Jean-Pierre Corteggiani, né le à Marseille et mort le à Sylvains-Lès-MoulinsAnnonce du décès de J.-P. Corteggiani., est un égyptologue français, directeur des relations scientifiques et techniques de l'IFAO jusqu'en 2007.

Biographie En 1957, à l'âge de quinze ans, alors qu'il vit avec sa famille à Nice, il découvre l’Égypte ancienne au musée Borély de Marseille. L'album d’ Edgar P. Jacobs, Le Mystère de la Grande Pyramide, contribue également à éveiller sa passion pour l’Égypte ancienne.

À la fin des années 1950, ne sachant pas précisément comment devenir égyptologue, il écrit à l'abbé Étienne Drioton, professeur au Collège de France, afin de lui demander conseil. Drioton lui recommande d’acheter la Grammaire égyptienne d'Alan Henderson Gardiner et d'en faire les exercices, qu'il se propose même de corriger. Corteggiani commence ainsi son apprentissage de l'égyptologie.

Dans les années 1960, il poursuit des études d’égyptologie à Paris. Il fréquente la Sorbonne, l'École pratique des hautes études, l'Institut catholique de Paris, le Collège de France et l'École du Louvre. Toutefois, son parcours universitaire demeure mal connu : les établissements qu’il a fréquentés sont identifiés, mais les sources ne précisent ni les années exactes de ses études ni les diplômes qu’il aurait obtenus.

En 1964, il effectue son premier voyage en Égypte, puis entre 1966 et 1968, il travaille à Saqqara et participe, avec Jean Leclant, à la collation des fragments des Textes des Pyramides. Il est présenté comme le premier jeune chercheur à avoir effectué ce travail avec lui.

Entre 1968 et 1970, il effectue une période de coopération militaire au Caire. Parallèlement, il travaille comme lecteur de français à la Faculté de droit du Caire.

En 1970, Serge Sauneron, alors directeur de l'Institut français d'archéologie orientale, le nomme bibliothécaire de l'Ifao. Cette nomination marque le début de la carrière de Corteggiani au sein de l'Ifao. Il exerce pratiquement seul et joue notamment un rôle important dans la création d’une salle de lecture accessible aux personnes extérieures à l’Institut, notamment aux chercheurs égyptiens.

En 1976, il participe à la première campagne de fouilles de l'Ifao à Douch, dans les oasis du désert Occidental. Puis en 1977, il participe aux fouilles de Balat, notamment sur le mastaba V.

En 1979, il publie L’Égypte des pharaons au musée du Caire, réalisé avec Jean-François Gout. L'ouvrage connaît un important succès et est réimprimé à plusieurs milliers d'exemplaires.

En 1981, à l'occasion du centenaire de l'Ifao, il organise une exposition au musée du Caire et rédige le catalogue de l'exposition.

En 1993, après vingt-trois années passées comme bibliothécaire, il devient chargé des relations scientifiques et techniques de l'Ifao. Cette fonction l'amène à intervenir régulièrement dans la presse française et égyptienne ainsi qu’à la radio et à la télévision, notamment lors de découvertes archéologiques. En effet, cette même année 1993, une digue doit être construite sur le site présumé du phare d'Alexandrie. Une opération de sauvetage est confiée à Jean-Yves Empereur et Jean-Pierre Corteggiani afin d'entreprendre une campagne de fouille.

Entre 1994 et 1997, il participe à quatre campagnes de fouilles sous-marines sur le site du phare d'Alexandrie, à Qaïtbay. En tant qu’égyptologue-plongeur, il étudie notamment les nombreux éléments pharaoniques remployés dans le monument d’époque grecque.

En 2001, le prix Jean-Édouard Goby, de l'Institut de France, lui est décerné pour ses travaux sur l'Égypte antique.

Entre 2003 et 2004, il participe à des missions d’étude à Touna el-Gebel.

En 2005, il publie Fous d’Égypte. Dans cet ouvrage, il évoque notamment son parcours et la réalisation de son rêve d’enfant, celui de devenir égyptologue.

En 2006, il publie Les grandes pyramides. Chronique d’un mythe, ouvrage qui est traduit en six langues.

En 2007, il publie L’Égypte ancienne et ses dieux. Dictionnaire illustré, qui connaît rapidement un important succès. La même année, il prend sa retraite après quatorze années passées comme chargé des relations scientifiques et techniques de l'Ifao. Il continue à jouer un rôle important dans la diffusion des connaissances sur l’Égypte ancienne. Il donne de nombreuses conférences, intervient dans des colloques et des congrès et accompagne également des personnalités officielles lors de visites en Égypte. Il poursuit parallèlement son activité d’auteur et de vulgarisateur.

Le 15 mars 2022, Jean-Pierre Corteggiani meurt d'une crise cardiaque à Villalet, en Normandie, à l’âge de soixante-dix-neuf ans.

Publications

Télévision Papyrus : conseiller en égyptologie.

Notes et références

Annexes

Bibliographie Catherine Portevin, « Jean-Pierre Corteggiani. Le virus des papyrus », Télérama, , , .

Liens externes

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Égyptologue français Catégorie:Historien français du XXe siècle Catégorie:Historien français du XXIe siècle Catégorie:Institut français d'archéologie orientale Catégorie:Naissance en décembre 1942 Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Décès en mars 2022 Catégorie:Décès dans l'Eure Catégorie:Décès à 79 ans Catégorie:Mort d'une crise cardiaque