Manaurie est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Au , elle est intégrée à la commune nouvelle des Eyzies en tant que commune déléguée.
Géographie Généralités vignette|gauche|Le ruisseau de Manaurie au nord du village de Manaurie.
Dans le quart sud-est du département de la Dordogne, en Périgord noir, la commune déléguée de Manaurie s'étend sur . Représentant la partie nord-ouest de la commune nouvelle des Eyzies, elle est arrosée par le ruisseau du même nom, un affluent de la Vézère.
L'altitude minimale, , se trouve à l'est, là où le Manaurie quitte la commune et entre sur celle des Eyzies-de-Tayac-Sireuil. L'altitude maximale avec 209 ou Deux données contradictoires selon le Géoportail : sur la carte de l'Institut géographique national et 210 sur son ancien site. est localisée au nord, près du lieu-dit Calais. Sur le plan géologique, le sol se compose principalement de calcaires du Crétacé, avec des sables, argiles et graviers éocènes au nord-est et au sud-ouest du territoire, ainsi que des alluvions holocènes recouvrant la vallée du ManauriePatrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, , ..
À l'intersection des routes départementales 31 et 47 et traversé par la ligne ferroviaire Périgueux-Agen, le village de Manaurie se situe, en distances orthodromiques, sept kilomètres au nord-est du Bugue et dix-huit kilomètres au sud-ouest de Montignac-Lascaux.
Communes limitrophes vignette|centre|redresse=1.8|Carte de Manaurie et des communes avoisinantes en 2018, avant la création de la commune nouvelle des Eyzies.
En 2018, année précédant la création de la commune nouvelle des Eyzies, Manaurie était limitrophe de cinq autres communes.
Urbanisme Villages, hameaux et lieux-dits vignette|redresse|Panneaux de lieux-dits.
Outre le bourg de Manaurie proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits :
Toponymie vignette|gauche|Panneau bilingue français-occitan d'entrée au bourg de Manaurie. La première mention écrite connue du lieu, Manauria, n'apparaît qu'en 1382Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (L-Z), article « Manaurie », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 16 novembre 2018..
Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Manorie..
Le nom de la commune provient du nom d'un personnage d'origine germanique « Manaud »Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, , ..
En occitan, la commune porte le nom de Le nom occitan des communes du Périgord - Manàuria sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le ..
Histoire En bordure de la vallée de la Vézère et des sites préhistoriques de Laugerie-Basse, Laugerie-Haute, du Poisson et de La Micoque, le territoire communal a été occupé par les hommes dès l'époque préhistorique comme le prouvent les gravures préhistoriques du Roc de la PépueChronique du Périgord (1920-1930), Annales du Midi, sur Persée, , consulté le 16 novembre 2018..
Bien que son église soit d'architecture romane, la première mention écrite connue du lieu, Manauria, n'apparaît qu'à la fin du .
La construction du manoir de Roucaudou date des , alors même que le lieu, « Bord. de la Recaudia », était déjà cité en 1304..
Le , la commune nouvelle des Eyzies résultant de la fusion de la commune avec Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil et Saint-Cirq est créée pour une prise d'effet au .
Politique et administration Rattachements administratifs La commune de Manaurie a, dès 1790, été rattachée au canton du Bugue qui dépendait du district de Montignac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1800, ce canton est rattaché à l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965).
Intercommunalité Fin 2000, Manaurie intègre dès sa création la communauté de communes Terre de Cro-Magnon. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes de la Vallée de l'Homme.
Administration municipale La population de la commune étant comprise entre 100 et au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 8 octobre 2018.Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 8 octobre 2018.. Ceux-ci sont membres d'office du conseil municipal de la commune nouvelle des Eyzies, jusqu'au renouvellement des conseils municipaux français de 2020.
Liste des maires puis maires délégués vignette|centre|La mairie (à gauche) et l'ancienne mairie en 2018.
Instances judiciaires Dans les domaines judiciaire et administratif, Manaurie relève. : du tribunal d'instance et du tribunal paritaire des baux ruraux de Sarlat-la-Canéda ; du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce de Bergerac ; de la cour d'assises et du tribunal des affaires de Sécurité sociale de la Dordogne ; de la cour d'appel, du tribunal administratif et de la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Démographie
Les habitants de Manaurie se nomment les ManauriensNom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le novembre 2018..
En , dernière année en tant que commune indépendante, Manaurie comptait . À partir du , les recensements des communes de moins de ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016 pour Manaurie). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.
Au , la commune déléguée de Manaurie compte Populations légales 2023 à compter du - Fichier Dordogne, sur le site de l'Insee, consulté le ..
Économie Les données économiques de Manaurie sont incluses dans celles de la commune nouvelle des Eyzies.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments La grotte de Carpe-Diem, recelant des concrétions naturelles colorées, fut un temps ouverte aux visitesJean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, Ouest-France, 1987, , . ; elle est désormais fermée au publicManaurie sur le site de la communauté de communes Terre de Cromagnon (archive), consulté le 16 novembre 2018.. Le Lieu-dit « Gorges d’enfer » est un site naturel classé DREAL : Gorges d'Enfer, site classé. Situés en rive droite de la Vézère et en limite de la commune, les abris du Poisson, de Laugerie-Basse, de Laugerie-Haute et la grotte du Grand Roc se trouvent sur le territoire communal des Eyzies-de-Tayac-Sireuil. Château de Cap del Roc, fin du Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, , .. Château de Lortal, Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, , .. Manoir de Roucaudou (ou château de Roucaudou), des , inscrit au titre des monuments historiques depuis 1974 pour ses façades et toitures, consultée le 16 novembre 2018.. Chartreuse de la SablièreJean-Marie Bélingard, Dominique Audrerie, Emmanuel du Chazaud, préface d'André Chastel, Le Périgord des chartreuses, Pilote 24 édition, Périgueux, mai 2000, , . Église romane Saint-Pierre-ès-LiensAbbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), , ., avec clocher-mur.
Patrimoine naturel vignette|Paysage près du cimetière, en bordure des zones du coteau et des falaises calcaires (ZNIEFF de types I et II). vignette|Près de Roucaudou, la vallée du ruisseau de Manaurie fait partie du site classé.
Du fait de sa proximité avec la Vézère, la commune présente plusieurs zones protégées à divers titres.
ZNIEFF À l'est, environ 30 % du territoire communal fait partie d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II : la zone des falaises calcaires de la vallée de la Vézère qui s'étend depuis le nord du village de Saint-Léon-sur-Vézère jusqu'en bordure du village de Saint-Cirq et où sont recensées huit espèces déterminantes, une plante : l'Orchis des marais (Anacamptis palustris), et sept oiseaux : l'Accenteur alpin (Prunella collaris), le Choucas des tours (Coloeus monedula), le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), le Grand Corbeau (Corvus corax), l'Hirondelle de rochers (Ptyonoprogne rupestris) et le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria) Zone des falaises calcaires de la vallée de la Vézère, INPN, consulté le 16 novembre 2018.Carte de la ZNIEFF 720020011, INPN, consulté le 16 novembre 2018. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à gauche sur le globe terrestre bleu, descendre la valeur de la couche « Métropole : ZNIEFF1 » à 0 et augmenter l'opacité de la couche « Cartes IGN » à 1..
Elle inclut la ZNIEFF de type I : le coteau des Eyzies et de Manaurie délimité à l'est par la Vézère et au nord par le ruisseau de Manaurie Coteau des Eyzies et de Manaurie, INPN, consulté le 16 novembre 2018.Carte de la ZNIEFF 720008210, INPN, consulté le 16 novembre 2018. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à gauche sur le globe terrestre bleu, descendre la valeur de la couche « Métropole : ZNIEFF1 » à 0 et augmenter l'opacité de la couche « Cartes IGN » à 1..
Natura 2000 Au niveau du territoire communal, sur une zone encore plus restreinte, les coteaux calcaires de la vallée de la Vézère sont protégés par le réseau Natura 2000 au titre de la directive habitats pour un papillon : le Damier de la succise (Euphydryas aurinia), et neuf espèces sédentaires de chauves-souris : la Barbastelle (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Petit murin (Myotis blythii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) et le Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale) FR7200667 - Coteaux calcaires de la vallée de la Vézère, DREAL Aquitaine, consulté le 16 novembre 2018.Carte de localisation des coteaux calcaires de la vallée de la Vézère, DREAL Aquitaine, consulté le 16 novembre 2018. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, dans la « Légende » (en bas à gauche), ouvrir la couche « Référentiels » et barrer la couche « Photographie IGN »..
Sites remarquables Depuis 2015, le site de la vallée de la Vézère et de sa confluence avec les Beunes est un site classé qui regroupe l’ensemble des sites préhistoriques majeurs de la vallée de la Vézère, en cohérence avec les sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère, classés au patrimoine mondial par l’Unesco en 1979SCL0000684 - Site classé de la vallée de la Vézère et de sa confluence avec les Beunes, DREAL Aquitaine, consulté le 17 novembre 2018.. Concernant vingt communes, ce site concerne près de la moitié du territoire communalCarte de localisation du site classé de la vallée de la Vézère et de sa confluence avec les Beunes, DREAL Aquitaine, consulté le 17 novembre 2018. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, dans la « Légende » (en bas à gauche), ouvrir la couche « Référentiels » et barrer la couche « Photographie IGN ». Décret de classement de trois sites, 11 décembre 2015, sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 17 novembre 2018.