Vancouver est une cité de la province canadienne de Colombie-Britannique. Située près de l'embouchure du fleuve Fraser et sur le réseau des voies navigables du Détroit de Géorgie de la Baie Howe, de Baie Burrard, et de leurs affluents, Vancouver a été pendant des millénaires un lieu de rencontres, d'échanges et de peuplement.

La présence d'habitants dans ce qui s'appelle aujourd'hui le Lower Mainland de Colombie-Britannique date d'il y a à ans, quand les glaciers de la dernière glaciation commencèrent à disparaître. Les lieux connus des Premières Nations sous le nom de S'ólh Téméxw sont la preuve archéologique d'un campement saisonnier (le site « Glenrose Cannery ») près de l'embouchure du Fraser qui date de cette époque.

Les premiers Européens à explorer la région furent le Capitaine espagnol José María Narváez en 1791, et le Capitaine britannique George Vancouver en 1792. La région ne fut peuplée par les Européens qu'environ un siècle plus tard, en 1862.La ville s'agrandit rapidement à la suite de la construction du Canadien Pacifique (CPR), ligne transcontinentale provenant du Canada-Est qui opéra un service continu dès la fin des années 1880. Les immigrants chinois affluèrent en nombre dans la région pour la construction du CPR. Ce furent ensuite des immigrants Européens provenant de l'Est Canadien qui s'établirent, comme le firent plus tard d'autres immigrants d'Asie et d'autres régions du monde, du fait du développement mondial des lignes

Peuples indigènes

Les Peuples indigènes de la Côte Nord-Ouest du Pacifique sont les premiers habitants de Vancouver. La ville est située dans le territoire historique de trois Salish de la côte, les Squamish), Tsliel-waututh et Xwméthkwyiem ("Musqueam"—du nom masqui, « une herbe comestible qui pousse dans la mer »). Les Xwméthkwyiem vivent sur les rives sud du Fleuve Fraser. Dans la zone de False Creek et Baie Burrard, les Squamish vivent dans de nombreux villages du North Vancouver, également près de Baie Howe et plus haut dans la ville de Whistler. Les Tsleil-Waututh se trouvent principalement plus bas, dans les environs de Burrard. Les Xwméthkwyiem et les Tsleil-Waututh parlaient historiquement un dialecte issu du Halkomelem, la langue Squamish (langue) était différente mais de même origine. Leur langue était plus proche de celle de leurs voisins Sechelt (peuple) à Sechelt. La zone où se trouve Vancouver abondait en ressources alimentaires et matériaux de toutes sortes.

Les Musqueam vivent depuis 4000 ans dans leur village principal d'hiver, Xwméthkwyiem, à l'embouchure du fleuve Fraser. Grâce à ses faune et flore abondantes, l'Écosystème de Vancouver fournit abondamment les habitants en nourriture et matériaux depuis plus de ans. Lors du premier contact européen, les Squamish venaient de s'établir dans des villages autour de l'actuel Vancouver à des endroits tels Stanley Park, Kitsilano,False Creek ou Burrard Inlet. Les Tsleil-Waututh étaient aussi établis à Burrard Inlet lors de l'arrivée du Capitaine George Vancouver en 1792. Les plus grands villages se trouvaient à Xwemelch'stn (prononcé Homulchesan), près de l'embouchure du Capilano, approximativement sous le pilier nord de l'actuel Pont Lions Gate et à Musqueam. X̱wáýx̱way était un gros village dans Stanley Park (aux environs de Lumberman's Arch ). La fondation d'une mission catholique dans le village d'Eslha7an, près de Mosquito Creek a engendré la création d'une communauté importante de Squamish. Le long de False Creek, au pilier sud du Pont Burrard, existait un autre village important appelé Senakw, où habitait l'historien Squamish August Jack Khatsahlano durant la colonisation. Les Amérindiens de la côte Nord-Ouest avaient atteint un haut niveau de complexité concernant l'accumulation de ressources alimentaires. Comme le note Bruce Macdonald dans: Vancouver: a visual history : " Leur système économique encourageait le travail, l'accumulation de richesses et leur redistribution, le statut social ..." . Les villages d'hiver, auparavant situés dans le Vancouver actuel, étaient bâtis de grands panneaux en bois de Western Red Cedar. Des rassemblements, les potlatch (anthropologie)es, étaient fréquents les mois d'été et d'hiver, où les puissances de l'esprit étaient actives. Ces cérémonies tenaient un rôle important dans leur vie sociale et spirituelle.

Exploration européenne et installation Le capitaine espagnol José María Narváez fut le premier Européen à explorer le Détroit de Géorgie en 1791. Il accosta à Point Grey et pénétra dans la Baie Burrard. L'année suivante, en 1792, le capitaine de vaisseau George Vancouver (1757–1798) rencontra l'expédition espagnole de Dionisio Alcalá Galiano et Cayetano Valdés y Flores au large de Point Grey, et explorèrent ensemble le Détroit de Géorgie. Vancouver explora aussi Puget Sound dans la région actuelle de Seattle Vancouver, naviguant dans de petites embarcations, accompagné de son officier Peter Puget, arriva dans la ville actuelle de Vancouver avant les Espagnols, d'abord à l'actuel Point Grey. De manière informelle, Puget appela cet endroit Noon Breakfast Point. On donna le nom officiel de Puget à la branche Sud-Ouest de Point Grey en 1981.

En 1808, Simon Fraser fut le premier européen à pénétrer à l'intérieur des terres, descendant le fleuve qui porte son nom. Bien qu'il y eut la Fraser Gold Rush en 1858–59, les campements de Burrard Inlet et d'English Bay étaient peu connus avant le début des années 1860, en grande partie en raison du désintérêt pour cette région , car l'accès à l'intérieur de la Colombie-Britannique se faisait via la ville de New Westminster et le fleuve Fraser . Les chefs Squamish étaient également vigilants dans la région. À l'été 1859, Robert Burnaby et Moberly campèrent et prospectèrent en quête de charbon dans le Coal Harbour actuel de Vancouver. En général, ils s'entendirent bien avec les autochtones . Robert Burnaby écrivit "Notre temps libre fut consacré à explorer tous les recoins de cette région, qui, je le prophétise, deviendra l'un des plus grands rendez vous navals et centres de commerce de ce côté ci du monde. " (Lettre à sa famille , ) . L'original se trouve au Musée du Burnaby Village. C'est vers 1862 que s'installèrent les premiers non autochtones dans la ville de Vancouver, à la ferme McCleery, aux alentours de l'actuelle Southlands .

Début de la croissance

La première industrie qui se créa fut celle du bois sur les rives de la Baie Burrard, le port actuel de Vancouver. La première scierie fonctionna en 1863, à Moodyville, construite par l'entrepreneur Américain Sewell Moody ou Sewell Sue Moody. En 1915, elle devint une municipalité et fut rebaptisée « North Vancouver ». Le Lower Lonsdale district porte toujours le nom de Moodyville, davantage pour des raisons commerciales (le vrai Moodyville se trouvait quelques blocs plus loin à l'est). On exporta du bois pour la première fois en 1865, vers l'Australie. En 1867, la première scierie sur la rive sud de Burrard Inlet, Stamp's Mill, commença à produire du bois de construction vers ce qui est maintenant le bas de Dunlevy Avenue, VancouverMcDonald, R. A. (1996). Making Vancouver: Class, status and social boundaries, 1863–1913. Vancouver, BC, Canada: UBC Press, p 7.. Il était prévu d'installer l'usine à Brockton Point, dans le Stanley Park actuel, mais le site de Brockton Point s'avéra impossible en raison des courants avoisinants et de la houle qui rendait l'appontage difficile . Les arbres les plus grands au monde poussaient le long des rives sud de False Creek et d' English Bay et fournissaient, parmi d'autres utilisations, des mâts pour le grand voilier en fer et pour les toujours plus grands navires de la Royal Navy. L'Empereur de la Chine Céleste fit une célèbre commande spéciale d'arbres provenant des environs de Jéricho (à l'ouest de Kitsilano). Elle consistait en des douzaines d'immenses poutres destinées à la construction de la Porte de la Paix Céleste, dans la Cité interdite de Pékin Tian'anmen. Les ouvriers et bûcherons provenaient de toutes parts, pour la plupart Scandinaves et Nootkas, venus aussi pour travailler dans l'industrie locale de la baleine. Au début, les Squamish, par nature, ne travaillaient pas dans les usines.

Auparavant pilote dans la marine, John (Jack) Deighton monta en 1867 un petit saloon sur la plage à environ un mile à l'ouest de la scierie. L'usine avait alors cessé de fonctionner et l'interdiction de consommer de l'alcool n'était plus en vigueur. Les gens fréquentaient beaucoup l'endroit et l'on construisit un chemin de bonne facture entre l'usine et le saloon, aujourd'hui Alexander Street. On surnomma Deighton, Gassy Jack, car c'était un bon bavard (« gassy »). Un certain nombre d'hommes commencèrent à se fixer près du saloon et le quartier prit rapidement le nom de Gassy's Town, rapidement abrégé en « Gastown ». En 1870, le gouvernement colonial de Colombie-Britannique apprit la croissance rapide de ce quartier et envoya un contrôleur ayant pour mission d'établir une ville nommée Granville, en l'honneur du Colonial Secretary, Lord Granville, bien que l'endroit était bien connu sous le nom de Gastown (qui est toujours le nom de cette partie de la ville ).

Le nouveau site était situé dans un port naturel, c'est pourquoi le Canadien Pacifique en fit le terminus de la ligne. Le chemin de fer transcontinental était commissionné par le gouvernement du Canada sous la supervision du Premier Ministre Sir John A. Macdonald et était la condition pour que la Colombie-Britannique rejoigne la confédération en 1871. Le président du CPR, William Van Horne, pensait que Granville ne convenait pas en raison du rapprochement que l'on pouvait faire avec Gastown, et suggéra fortement que Vancouver conviendrait mieux, en partie parce que les gens de Toronto et Montréal savaient où se trouvait l'Île de Vancouver mais n'avaient aucune idée où se trouvait Granville. La ville prit son nouveau nom le . Deux mois plus tard, le , un incendie spectaculaire détruisit en vingt-sept minutes la plus grosse partie de la ville, le long des rives marécageuses de Burrard Inlet. Finalement ce fut « un mal pour un bien » car la ville fut reconstruite avec des systèmes modernes d'adduction d'eau. L'électricité fut installée et la circulation routière prévue.

La ville se rétablit assez vite après cet incendie, bien que les festivités du Dominion Day prévues pour l'inauguration du CPR furent reportées à l'année suivante . Le premier train transcontinental venant de Montreal arriva à un terminus temporaire à Port Moody, en , la destination Vancouver même étant opérante en . Cette année-là, la population de Vancouver était de 5.000 habitants. En 1892 elle atteignait les 15.000 et les 100.000 en 1900.

Le Port Metro Vancouver prit une importance du point de vue international car en position stratégique dans la All Red Route, qui parcourait tout le réseau commercial de l'Empire britannique, combiné au navire à vapeur et au réseau ferré du CPR qui raccourcissait fortement les délais de transports maritimes de l'Orient à Londres. La ville nouvelle devint un nœud important pour des investissements spéculatifs provenant de capitaux Britanniques et Allemands Morley, A. (1974). Vancouver: From Milltown to Metropolis. Vancouver: Mitchell Press.Strangers Entertained, British Columbia government centennial publication, 1971. Après la construction du Canal de Panama, qui, au début, nuisait au trafic maritime de Vancouver en devenant la meilleure route Asie-Europe, les tarifs de fret diminuèrent dans les années 1920, rendant même bénéficiaire le transport de céréales vers l'Europe prairie grain depuis Vancouver, en plus de celui déjà transporté vers l'Orient.

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