La direction nationale du renseignement territorial (DNRT) est un service de renseignement français placé sous l'autorité du directeur général de la police nationale (DGPN) au sein de la Police nationale.

Cette direction a été créée dans le cadre de la réorganisation de la Police nationale survenue en 2023 en remplacement du service central du renseignement territorial (SCRT), qui dépendait de la direction centrale de la Sécurité publique (DCSP).

La DNRT est l'un des quatre services de renseignement du ministère de l’Intérieur avec la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), la direction du renseignement de la préfecture de Police (DRPP) et la Sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO).

La DNRT est chargée d'assurer la recherche, la collecte, l'analyse et l'exploitation du renseignement relatif aux enjeux stratégiques ainsi qu’aux menaces et aux risques susceptibles d'affecter la vie de la Nation, hors du ressort de la préfecture de Police de Paris, en particulier ceux susceptibles d'entraîner des mouvements revendicatifs ou protestataires tels que les dérives sectaires, les phénomènes de repli communautaire et identitaire tels que les citoyens souverains, ainsi que la contestation politique violente ou encore la faillite d'une entreprise locale.

Elle appartient au « second cercle » de la communauté nationale du renseignement.

Histoire vignette|gauche|Logo du Service central du renseignement territorial (2014-2023).

La fusion de la majorité des effectifs de la direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) au sein de la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) en 2008 conduit à la création de la sous-direction de l'information générale (SDIG) au sein de la DCSP.

Toutefois, la SDIG peine à trouver sa place en raison de moyens réduits et d'objectifs peu clairs. L'affaire Merah, qui met en lumière le manque de coordination entre DCRI et SDIG, conduit le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à envisager une réorganisation du renseignement qui aboutit à la création de la DGSI et du SCRT en 2014« Le Service central de renseignement territorial : Des débuts rassurants et prometteurs », dans Activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l'année 2014, rapport 201, Jean-Jacques Urvoas et Jean-Pierre Raffarin au nom de la délégation parlementaire au renseignement, 18 décembre 2014.Décret du modifiant le décret du 27 juin 2008 modifié relatif à l'organisation déconcentrée de la direction centrale de la sécurité publique, JORF, 108, , texte 24, NOR INTC1408885D, sur Légifrance..

Le SCRT est devenu la DNRT, dans le cadre de la réorganisation de la Police nationale survenue en 2023Décret du relatif à l'organisation de l'administration centrale de la police nationale et modifiant diverses dispositions relatives à la police nationale, JORF, 150, , texte 19, NOR IOMC2315058D, sur Légifrance..

Missions La DNRT travaille, pour certaines de ses missions, en complémentarité avec des services partenaires de la communauté nationale du renseignement. La coordination avec l’ensemble des partenaires de la sécurité intérieure est recherchée, afin de pouvoir exploiter le renseignement du service et travailler dans un esprit de coopération.

La DNRT comprend dans ses structures des militaires de la Gendarmerie nationale, ce qui renforce la coopération entre le DGPN et la direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN).

Organisation

Effectifs Composé majoritairement de policiers, le service compte également des gendarmes. Le SCRT comptait en , contre la SDIG en fin d'année 2013. Il compte, en 2017, et gendarmes.

Lors de la naissance du SCRT en , 203 postes devaient être créés dans le cadre d'un plan quinquennal 2013-2018, avant que 500 nouveaux postes ne soient annoncés dans le cadre du plan de lutte antiterroriste, puis 130 autres dans le cadre du pacte de sécurité, après les attentats des mois de janvier et de .

devraient donc constituer le SCRT en fin d'année 2018, les dernières annonces du ministre de l'intérieur faisant précisément état de « » en , de « » en fin d'année 2016 et de « et gendarmes » en fin d'année 2017. Les dernières prévisions émises par la DCSP font quant à elles état de recrutements visant une cible de en fin d'année 2017.

À l'issue du plan de renfort quinquennal 2017-2022, le SCRT devrait compter près de et gendarmes.

Structure Au niveau central, le SCRT comporte 7 divisions : D1 : la Division des faits religieux et mouvances contestataires D2 : la Division de l'information économique et sociale D3 : la Division des dérives urbaines et du repli identitaire D4 : la Division de la documentation et de la veille technique D5 : la Division de l'outre-mer D6 : la Division des communautés et faits de société D7 : la Division nationale de la recherche et de l'appui (DNRA).

La DNRA est une branche pleinement opérationnelle du SCRT, chargée des surveillances discrètes dans les domaines sensibles comme l'antiterrorisme. Au niveau territorial, elle s'appuie sur 6 sections zonales de la recherche et de l'appui (SZRA) implantées à Lille, Metz, Lyon, Marseille, Bordeaux et Rennes. Les SZRA de Metz, Bordeaux et Marseille disposent en outre respectivement de groupes de recherche et d'appui implantés à Strasbourg, Toulouse et Nice.

Répartition sur le territoire national Selon le rapport 2020-2021 de la délégation parlementaire au renseignement, le SCRT dispose de 255 implantations territoriales réparties sur le territoire métropolitain et les départements et territoires d’outre-mer comme suit :

97 services « départementaux » (échelons zonal, régional ou départemental) 87 services du renseignement territorial (SRT – échelon infra-départemental) 63 antennes locales (ART) en zone gendarmerie 8 antennes aéroportuairesRapport public fait au nom de la délégation parlementaire au renseignement relatif à l’activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l’année 2020-2021, p. 77.

Chefs du service central Contrôleur Général Philippe Bertrand (mai - ) Inspecteur Général Jérôme Léonnet ( - ) Inspecteur Général Hugues Bricq ( - ) Inspectrice Générale Lucile Rolland (à compter du ) Inspecteur Général Bertrand Chamoulaud (à compter du )

Notes et références

Bibliographie

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Catégorie:Police nationale (France) Catégorie:Service de renseignement français Catégorie:Organisme fondé en 2014