Rouffignac-de-Sigoulès est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie Situation Rouffignac-de-Sigoulès est une commune rurale Arrêté fixant la liste des communes rurales 2023, Recueil des actes administratifs normal , Préfecture de la Dordogne, , . située dans le sud de la Dordogne, en Bergeracois. Elle est traversée par la route départementale 933 (ancienne route nationale 133) entre Bergerac et Marmande. La commune fait partie de l'aire d'attraction de Bergerac.
Elle est bordée à l’ouest et au nord par la commune de Pomport dont elle est séparée par le Courbarieux, un ruisseau qui prend sa source au sud-ouest du lieu-dit la Desvignes et se jette dans la rivière Gardonnette, au sud du lieu-dit Pissegasse. La limite orientale est formée par la commune de Monbazillac dont la bordure est déterminée par le ruisseau des Giroux, ou de Fontindoule, qui prend sa source vers les lieux-dits Tabardine et Fontindoule. Il rejoint la Gardonnette en amont du château de Bridoire.
Au sud, les communes de Ribagnac, Singleyrac et Flaugeac sont mitoyennes et leur limite est matérialisée par la rivière la Gardonnette. Elle longe Rouffignac-de-Sigoulès au sud dans un vallon qu’on appelait autrefois le « vallon de Vaucaucourt » (ou Vaucocour). Ce nom est issu d’une noblesse issue du Périgord Vert, du côté de Thiviers, qui avait quelques possessions dans la région car, dans l’église de Sigoulès, les nobles de Vaucocourt du Cluzeau avaient leur chapelle avec porte donnant directement sur l'extérieur.
La Gardonnette prend sa source près du bourg de Bouniagues, près du lieu-dit la Vidalie. Elle passe à Pomport et rejoint la Dordogne en amont de Gardonne d’où son nom. Gardoneta est un diminutif de Gardone, un nom qui apparaît en 1226, et vient d'une base pré celtique vard (que l'on retrouve dans le Gardon, le Gard ou le Verdon), accompagnée d'un suffixe gaulois, -ona, présent lui aussi dans le nom d'autres rivières ou sources.
À l'extrême nord, le sentier de grande randonnée borde le territoire communal sur , en limite de Monbazillac.
Voies de communication La route départementale 933 qui traverse Rouffignac, va de Périgueux à l'Espagne en passant par Mont-de-Marsan et Saint-Jean-Pied-de-Port.
Elle existait dans un état déplorable et sans accotements jusqu'au . En 1830, sous le règne de Louis-Philippe, il a été décidé de la refaire entièrement et une première étude fut entreprise. Devant la lenteur du préfet de l’époque à engager les travaux, les habitants de Rouffignac et des communes avoisinantes firent des pétitions envoyées directement au ministre des Travaux publics qui répondit qu'il était impossible de débloquer des fonds. Finalement, elle a été classée route royale numéro 133 et, le , après d’autres études de faisabilité et de tracé, le conseil général décida de prendre en charge la moitié des dépenses et les travaux purent commencer. Ils consistaient en un alignement du tracé, un nivellement, un remblaiement et un encaillassage total. C’est à cette époque qu’a eu lieu la construction du pont sur la Gardonnette, renforcé de deux arches de secours dans les années 1840.
Sous le règne de cette route devint Route Impériale numéro 133 et enfin route nationale 133. Elle était entièrement bordée d’ormeaux qui ont été coupés en 1951. En 1900, la route n’est pas encore goudronnée et beaucoup de « têtes de chats » (pierres au profil aigu) dépassent. Elle n’a finalement été revêtue qu’aux alentours des années 1920.
Elle suit à peu près la , traversant la commune du Nord au Sud. Sa largeur aurait dû être de si le plan d’alignement des Ponts et Chaussées des avait été appliqué. En 1962, pour alléger les charges de l’état, la nationale 133 s’est retrouvée rétrogradée en Départementale 933. De ce fait, sa largeur imposée n’était plus que de au grand soulagement de certains propriétaires.
Cette route vient de Bergerac au Nord et débouche sur la commune après une longue ascension des coteaux par la côte du Peyrat jusqu’à une altitude de environ. Une portion droite de , mène au bourg. Cette portion n’a pas toujours été droite, elle faisait une courbe du côté de Bel Air. Dans le bourg elle n’avait pas la même trajectoire, un redressement du tracé et un changement d’assiette a eu lieu. La route arrivait presque face à une grosse bâtisse dotée d’un grand porche qui était une auberge routière et servait de relais de poste et de diligence aux alentours des années 1800. Elle a été aussi le siège de la régie des tabacs vers 1930. Le relais de poste s’est trouvé ensuite transféré là où subsiste L’Auberge de Monbazillac et la route reprend à cet endroit son tracé actuel. La route ressortait au Sud par un gué traversant la rivière Gardonnette à la hauteur du Moulin de Pierrot situé sur la commune de Flaugeac mitoyenne. Il a été utilisé jusque dans les années 1950 presque uniquement pour faire passer les charrettes ou bien les vaches. Ensuite, il y a eu un pont vers 1830 et enfin, un changement de tracé qui a coupé des virages dangereux en 1980.
À partir de 1834, elle est bordée de bornes kilométriques car le a été décrété l’exécution de la mesure prescrivant le placement de bornes kilométriques le long des routes Royales et départementales. L’entretien des routes secondaires était assuré par les habitants de la commune car chaque propriétaire devait donner 3 jours durant l’année pour leur réfection.
Rouffignac-de-Sigoulès dispose de deux chemins de randonnées aux boucles imbriquées dont la première permet de couvrir une distance de et la seconde de . Ils font partie d'un ensemble de chemins couvrant la totalité de la Communauté de Communes pour un développement total de , tous interconnectés, ils bénéficient de la signalisation normalisée. Le tracé des randonnées est récapitulé sur un panneau se situant sur le parking face à la salle des fêtes, le départ s'effectue devant la mairie.
Communes limitrophes ouffignac-de-Sigoulès est limitrophe de cinq autres communes dont Ribagnac au sud-est sur un peu plus de .
Géologie et relief Géologie Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Rouffignac-de-Sigoulès est située dans le quatrième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de dépôts siliceux-gréseux et de calcaires lacustres de l'ère tertiaire..
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque. La formation la plus ancienne, notée e6-7, se compose d'argiles à Palaeotherium, des argiles carbonatées silteuses versicolores à niveaux sableux (Bartonien supérieur à Priabonien inférieur continental). La formation la plus récente, notée Fy3-z, fait partie des formations superficielles de type alluvions subactuelles à actuelles. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « - Eymet » de la carte géologique au 1/ de la France métropolitaine. et sa notice associée..
vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de Rouffignac-de-Sigoulès.
Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - ) Holocène
Pléistocène non présent Néogène( - ) non présent Paléogène( - ) Oligocène
Éocène
Paléocène non présent Mésozoïque( - ) non présent Paléozoïque( - ) non présent
Relief et paysages Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest ( à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre et ..
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en .. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagèresUne unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres... La commune est dans le Bergeracois, une région naturelle présentant un relief contrasté, avec les deux grandes vallées de la Dordogne et du Dropt séparées par un plateau plus ou moins vallonné, dont la pente générale s’incline doucement d’est en ouest. Ce territoire offre des paysages ouverts qui tranchent avec les paysages périgourdins. Il est composé de vignes, vergers et cultures...
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de .
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par le Gardonnette, le Courbarieux, le ruisseau des Giroux et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale.
La Gardonnette, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Bouniagues et se jette dans la Dordogne en rive gauche en limite de Gardonne et de Lamonzie-Saint-Martin, face à Saint-Pierre-d'Eyraud.. Elle borde la commune au sud sur plus de trois kilomètres, face à Ribagnac, Singleyrac et Sigoulès-et-Flaugeac.
Son affluent le ruisseau des Giroux sert de limite territoriale sur deux kilomètres et demi à l'est, face à Monbazillac.
Autre affluent de la Gardonnette, le Courbarieux marque la limite communale à l'ouest sur trois kilomètres et demi, face à Pomport.
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne Atlantique ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au sous‐bassin le plus aval du bassin versant de la Dordogne (aval de la confluence Dordogne - Vézère)., d'une superficie de est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
Climat