Jules Mondos, né à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) le Acte de naissance n° 180 de 1867 (vue 94/368) Archives départementales en ligne du Val-de-Marne, état-civil de Charenton-le-Pont. et mort dans le le Acte de décès n° 942 du 23 septembre 1932 (vue 23/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 9ème arrondissement, registre des décès de 1932., est un acteur français.

Biographie Fils de Jean Auguste MondosJean Auguste Mondos (1848-1926), fera toute sa carrière à l'Imprimerie nationale où il terminera avec le grade de sous-directeur. Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 31 décembre 1898 au titre du Ministère de la Justice (dossier consultable dans la Base Léonore). et de Marie Louise Lorrin, mariés à Sévignac (Basses-Pyrénées) en 1866, Jules Mondos, après avoir obtenu un deuxième prix de comédiepour son interprétation du personnage du « docteur Pancrace » dans une scène du Mariage forcé de Molière. Tablettes théâtrales Le Matin (France), 25 juillet 1888, p. 4, . au Conservatoire de Parisoù il était l'élève de l'acteur Maubant de la Comédie-Française. en Concours du Conservatoire Almanach des spectacles, année 1888, p. 98, commence sa carrière théâtrale au théâtre du Palais-Royalpour un engagement de 5 ans mais il n'y restera finalement qu'une seule année. Courrier des théâtres Le Figaro, 10 août 1888, p. 4, . puis à partir de à l'OdéonTablettes théâtrales Le Matin (France), 27 juin 1889, p. 3, . où il restera deux ans.

Ensuite il se produit sur de nombreuses scènes parisiennes dont le théâtre de l'Athénée, le Vaudeville et au théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Jules Mondos effectue également de nombreuses tournées en province, à l'étranger (Belgique, Suisse) ainsi qu'en AlgérieOran spectacles 7 décembre 1929, p. 4, ., en particulier avec les tournées Charles Baret.

En 1909, il entame parallèlement une carrière cinématographique en débutant dans deux courts-métrages d'André Calmettes et de Michel Carré, tous deux metteurs en scène issus du théâtre. Il tourne ainsi dans quelque 26 films (dont 3 parlants) jusqu'en 1931.

Comme pour la majorité de ses confrères non mobilisables, la première guerre mondiale va le contraindre à ralentir sérieusement ses activités, la plupart des théâtres ayant dû interrompre ou réduire leur programmation après l'envoi sur le front de leurs effectifs masculins les plus jeunes. Jules Mondos parvient néanmoins à obtenir les quelques engagements nécessaires à la satisfaction de ses besoins pendant les quatre années de conflit.

La réouverture des salles et la reprise des tournages après l'Armistice lui permettent de retrouver une activité normale jusqu'à la fin des années 1920. Mais le comédien vieillissant est désormais confronté à une nouvelle génération d'acteurs de formation moins classique et au jeu plus moderne qui vont progressivement le marginaliser. Le comédien « à la tête en caoutchouc », comme l'avait dépeint un critique de théâtre à ses débutsLa vie de Paris Le XIXe siècle, 28 juillet 1888, p. 1, ., qui pouvait passer indifféremment d'un rôle d'aristocrate à celui de domestique, ne fait plus recette. Son dernier engagement connu au théâtre remonte à 1930, et il tourne son dernier film en 1931. Pendant la dernière année de sa vie, Jules Mondos mène une existence modeste et effacée en vivant sur ses économies.

Sa mort serait sans toute passée totalement inaperçue si les circonstances dramatiques entourant sa disparition n'avaient fait l'objet de nombreux articles dans la presse de l'époque.

En 1932, les proches de Jules Mondos sont, depuis quatre mois, sans nouvelles du comédien. Le , le commissaire de police du quartier Saint-Georges, à la suite de la plainte de voisins, fait forcer la porte de son appartement situé au second étage de l'immeuble du 9 rue Clauzel dans le de Paris. Le corps de l'acteur est découvert allongé sur son lit dans un état avancé de décomposition. Le médecin légiste conclut à une mort due à des causes naturelles, sans doute une crise cardiaqueUne incroyable aventure Comœdia, 24 septembre 1932, p. 1, .Pressentiment Le Matin (France), 27 septembre 1932, p. 7-8, .. La date de son décès remonte très probablement au précédent, jour où il a été aperçu pour la dernière fois par la concierge.

Mort célibataire et sans famille connue, Jules Mondos est inhumé le au cimetière parisien de Pantin au frais de l'Union des artistesLes Obsèques de Jules Mondos Comoedia, 29 septembre 1932, p. 2, ..

Théâtre

1887 : Le Tigre de la rue Tronchet, comédie-vaudeville en 3 actes de Pierre Decourcelle et Henri Kéroul au théâtre des Menus-Plaisirs : Eusèbe 1888 : Le Bain de la mariée, comédie-bouffe en 1 acte de Gabriel Astruc et Pierre Soulaine au théâtre du Palais-Royal : Adolphe 1889 : Mes aïeux, comédie en 3 actes de Clairville et Ernest Depré au théâtre du Palais-Royal : Hippolyte 1889 : La Famille Benoiton, comédie en 5 actes de Victorien Sardou au théâtre de l'Odéon : Muller 1889 : Les Femmes savantes, pièce en 5 actes de Molière au théâtre de l'Odéon : Bélise 1889 : Le Mariage de Figaro, comédie en 5 actes de Beaumarchais au théâtre de l'Odéon : Basile 1889 : Shylock ou le Marchand de Venise, comédie en 3 actes et 7 tableaux d'Edmond Haraucourt d'après Shakespeare au théâtre de l'Odéon : le vieil avocat 1891 : Les Deux Camille, comédie-vaudeville en 3 actes d'Eugène Médina et Henri Gourdier au théâtre Déjazet : Philidor Boulingrin 1892 : Les Joyeuses commères de Paris, fantaisie en 5 actes et 15 tableaux de Catulle Mendès et Georges Courteline, musique de Gabriel Pierné au Nouveau-Théâtre : le bon cocher 1893 : Paris-Printemps, revue d'Adrien Vély et Alévy au théâtre d'Application : Henri IV 1893 : Divorçons !, comédie en 3 actes de Victorien Sardou et Émile de Najac (en tournée) : Desprunelles 1894 : Pignerolles malade, comédie en 1 acte de Richard O'Monroy à la Comédie-Parisienne : le docteur Microbus 1894 : Nuit de carnaval, pantomime en 3 parties, musique d'Émile Bonnamy au théâtre de la Renaissance : un vieux Monsieur 1894 : Sabre au clair !, pièce militaire en 8 tableaux de Jules Mary au théâtre de la Porte-Saint-Martin : le bleu 1895 : Mademoiselle Pygmalion, pantomime en 3 actes de Michel Carré et Jean Hubert, musique de Francis Thomé, au théâtre de la Renaissance : Abraham IdaPropos de coulisses Gil Blas, 8 mai 1895, p. 1, . 1896 : Le Droit aux étrennes, vaudeville en un acte de Georges Courteline au Théâtre-Salon : Landhouille 1896 : Chipacaïssa et Cie, comédie-vaudeville en 3 actes d'Ernest Duchesne et Ossip Loew au théâtre Déjazet : Chipacaïssa 1897 : Une Altesse à la mer, fantaise-revue en 3 actes de Maurice Froyez et Georges Berr au Théâtre-Salon : Bergamin 1899 : La Mariée du Touring-Club, vaudeville en 4 actes de Tristan Bernard au théâtre de l'Athénée : l'ingénieur Le Hotois 1899 : L'Amour pleure et rit, comédie en 3 actes d'Auguste Germain au théâtre de l'Athénée : M. Dubois père 1900 : La Statue du Commandeur, pantomime en 3 actes de Paul Eudel et Évariste Mangin, d'après Champfleury, au théâtre de l'Athénée : Sganarelle 1900 : Notre ami, comédie en 2 actes de George Mitchell au théâtre de l'Athénée : Marius Pressant 1900 : Les Demi-vierges, comédie en 3 actes de Marcel Prévost au théâtre de l'Athénée : Espiens 1900 : L'Homme à l'oreille coupée, ou Une mauvaise plaisanterie, comédie en 3 actes de Francis de Croisset et Jacques Richepin au théâtre de l'Athénée : M. Léger 1901 : L'Étude Tocasson, comédie-vaudeville en 3 actes d'Albin Valabrègue et Maurice Ordonneau au théâtre des Folies-Dramatiques : Me Tocasson 1901 : Le Billet de logement, vaudeville en 3 actes d'Antony Mars et Henri Kéroul au théâtre des Folies-Dramatiques : le colonel de Montgiron 1901 : Ménage moderne, comédie en 4 actes de Gustave Guiches au théâtre Sarah-Bernhardt : Descombes 1901 : Le Maître de forges, pièce en 5 actes de Georges Ohnet au théâtre de la Porte-Saint-Martin : le baron de Préfond 1902 : Les Plaideurs, comédie en 3 actes de Jean Racine (en tournée) : l'intimé 1903 : Tonton, vaudeville en 3 actes de Louis Péricaud, Lucien Rozenberg et Robert Bonnet : le premier commissaire de police 1903 : Au bout du fil, comédie en 1 acte de Miguel Zamacoïs au théâtre des Capucines : Paul 1904 : Le Vieux Marcheur, comédie en 5 actes d'Henri Lavedan au Ba-Ta-Clan : le sénateur Labosse 1905 : L'Ange du foyer, pièce en 3 actes d'Armand de Caillavet et Robert de Flers au théâtre des Nouveautés : Me Charlotte 1905 : L'Abbé Constantin, pièce en 3 actes d'Hector Crémieux et Pierre Decourcelle au théâtre de la Gaîté : le comte de Larnac 1907 : Le Voleur, pièce en 3 actes d'Henri Bernstein au théâtre des Nouveautés : Raymond Lagardes 1909 : Monsieur Zéro, vaudeville en 3 actes de Paul Gavault et André Mouézy-Eon au théâtre du Palais-Royal : l'Amiral 1909 : Le Médecin malgré lui, comédie en 5 actes de Molière (en tournée) : Sganarelle 1910 : Tais-toi, mon cœur !, vaudeville en 3 actes de Maurice Hennequin et Pierre Veber au théâtre de la Gaîté : PinocheCourrier des théâtres. Au jour le Jour Le Figaro, 13 juin 1910, p. 5, . 1910 : Je t'amène mon fils, pièce en un acte de Marcel Simon à la Comédie-Royale : M. Phoyen 1910 : Le Mal au ventre et le pectoral, pièce en 1 acte de Charles Torquet à la Comédie-Royale : Péridot 1910 : L'Aventurière, comédie en 5 actes et en vers d'Émile Augier au Grand Théâtre du Havre : Don Annibal 1911 : Le Petit Café, pièce en 3 actes de Tristan Bernard au théâtre du Palais-Royal, reprise en 1928 au théâtre de la Madeleine : BigredonThéâtre de la Madeleine : le petit café, trois actes de M. Tristan Bernard (reprise) La Semaine à Paris, 20 juillet 1928, p. 34, . 1911 : Paysans et Soldats, drame lyrique en 5 actes de Pierre de Sancy, musique de Noël Gallon, à la Gaîté-Lyrique : le père Jal 1913 : La Belle Aventure, comédie en 3 actes de Robert de Flers, Gaston de Caillavet et Étienne Rey au théâtre du Vaudeville : Chartrain 1913 : L'Amour en manœuvres, vaudeville en 3 actes de Paul Gavault et André Mouëzy-Éon au théâtre du Vaudeville : le Général 1915 : Il faut l'avoir, comédie-revue en 2 actes de Sacha Guitry et Albert Willemetz au théâtre du Palais-Royal 1915 : La Cagnotte, comédie-vaudeville en 5 actes d'Eugène Labiche au théâtre du Palais-Royal : Cocarel 1916 : Madame et son filleul, pièce en trois actes de Maurice Hennequin, Pierre Veber et Henry de Gorsse au théâtre du Palais-Royal : Pinchon 1916 : L'École du piston, comédie en un acte de Tristan Bernard au théâtre Antoine : Barruchon 1916 : La Petite dactylo, vaudeville-opérette d'Henry Defreyn au théâtre du Gymnase : Planturel 1917 : La Course au bonheur, pièce en 3 actes et 26 tableaux d'Hugues Delorme, musique de Claude Terrasse au théâtre du Châtelet 1920 : L'Homme à la rose, pièce en 3 actes d'Henry Bataille au théâtre de Paris : le chapelain 1920 : Arsène Lupin, comédie en 4 actes de Francis de Croisset et Maurice Leblanc au théâtre de Paris 1922 : Raffles, pièce en 4 actes d'Ernest William Hornung et Eugene Wiley Presbrey, traduction de Dario Niccodemi, au théâtre de Paris : Lord Amersteth 1923 : 100 millions qui tombent, comédie-vaudeville en 3 actes de Georges Feydeau au théâtre du Palais-Royal : Mittwoch 1924 : Quand je voudrai !, pièce en 3 actes d'Henri Géroule, Maurice Soulié et René Chavance au Théâtre des Nouveautés : Hamelin 1924 : On a trouvé une femme nue, pièce en 3 actes d'André Birabeau et Jean Guitton au théâtre des Nouveautés : Jean 1926 : Le Docteur Miracle, pièce en 3 actes et 5 tableaux de Francis de Croisset et de Robert de Flers au théâtre de la Madeleine : un académicien 1927 : La Livrée de M. le Comte, comédie en 3 actes de Francis de Croisset d'après la pièce de Melville Collins au théâtre de l'Avenue : Vidjian 1927 : La Poupée française, comédie en 3 actes et 5 tableaux de Valentine et André Jager-Schmidt au Théâtre Daunou : SoupeauxAu théâtre Daunou Comoedia, 13 mars 1927, p. 1-2, .