L'automotrice Z 58000 / Z 58500, également appelée RER NG (nom de projet, pour « RER nouvelle génération »), est un matériel roulant construit depuis 2019 par Alstom pour lequel la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) a passé trois appels d'offres en , et pour le compte d'Île-de-France Mobilités (anciennement STIF). Ce matériel est destiné à équiper dans un premier temps la (Eole), puis la . Le projet comporte la fourniture de , qui remplaceront les Z 20500 du et les Z 22500 ( Eole) du .

Histoire Projet Le RER NG est un matériel roulant, désigné par Alstom sous le nom de Adessia Max, destiné au RER E lors de son prolongement à l'ouest prévu pour 2027. ainsi que pour le renouvellement des circulant sur le RER D. Le RER NG devrait être équipé du système NExTEO pour l'exploitation du tronçon central du ().. ; ce document est une archive. et à terme, de certaines portions du ().

Ce matériel a fait l'objet d'un appel d'offres de la part de la SNCF pour le compte du STIF (devenu Île-de-France Mobilités), chargé du matériel roulant depuis la loi relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires (loi ORTF du ), qui a changé les rôles et les responsabilités dans la gestion du parc de matériel roulant des transports en Île-de-France.

Le matériel roulant est désormais financé par Île-de-France Mobilités pour le renouvellement du matériel roulant à hauteur de 50 %, et l'achat de matériel roulant dans le cadre de prolongements ou de nouvelles lignes à hauteur de 100 %.

Le , la SNCF étudie les caractéristiques techniques du futur matériel RER à deux niveaux dédié au (prolongement jusqu’à Mantes-la-Jolie en passant par La Défense et Poissy ainsi que l'éviction du matériel existant) et au (remplacement des et des ). Dans un premier temps, la dotation à cette dernière permet,par décalage, d'éliminer les séries anciennes , et de la ligne ..

Appel d'offres Un premier appel d'offres est lancé en , mais faute de réponses satisfaisantes, la SNCF lance un deuxième appel d'offres en , lui aussi sans suite.. En , un troisième appel d'offres est lancé. Alstom et Bombardier ont déposé une offre conjointe et l'espagnol CAF a également répondu à cet appel d'offres mais l'allemand Siemens, qui envisageait d'ouvrir une nouvelle usine en Île-de-France, a jeté l'éponge..

Le , le constructeur CAF est mis à l'écart au profit du consortium Alstom / Bombardier, pour cet appel d'offres. CAF ne pouvant soutenir, selon un audit commandé par SNCF et Île-de-France Mobilités, le rythme de production imposé et laisserait donc la place au consortium précité. Cette annonce intervient après la menace d'Alstom de fermer son site de Belfort. et donc une volonté de préserver les emplois des usines françaises de Valenciennes (site de Petite-Forêt et de Raismes, pour Alstom) et Crespin (Ateliers de construction du Nord de la France, pour Bombardier) où seront construites les rames..

Dans le premier appel d'offres déclaré sans suite, Siemens fait seul le choix de voitures de tête à un seul niveau tandis que CAF présente une version à deux niveaux et deux portes par face. Après le deuxième appel d'offres infructueux, Siemens annonce son retrait de la compétition. Au troisième appel, le consortium Alstom-Bombardier propose une architecture calquée sur la proposition initiale de Siemens avec des voitures d'extrémité à un seul niveau -L'article cite une possibilité de 10 bogies moteurs sur les rames 7 caisses, ils ne seront finalement que de 8 comme sur les 6 caisses-..

Le , la SNCF annonce les constructeurs retenus pour le ; il s'agit du consortium Alstom-Bombardier. Les voitures motrices sont fabriquées par Alstom et les voitures intermédiaires par Bombardier.. Le , la SNCF publie un communiqué et un dossier de presse sur le contenu du contrat ; ce document est une archive. ; ce document est une archive.. Le contrat, d'un montant de d'euros, porte sur la fourniture de . dont une tranche ferme de d'euros pour . qui seront affectées en priorité à la .. En , Île-de-France Mobilités évoque un marché d'un total de ., dont 135 pour le , 71 rames ayant été achetées lors de la commande ferme de .

Le , Alstom annonce la levée d'une première option pour la fourniture de 60 rames supplémentaire portant les commandes à 131 rames..

Le , une deuxième option pour la fourniture de 35 rames supplémentaire est levée portant les commandes à 166 rames.

Le , une troisième option pour la fourniture de 96 rames supplémentaire est levée portant les commandes à 262 rames.

Livraison vignette|La rame RER NG Z 58507/8 en cours d'acheminement chez Alstom dans le site de Petite-Forêt en . Les cinq premières rames d'essai doivent être produites au cours de l'année 2019. vignette|La rame Z 58507/8 en essais à Montmélian en Savoie en . Les premières rames devaient d'abord circuler sur la branche sud de Combs-la-Ville de la jusqu'à la gare souterraine de la gare de Lyon mais des travaux d'adaptation de la hauteur des quais de la gare de Châtelet - Les Halles étant nécessaires, la circulation des rames vers le nord de la ligne devait avoir lieu ultérieurement. Les prochaines rames seront par la suite engagées sur le prolongement ouest du .Opération indolore puisque la différence entre les deux types de rames réside dans l'adjonction d'une remorque intercalaire dans celles de la ligne D..

En , des retards potentiels de livraisons sont évoqués par Île-de-France Mobilités.

Île-de-France Mobilités prévoit de publier régulièrement des informations sur l'avancée du projet notamment via son site internet..

À la fin du mois de , malgré un probable retard de fabrication, la livraison de la première rame de de et est accueillie au centre d'essais à Tronville-en-Barrois (Meuse), Wildenrath (Allemagne) et Velim (République tchèque) avant la mise en service des premiers exemplaires du sur le et le en 2021..

Mi-, la SNCF annonce suspendre la mise en circulation des , faute de financement pour la formation des conducteurs et la rénovation des ateliers de Villeneuve-Saint-Georges () et de Noisy-le-Sec () ; cette mesure a pour origine l'interruption des versements de la part d'Île-de-France Mobilités, provoquée par l'absence d'aide financière de l'État..

Le , SNCF Transilien détaille les étapes de la procédure de test longue de deux ans sur le RER NG avant mise en service..

En , SNCF Voyageurs annonce que la mise en circulation des premières rames n'aura pas lieu avant mi-2023. Valérie Pécresse, présidente d'Île-de-France Mobilités, dénonce un de la part d'Alstom, le constructeur des rames.. Ce retard prendrait origine sur l'intégration des différents systèmes de signalisation ferroviaires comme le KVB ou NExTEO.. Deux mois plus tard, Alstom annonce une mise en service commercial des premières rames en ..

D'une durée conséquente, la mise en circulation décalée des rames aurait plusieurs impacts sur le renouvellement de parc des et E mais également sur d'autres lignes et branches qui bénéficieraient d'une mutation de matériels. Cela concerne le RER C qui devra hériter des renouvelées du pour remplacer ses rames Z 5600 et Z 8800..

Le , Île-de-France Mobilités annonce une mise en service des trains à la rentrée 2023 sur la .. Les rames de la seraient quant à elles mises en service en 2024..

Les essais des rames débutent en sur le et en .. La mise en service étant programmée en sur le et au deuxième trimestre 2024 sur le ..

En , les rames Z 58000 sont homologuées par l'établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF)..

Le , en raison d'un taux de panne élevée enregistrés, SNCF Voyageurs suspend les livraisons du matériel auprès d'Alstom. Elles reprennent le , après résolution notamment d'un problème de graisse affectant l'adhérence des roues des trains.

Mise en service La mise en service des premières rames de ce matériel sur le () est intervenue le . en fin de matinée avec une mission COHI (Haussmann - Saint-Lazare – Chelles - Gournay). Ces rames sont, dans un premier temps, utilisées sur cet axe et uniquement aux heures creuses. Au fur et à mesure de la fiabilisation des rames, elles sont progressivement utilisées aux heures de pointe et déployées sur les axes Villiers-sur-Marne et Tournan. Jusqu'à fin 2026, elles seront progressivement généralisées à l'ensemble du RER E et de son prolongement vers la gare de Mantes-la-Jolie. vignette|Ancienne rame du RER D aux côtés de la nouvelle rame RER NG en gare d'Orry-la-Ville. La mise en service des premières rames de ce matériel sur le () est intervenue quant à elle le en pleine matinée sur une mission ROPO (Creil – Corbeil-Essonnes via Évry-Courcouronnes). Ces rames sont, dans un premier temps, utilisées uniquement sur cet axe et aux heures creuses, à raison de deux allers-retours par jour en semaine. Au fur et à mesure de la fiabilisation des rames, elles sont progressivement utilisées aux heures de pointe et déployées depuis le sur l'axe de Melun. Le RER NG équipera l'ensemble de la ligne vers ..

Services assurés En , les rames RER NG circulent sur les sections de ligne indiquées dans le tableau ci-après.

Creil ↔ Corbeil-EssonnesOrry-la-Ville - Coye ↔ Corbeil-EssonnesVilliers-le-Bel - Gonesse - Arnouville ↔ Corbeil-EssonnesGoussainville ↔ MelunNanterre - La Folie ↔ Chelles - GournayNanterre - La Folie ↔ Villiers-sur-Marne - Le Plessis-TréviseNanterre - La Folie ↔ TournanNanterre - La Folie ↔ Magenta Sur la ligne D, ils commencent par desservir l'axe Corbeil-Essonnes - Villiiers-le-Bel-Gonnesse-Arnouville / Orry-la-Ville-Coye-la-Forêt / Creil. Ce n'est qu'à partir du qu'on peut l'apercevoir sur la branche de Melun, assurant des services Goussainville - Melun.

Caractéristiques vignette|Rame Z 58507/8 en gare d'Albertville lors de la campagne d'essais du RER NG dans la vallée de la Tarentaise au printemps 2022.

Le , le design et les caractéristiques de ce matériel roulant sont dévoilés par Île-de-France Mobilités..

Les rames auront deux configurations : soit Z 58000 à six voitures (quatre motrices dont deux à un niveau et deux à deux niveaux encadrant deux remorques), numérotées : Z1-1, Z2-1, Z3-1, Z3-2, Z2-2, Z1-2, pour les rames de la , soit une longueur de ; soit Z 58500 à sept voitures (quatre motrices dont deux à un niveau et deux à deux niveaux encadrant trois remorques), numérotées : Z1-1, Z2-1, Z3-1, Z4, Z3-2, Z2-2, Z1-2 pour les rames de la , soit une longueur de . Les voitures Z1-1, Z1-2, Z2-1 et Z2-2 sont motrices et disposent des huit bogies moteurs.

Freinage électropneumatique : Comme sur toutes les nouvelles rames automotrices, il n'y a plus de conduite générale pneumatique mais une conduite blanche (inopérante en service normal) afin de réaliser, en acheminement non autonome, la continuité avec des véhicules à freinage à commande pneumatique (vu sur la base d'essais de Gagny avec BB bicourant et fourgons Dd4s en tête et queue), la commande de freinage se faisant en électrique.

Entre les deux motrices d'extrémité longues de comprenant deux portes (l'une de d'ouverture et l'autre de ), la rame sur le comprendra quatre voitures centrales à deux niveaux, avec deux portes par face pour une longueur totale de . La version du RER D, longue de , comprendra une voiture à deux niveaux supplémentaire.

L'architecture des rames RER NG ne fait pas appel à la rame articulée, mais à une architecture conventionnelle, chaque voiture reposant sur deux bogies.

La hauteur des plateformes d'accès aux voitures par rapport au plan de roulement est de pour les voitures d'extrémité et de ramenés à , grâce à des marches mobiles, pour les voitures intermédiaires. Les portes situées juste derrière les cabines de conduite des motrices sont équipées de comble-lacunes pour l'accès des personnes à mobilité réduite.

Toutes les rames sont climatisées.

Les capacités annoncées sont de : RER E : assises (soit 49 de moins que les ()) pour une capacité totale de ; RER D : assises (soit 206 de moins que les à cinq caisses) pour une capacité totale de .