon Col de la Croix de Chaubouret
Œillon Œillon Catégorie:Pilat Œillon Œillon