Le manoir de Prades est un château, situé à Lafox en Lot-et-Garonne. Il est situé sur une petite éminence dominant la vallée de la Garonne, au sud, et celle de la Séoune, au nord.
Histoire La seigneurie de Prades appartenait à la famille de Cortète à la fin du .
L'un des premiers membres connus est Martial de Cortète, né vers 1450, marié à Anne de la Duguie le , fille de Jean de la Duguie, seigneur du dit lieu, et d'Armande de Gontault. Il est le neveu de Pierre de Cortète, bachelier en droit civil et canonique. Martial de Cortète est qualifié de bachelier ès droit in decretis. Il avait probablement étudié le droit à l'université de Toulouse. Le il est qualifié de juge ordinaire de l'Agenais en succédant à Jean de la CombeNota : Au Moyen Âge, les offices de la judicature étaient la propriété du titulaire et se transmettaient souvent dans la famille, de père à fils, d'oncle à neveu, de beau-père à gendre. Le propriétaire d'un office peut le résigner. Jean de la Combe était le père de l'épouse de Pierre de Cortète et était mort avant 1484 (Revue de l'Agenais, 1906, ).. À la suite du décès de ses beaux-parents il a reçu en héritage le moulin de Prades sur la Séoune et le territoire de Prades ou de Garignac avec leurs dépendances, cens, rentes et autres droits seigneuriauxNota : Ces biens étaient devenus la propriété de Jean de la Combe le 10 octobre 1462 par le don fait par Arnaud de Lustrac, Jeanne de Durfort, sa femment, et François de Lustrac, leur fils (Revue de l'Agenais, 1906, ).. En 1494 on le dit docteur ès droit et bourgeois d'Agen. Il est lieutenant du sénéchal d'Agenais et de Gascogne en 1498Revue de l'Agenais, 1906, , ce qui lui permet de convoquer le ban et l'arrière-ban quand il en reçoit l'ordre, de juger les causes civiles et criminelles. Robert II de Balsac d'Entragues est alors le sénéchal et Pierre Tort, son beau-frère, le juge-mage. Alain d'Albret le tenait en haute estime. Il est commis en 1513 par le roi Louis XII avec d'autres personnalités pour réprimer la sédition des habitants d'Agen contre les consuls. Il est un des membres du tribunal exceptionnel qui a jugé les séditieux en Philippe Lauzun, La commune à Agen, en 1514, , Revue de l'Agenais, année 1901, tome 28 (lire en ligne). En 1516 il peut se dire seigneur des Vennes, de Perville, de Cambes et de Prades. Il possède des rentes sur plusieurs maisons d'Agen. Il passe pour un homme riche. Il meurt après le . De son mariage avec Anne de la Duguie, il eut : Bernard de Cortète qui suit, Marc de Cortète, mort en 1521, Bertrande, mariée à Jean de Goutz, fils de Marc de Goutz, seigneur de Castels. C'est Jean de Goutz qui a reçu l'office de juge ordinaire d'Agenais de son beau-pèreRevue de l'Agenais, année 1906, . Marguerite a épousé Jean de Boutier, seigneur de Catus, Catherine s'est unie en premières noces à Arnaud de la Balme, puis, en 1516, à Pierre de Nozères, morte en 1521.
Bernard de Cortète, fils du précédent, seigneur de Cambes, à Pont-du-Casse, dans la juridiction d'Agen, a commencé la construction du manoir, en 1521. C'est ce qui semble ressortir d'une pièce de procédure de 1528 ou 1529, et aucun document ne signale de château à Prades du temps de son pèreRevue de l'Agenais, année 1906, . Il est né vers 1490, et avant 1494. Il est reçu docteur en droit le . Il est consul d'Agen pour le quartier Saint-Étienne, en 1526. Il prend à bail le château de Castelculier pour sept ans vers 1530. Il fait son testament le René Bonnat, Le testament de Bernard de Cortète de Prades (1541), , Revue de l'Agenais, 1929, tome 56 (lire en ligne) et meurt en 1542. De son mariage avec Jeanne de Vignes, fille de Guyon de Vignes, seigneur de Labastide-Saint-Pierre. Il a eu de ce mariage cinq fils et cinq filles : Marc de Cortète, né vers 1525, écuyer, seigneur de Cambes, il commande pour le roi la ville et le château de Puymirol. Il a épousé le Jeanne d'Arroux, fille de noble Odet d'Arroux, seigneur d'Arné et de BeaupuyRevue de l'Agenais, année 1906, . Il fait son testament le et meurt peu après. Il en a eu six enfants : François de Cortète, tué au siège de La Fère, Jean-Jacques de Cortète, qui suit, Jacques, dont on ignore le sort, Arnaud de Cortète qui a été un militaire et a fait la campagne des Flandres et fait son testament le , Marthe de Cortète, mariée à Guillaume de Boissonnade, seigneur de La Roque-Gauthier. Jeanne de Cortète, mariée en 1593 à Hermand de Ménoire, seigneur de Feuillade. Jean de Cortète, prit du service dans les armées du roi. Il est à Metz en 1556 et revient à Prades à la fin de 1559. Il est connu sous le nom de « capitaine Cambes ». Blaise de Monluc lui confie la garde du château et de la ville de Puymiraol en 1568. Il est mort après le . Il a eu une fille, Françoise, et un fils naturel, Géraud de Cambes. un autre Jean qui n'a pas eu une carrière remarquable et ne s'est pas marié. À sa mort, en 1571, il a laissé une fille naturelle, Antoinette. François de Cortète, lieutenant criminel de la sénéchaussée d'Agenais, probablement à partir de 1566Revue de l'Agenais, année 1906, , et lors de la révolte des habitants d'Agen contre le sénéchal d'Agenais, Pierre de Peyronnenc, seigneur de Saint-Chamarand, entre 1588 et 1591, après avoir fait le serment d'union à la Ligue de la ville d'Agen. Il est mort vers 1593. Il s'est marié avec Jeanne de Hons dont il a eu deux fils et deux filles : Pierre, seigneur de Lagarde, marié avec Violente de Bernuy, fille de Jean de Bernuy, Jean-Jacques, né le , mort en 1663. De son mariage avec Françoise Gary, il a eu trois filles et un fils, mort en 1690, sans descendance, Marie, mariée à Pierre de Laval, seigneur dudit lieu, Françoise a épousé Bernard de Cambefort. Anne de Cortète, mariée à Jacques de Caumont, seigneur d'Agre, Antoinette, mariée en premières noces avec Bertrand de Goutz, seigneur de Lamothe-Bruniquel, en 1547, puis Antoine de Murat, seigneur de Loupiac, en 1555. Marie, Françoise, Suzanne s'est mariée en premières noces avec Jean de Mariet seigneur du Bruget, en 1557, puis à Bernard d'Angeros, seigneur de Castelgaillard.
Jean-Jacques de Cortète, écuyer, seigneur de Cambes, dans la paroisse de Mérens, et de Prades, dans la paroisse Saint-Christophe située dans la juridiction de Puymirol. Il suit comme son père la carrière des armes. Il est gentilhomme de la reine Marguerite de Valois, en 1585, et sert en 1586 dans l'armée de Charles de Mayenne. Il était encore membre de la Ligue au début de 1594 mais le le roi Henri IV le nomme capitaine de Castelculier, confirmant un titre qu'il possédait déjà. La ville d'Agen fait sa soumission à Henri IV le suivantRevue de l'Agenais, année 1906, . Quand Marguerite de Valois a été répudiée par Henri IV, en 1599, elle lui a confirmé son titre de capitaine de Castelculier. Il garde ce poste sept ans, jusqu'en 1606, avant de le céder à François d'Esparbès de Lussan, comte de Lasserre, qui a été gouverneur de Blaye, sénéchal d'Agenais et maréchal de France en 1620. La situation financière difficile laissée par son père l'oblige, après avoir vendu des terres, à céder par bail à ferme pour trois mois, le , la maison noble de Prades et ses dépendances pour livres annuelsRevue de l'Agenais, année 1906, . En 1605, il donne par bail à ferme de trois ans à Marguerite de Secondat le château de Prades et ses dépendances. En 1606, il vend à son beau-frère, Guillaume de Boissonnade, la maison noble de Cambes. Il est d'Agen en 1623. Il s'est marié le avec Marguerite de Durfort, fille de Herman de Durfort, seigneur de Born et lieutenant-général de l'artillerie de France. Il se remarie le avec Marie de Paloque. Il est premier consul d'Agen en 1630, participe aux premières réunions de la jurade mais il meurt à Agen .De son premier mariage il n'avait qu'un fils : François de Cortète, qui suit. De son second mariage il a : un autre François de Cortète qui a étudié à la Sorbonne où il a obtenu le doctorat en théologie et a été curé de Saint-Christophe avant de céder la cure à son neveu Maximilien de Cortète, en 1649 ou 1650, quand il est devenu chanoine théologal de La RomieuJ.-R. Marboutin, Notes historiques sur Lafox, , Revue de l'Agenais, année 1910, tome 37 (lire en ligne). Il fait son testament le , Jeanne, mariée en 1643 à Jean de Galup, seigneur de Lamothe, Jean, dont on ignore le sortRevue de l'Agenais, année 1906, . thumb|320px|Plan du manoir de Parades(Revue de l'Agenais - 1906). François de CortèteCharles Ratier, François de Cortète, poète agenais du , , Revue de l'Agenais, année 1890, tome 17 (lire en ligne)</ref> (Agen, vers 1586 – Hautefage-la-Tour, le ), fils aîné du précédent, écuyer, seigneur de Prades, page de François d'Esparbes de Lussan pendant sa jeunesse. Il a servi dans le régiment d'Aubeterre et participe aux campagnes d'Italie et de Catalogne. Il s'est marié le avec Jeanne de Caumont, fille de Jean de Caumont, sieur de Beauregard, et de Marie de Carmentran. Ils étaient tous les deux les arrière-petits-enfants de Bernard de Cortète. Leur consanguinité les a obligé à obtenir une dispense du pape. Ils en font la demande huit ans plus tard et la bulle pontificale est fulminée par l'official d'Agen. Le ils reçoivent de nouveau la bénédiction nuptiale dans l'église Saint-Christophe entourés de leurs quatre enfantsRevue de l'Agenais, année 1906, . Il sert sous les ordres d'Adrien de Monluc, comte de Carmain, petit-fils de Blaise de Monluc, après 1620. Le est appelé le ban et l'arrière-ban à Agen pour aller faire le siège de Fontarabie pendant la guerre de Trente Ans. Il participe à la prise de la forteresse de Salses en 1639. Il s'est probablement retiré sur ses terres après. Il fait son testament le . C'est un poète et un littérateur qui passe pour un des esprits les plus cultivés de la cour de Louis XIII. Le le subdélégué de l'intendant Pellot reconnaît la noblesse de François de Cortète. Poète du terroir, il a écrit en dialecte de l'Agenais, faisant vibrer la lyre des vieux troubadours pour exprimer harmonieusement la courtoisie, la grâce aimable de ses compatriotes. Ses pastorales théâtrales ont été célèbres<ref>Docteur Noulet, Essai sur l'histoire littéraire des patois du midi de la France, , Revue de l'Academie de Toulouse et des autres académies de l'Empire, tome 5, Toulouse, 1857 (lire en ligne). Pèire Godolin lui dédie ses premiers vers et Mathurin Régnier la Satire des poètes. Il a eu six enfants : Marguerite de Cortète, morte sans alliance, Maximilien de Cortète, né en 1615 au manoir de Prades, seigneur de Lamothe-Prades, fils aîné de François de Cortète, a été curé de la paroisse de Saint-Christophe à la suite de son oncle vers 1649-1650. Il est ensuite curé à Hautefage en 1666 où son père est mort. Il a voulu rimer à l'exemple de son père. Il est probablement l'auteur des modifications faites sur les poésies de son père. Après Hautefage, Maximilien de Cortète a été prêtre, dès 1670, à l'église de Rouffiac, près de MonbahusRevue de l'Agenais, année 1910, . Il a fait son testament en 1695Revue de l'Agenais, année 1906, . Jean-Jacques, seigneur de Garignac, mort sans alliance, Jean-Jacques II de Cortète, seigneur de Belisle, puis de Prades, Marthe, morte sans alliance, Marie-Brandelise de Cortète, mariée à François du Faur, seigneur d'Escudès.