vignette|Dot de Marie de Bourgogne, établit le 15 Mai 1414 par jean Bonnot Marie de Bourgogne, duchesse de Clèves (1394 – ) est le deuxième enfant de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière« Marie de Bourgogne » sur Genealogics.. Elle est une sœur ainée de Philippe le Bon. Née à Dijon, elle devient la deuxième femme d', comte de La Marck (), en 1406, mais elle demeure à la cour de son père, à cause de différends concernant la dot, jusqu'en . Cette dot fut établie et rédigée par le secrétaire du Duc, le vicomte Jean Bonnot le . Elle devient duchesse de Clèves à partir de 1417, date à laquelle le comté de Clèves est érigé en duché par l'empereur Sigismond.
Marie de Bourgogne et Alphonse de Clèves sont les grands-parents du roi et les arrière-grands-parents de , père d'Anne de Clèves, la quatrième reine consort de . Par leur fille Catherine, ils sont ancêtres de Marie Stuart (reine d'Écosse).
Le duc et la duchesse de Clèves résidaient au château de Wynendaele, dans la Province de Flandre-Occidentale. Elle meurt au Château de Monterberg, à Kalkar dans le duché de Clèves.
Descendance De cette union, sont issus: Marguerite ( – ) qui épouse d'abord le duc (1375-1435), puis en secondes noces en 1441 le comte (1413-1480). Catherine ( – ), mariée en 1430 avec Arnold d'Egmont, duc de Gueldre (1410-1473) ; mère de Marie d'Egmont, reine consort d'Écosse. ( - ), marié en 1455 avec Élisabeth de Bourgogne, comtesse de Nevers (1439-1483). Élisabeth ( - ), mariée avec de Schwarzburg-Blankenburg. Agnès ( - ), mariée en 1440 avec Charles (1421-1461), prince de Viane, héritier du trône de Navarre . Hélène ( - ), mariée avec Henri de Brunswick-Lunebourg (1411-1473). Adolphe ( - ), seigneur de Ravenstein et chevalier de la Toison d'Or (en 1456). Marie de Clèves ( - ), mariée en 1440 avec le duc Charles d'Orléans (1391-1464). Ils sont les parents du roi .
Rayonnement thumb|Pietà attribuée à Arnt van Tricht. À la mort d'Adolphe de Clèves en 1448, c'est son fils qui lui succède. Marie se retire au château de Monterberg, près de Kalkar. Au retour d'un voyage au Proche Orient en 1449, où il a visité le monastère bénédictin de Bologne, Jean décide avec sa mère de fonder un tel monastère à Kalkar« Dominikaner in Kalkar » sur kirchesite.de.. La création est engagée en 1453 et effective en 1457« Die Dominikaner in Kalkar » sur le site KLE-point.. Le monastère est occupé par une dizaine de moines. Les bâtiments abritaient de nombreuses œuvres d'art et une grande bibliothèque. Après la sécularisation en 1802, l'église et la plupart des bâtiments sont démolis, les œuvres d'art réparties dans les églises environnantes, notamment dans l’église Saint-Nicolas de Kalkar. Du monastère ne subsiste qu'une partie d'un mur.
La ville est à l'époque assez riche, portée par le développement de l'industrie du tissage de laine. Les bourgeois aisés et la présence de l'aristocratie en la personne de Marie attirent des artistes, sollicités pour la création artistique. L'église de Kalkar, achevée en 1450, et le monastère, sont l'objet de nombreuses décorations. La ville devient, jusqu'au début du , le centre d'une école de sculpture, l'école de Kalkar, comprenant notamment Heinrich Douvermann. Beaucoup d'œuvres d'art subsistent de cette période. Aussi des savants comme , conseiller des ducs de Clèves, humaniste, juriste, éducateur et agriculteur, séjournait alors de temps en temps à Kalkar. Cette époque florissante s'achève au milieu de , où, après la chute des activités de tissage, des épidémies de peste déciment la population.
Ascendance
Notes et références
Articles connexes Liste des comtes et ducs de Clèves
Liens externes
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