Pouilley-les-Vignes (prononcé ) est une commune française située dans le département du Doubs, en Franche-Comté, dans la région administrative Bourgogne-Franche-Comté. Membre de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole et distante de du centre-ville de Besançon, elle comptait nommés Appuliens et Appuliennes en .

Géographie vignette|center|300px|Situation de Pouilley-les-Vignes.

Situation La commune de Pouilley-les-Vignes est située en Franche-Comté, dans l'extrémité nord-ouest du département du Doubs, à à vol d'oiseau au sud du département de la Haute-Saône et à à l'est du département du Jura.

Les grandes villes les plus proches sont Besançon, préfecture du département, située à à vol d'oiseau en direction de l'est. et Dijon, préfecture de la région, située à kilomètres vers l'ouest.. Paris, la capitale se trouve à au nord-ouest.. La distance la plus courte par la route entre le centre du village et le centre-ville de Besançon (mairie) est de Distance calculée grâce à l'outil Calculer un itinéraire du portail Web www.geoportail.gouv.fr.. Elle fait partie du canton de Besançon-2, de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole et elle est intégrée dans l'aire d'attraction de Besançon.

Pouilley-les-Vignes est limitrophe de neuf autres communes :

Géologie et relief alt=Belvédère dominant la commune|vignette|Belvédère dominant la commune La commune a une altitude comprise entre 217 mètres et 362 mètres, l'altitude maximale étant enregistrée au lieu-dit Vaufresson, à la limite avec la commune de Pirey, et l'altitude minimale au débouché du ruisseau de La Lanterne sur la commune de Pelousey.

Hydrographie

Les cours d'eau qui arrosent la commune sont : La Lanterne. () qui prend sa source sur le territoire communal au Bois de Lavernoye et arrose le centre du bourg ; et le Bief d'Ormes. (), affluent de La Lanterne qui prend sa source sur la commune de Franois et coule à l'ouest de la commune avant de rejoindre La Lanterne à proximité du Bois de Barmont.

Environnement Les bois du Chanois (85 hectares sur le territoire communal), de Barmont à l'ouest (40 hectares), d''Aval au nord (40 hectares), aux Dames au sud (18 hectares) ainsi que la crête du Mont (45 hectares), sont les principaux massifs boisés de la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Besançon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme vignette|Vue générale.

Typologie Au , Pouilley-les-Vignes est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Pouilley-les-Vignes, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (31,2 %), forêts (28 %), prairies (20,5 %), zones urbanisées (14,4 %), terres arables (6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

La commune dispose d'un plan local d'urbanismePLU dont la dernière procédure a été approuvée le 28 juin 2019.

Logement Au recensement de 2019, la commune comptait 901 logements dont 857 étaient des résidences principales, 38 des logements vacants et 5 des résidences secondaires. Le nombre de logements situé dans des immeubles collectifs s'élève à 136 appartements, soit 15,1 % du total, et 733 maisons individuellesLOG T2 - Catégories et types de logements.. Sur les 856 résidences principales construites avant 2016 que compte la commune, 82 (9,5 %) ont été achevées avant 1946, 492 (57,5 %) entre 1946 et 1990 et 282 (32,9 %) de 1991 à 2015LOG T5 - Résidences principales en 2019 selon la période d'achèvement.. L'ancienneté d'emménagement dans la résidence principale montre que sur les 1982 habitants de la commune au recensement de 2019, 1167 ont emménagé depuis 10 ans ou plus, 298 depuis 5 à 9 ans et 517 depuis moins de 5 ansLOG T6 - Ancienneté d'emménagement dans la résidence principale en 2019.. Évolution du nombre de logements à Pouilley-les-VignesLOG T1 - Évolution du nombre de logements par catégorie en historique depuis 1968.19681975198219901999200820132019212310444568660756801901

Transports et voies de communication Pouilley est traversée par l'autoroute A36-La Comtoise.

Transports en commun La commune est desservie par les lignes , et du réseau de transport en commun Ginko.

Lignes SNCF Gare de Besançon Franche-Comté TGV.

Toponymie Villam Polliacum en 967 ; de Poliaco en 1160 ; Villa Pauliaci en 1226 ; Poilley en 1240 ; Poillei en 1300 ; Poilley-le-Grand en 1475 ; Poilley-les-Vignes en 1535..

Pouilley dérive, à priori, de pouille, nom d'une écritoire sur laquelle on notait autrefois les récoltes (de raisin dans le cas présent). La région italienne des Pouilles s'appelait l'Apulie dans l'antiquité ; depuis cette époque, ses habitants sont appelés les Apuliens ; une analogie a peut-être été faite entre les noms des habitants des Pouilles et ceux de Pouilley-les-Vignes. Les peupliers (polulus), qui couvraient autrefois les collines environnantes, auraient également pu donner leur nom au village. Une autre explication peut être donnée à partir de la racine romane "Puy" qui signifie montagne comme dans Puy-de-Dôme. On retrouve également cette racine dans les mots "Puech" en occitan et "Puig" en catalan. À cela s'ajouterait le diminutif "-lhet ou -illet" désignant ainsi de petites montagnes soit des collines ou des tertes. Le nom de famille Pouillet, parfois écrit Pouyet, est un nom issu de Franche-Comté. Son équivalent en français serait le nom de famille Dutertre. L'abondance du vignoble sur le territoire communal dès le a conduit à l'ajout, en 1535, du suffixe "les Vignes" derrière le nom de la commune.

Histoire Les vestiges d'une voie romaine sont visibles au lieu-dit La Perouse.

En 1258, la noblesse comtoise confédérée menée par Jean de Chalon, se soulève contre l’archevêché. Jean de Chalon s'empare des terres du Chapitre situées sur le Mont et entreprend la construction d'un château-fort. L'année suivante, Louis IX, désigne l’abbé de Cîteaux en vue d'une conciliation. Jean de Chalon reconnait ses torts et fait déconstruire le château dont il ne reste que quelques traces de fossés et une porte creusée dans le rocher dite « Porte d’Orange ».

Au , Pouilley possède le plus grand vignoble du canton d'Audeux avec plus de 170 ha. La vigne est encore la principale ressource des habitants au (153 ha en 1845). Après l'invasion du phylloxéra, il subsiste 125 ha de vigne en 1909 avant l'abandon progressif. Outre les arbres fruitiers, le maïs et la pomme de terre sont cultivés à partir du .

Les pierres calcaires issues des carrières locales ont notamment servi au à la construction de la halle aux grains de Besançon, des forts de Bregille et Chaudanne. Elles ne sont plus exploitées aujourd'hui.

vignette|Le puits à saumure de la saline de Pouilley.

La découverte d’un gisement de sel gemme à Miserey en 1867 entraîne la prospection et découverte d'autres bancs de sel et l'attribution de concessions, à Châtillon-le-Duc en 1875, à Pouilley-le-Vignes en 1889 et à Serre-les Sapins en 1898. C’est la compagnie des sels de Besançon qui obtint la concession de Pouilley par décret du . Quatre sondages sont réalisés, deux près de l'étang de Pouilley dont un seul est exploité (S2) et deux autres (S3 et S4) entre Pouilley et Serre dont le plus méridional se situe sur SerreUn étang artificiel sera créé à proximité afin de disposer de l'eau nécessaire à l'extraction du sel sous forme de saumure. Un bâtiment est construit sur l'emplacement même du sondage S2 qui utilise l'eau de l'étang tout proche.

Un saumoduc de 12 km est posé en 1889 afin d'envoyer la saumure des 3 forages à la saline de Montferrand-le-Château. Cette exploitation ne dure qu'un dizaine d'années, jusqu'à son arrêt définitif.

C'est en 1889-1893, que sont construits, sur le la crête du Mont, quatre ouvrages militaires, appartenant au système Séré de Rivières, et faisant partie de la place fortifiée de Besançon. On peut voir, encore aujourd’hui, les vestiges de réduits d'infanterie et batteries d’artillerie couplés avec des abris sous rocLes abris-sous-rocs 1 et 4 ont fait l'objet d'un entretien par la municipalité., en se rendant sur ce lieu où ont été aménagés un sentier botanique et un parcours de santé.

Politique et administration Découpage territorial

En plus de Grand Besançon Métropole, la commune est affiliée à 3 syndicats : SIVU (scolaire) de la Lanterne SIVOM du canton d'Audeux ; SIVOM des eaux du Val d'Ognon.

Administration municipale

Élections de 2026 Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 19. et 1 au conseil communautaire.