Les Conférences nationales désignent, en Afrique subsaharienne, une période de transition démocratique ayant pris place au tournant des années 1990, et s'étant déroulée sous forme de conférences (souveraine ou non) dans plusieurs anciennes colonies françaises et belges. Ces conférences font suite à la période de crise économique, sociale et surtout politique ayant souvent suivi la décolonisation, plusieurs de ces pays ayant fini par être dirigés par des autocrates. Ces conférences ont été convoquées dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, principalement d’anciennes colonies françaises, ainsi que dans une ancienne colonie belge (le Zaïre, aujourd’hui RDC) et une ancienne colonie portugaise (Sao Tomé-et-Principe). Ce dernier fut d’ailleurs le premier pays à organiser une conférence nationale, en . Certaines de ces conférences furent dites souveraines, dans la mesure où elles s’octroyaient un pouvoir suprême de refondation politique ; ce fut le cas à Sao Tomé-et-Principe, au Bénin, au Congo-Brazzaville, au Togo, au Niger, au Zaïre, au Mali et au Tchad. D’autres, à l’image de celles tenues au Gabon ou au Cameroun, furent non souveraines, c’est-à-dire organisées sous le contrôle du pouvoir en place, sans transfert réel de souveraineté. Ces conférences ont marqué un moment fort de contestation des régimes à parti unique, ouvrant, avec des fortunes diverses, une nouvelle séquence de pluralisme politique sur le continent.

Origine

Fonctionnement

Notes et références

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